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Vers une dictature médiatico-systémique en France ?

Vers une dictature médiatico-systémique en France ?

par | 7 novembre 2026 | Politique, Société

Vers une dictature médiatico-systémique en France ?

À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, les tensions politiques et médiatiques s’accumulent. Entre offensive contre le Rassemblement national, pressions sur CNews et controverses autour de Sonia Mabrouk, Pierre Boisguilbert dénonce un système médiatico-politique qui semble prêt à tout pour préserver son pouvoir. Le chroniqueur de Polémia s’interroge sur les menaces qui pèsent sur le pluralisme et, plus largement, sur l’avenir même de la démocratie française.
Polémia

Un système médiatico-politique mobilisé contre le RN

Y aura-t-il des élections présidentielles ? Le système n’entend pas lâcher le pouvoir. Il assume ce pouvoir au nom de l’idéologie mondialiste. Ce qui le menace vraiment, c’est un renversement, démocratique ou non, par une ultra-gauche de plus en plus soviétoïde. Mais il n’a qu’une obsession : le RN et Marine Le Pen. Il les combat avec les médias audiovisuels, à l’exception de CNews et d’Europe 1, et avec une structure étatique — Conseil constitutionnel et Conseil d’État — au service d’un État de droit idéologisé. L’interdiction du colloque sur la remigration apporte la preuve éclatante d’une dérive qui s’accélère.

Sonia Mabrouk, BFM et la chape de plomb médiatique

Dans les médias, la chape de plomb s’est également abattue sur BFM. Arroseur arrosé. La chaîne a commis une erreur, et Sonia Mabrouk aussi. Pour l’audience, elle a voulu droitiser une partie de l’antenne, et Sonia a cru se refaire une virginité en se séparant de la chaîne Bolloré. Tout ça, c’est comme la dédiabolisation : au final, ça ne sert à rien. Sonia Mabrouk a greffé une émission de type CNews, avec des invités similaires, sur une chaîne du système. La greffe est bien sûr rejetée par le receveur, qui, en plus, ne l’avait pas demandée. BFM fait tout pour s’aligner. On lui reproche d’avoir trop montré la réalité de la convergence des émeutiers et des pillards issus de l’ultra-gauche et des banlieues. Depuis, les manifestations sont bon enfant et festives, et l’on ignore le lycée qui brûle au loin. Ceux qui veulent la peau de Mabrouk veulent également la fermeture de CNews. Y arriveront-ils ? Sans doute pas. Mais, par un boycott, ils peuvent mettre la chaîne en difficulté au regard des temps de parole, notamment à l’approche de la présidentielle. Le traitement réservé par Quotidien à Jérôme Fourquet, impeccable analyste, montre lui aussi qu’il existe un tribunal journalistique gauchiste qui se croit tout permis, car il ne risque rien.

La démocratie française à l’épreuve de la présidentielle

Cette soumission médiatique ultra-majoritaire favorise le système, qui craint, en réaction aux images, un vote massivement lepéniste, mais surtout l’ultra-gauche, qui se voit médiatiquement inattaquable. Cela dédiabolise surtout Mélenchon, augmentant ses chances d’arriver au second tour, et peut-être même de le gagner dans une crise systémique d’antifascisme fantasmé. Mais il s’en moque, car, s’il perd dans les urnes, il compte bien gagner dans la rue. On assiste en ce moment à une répétition générale de la sédition anti-RN programmée.

Si, le 1er mai, des mairies brûlent, où ira-t-on voter le lendemain ? Le vote démocratique est menacé et, s’il a lieu, son résultat sera contesté, comme en Roumanie, par exemple. Le système, s’appuyant sur les médias, préfère tout sauf le RN, alors que Marine, ce serait Meloni en moins bien, et certainement pas Orbán. Il fait le jeu de ceux qui veulent non pas le modifier, mais le détruire.

Jupiter rend aveugles ceux qui ne veulent pas voir et fous ceux qu’il veut perdre. On parle du vrai Jupiter, et pas de celui en papier, bientôt chassé de l’Olympe. Et toujours, on revient à la parole de l’Ecclésiaste : « Malheur à la ville dont le prince est un enfant », reprise par Le Point avec une excellente analyse de Catherine Nay. Mais le peuple a voté deux fois pour l’enfant contre la femme. Ça interroge.

La démocratie, disait Churchill, est le pire des régimes, à l’exclusion de tous les autres… Cela reste-t-il incontestable ? Et serons-nous, dans quelques mois, encore en démocratie ? Le sommes-nous encore ?

Pierre Boisguilbert
07/11/2026

Pierre Boisguilbert

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