Accueil | Politique | Voile islamique : rendre des libertés aux Français

Voile islamique : rendre des libertés aux Français

Voile islamique : rendre des libertés aux Français

par | 4 septembre 2026 | Politique, Société

Voile islamique : rendre des libertés aux Français

En relançant son projet d’interdiction du voile dans l’espace public, le Rassemblement national a rouvert un débat décisif pour la droite : comment défendre l’identité française sans accroître encore les pouvoirs de l’État ? Jean-Yves Le Gallou défend une autre priorité : rendre des libertés aux citoyens et contester le pouvoir des juges. De l’abrogation de la loi Pleven à la critique du Conseil constitutionnel, il invite le RN à dépasser les annonces pour engager un combat politique sur le terrain des libertés et de la souveraineté.
Polémia

Une présence de plus en plus visible

Dans les rues, aux caisses des supermarchés, dans les entreprises ou lors des sorties scolaires, le voile islamique est de plus en plus visible. Les minorités ne sont pas seulement visibles : certains de leurs membres se rendent de plus en plus souvent agressivement visibles. Comme une affirmation de préférence civilisationnelle et d’occupation territoriale.

À cela, trois causes :

  • Les politiques d’immigration inconséquentes de l’« extrême centre » et le dynamisme démographique de nombreuses minorités (« nous vous vaincrons par le ventre de nos femmes »).
  • La stratégie des Frères musulmans, mais, au-delà, la volonté d’affirmation et de séparatisme de beaucoup de leaders d’opinion des communautés musulmanes, ainsi que le soutien reçu de certains États (Turquie, Algérie).
  • Enfin, la stratégie de culpabilisation des Européens, qui n’ont le droit ni de discriminer les femmes voilées ni de manifester leur hostilité, ni même leurs réserves, face à cette démarche conquérante.

Interdire le voile ou rendre des libertés ?

Face à cela, certains font valoir la difficulté qu’il y aurait à appliquer la mesure d’interdiction générale du voile dans l’espace public promue par le Rassemblement national. C’est possible, mais, à défaut d’une interdiction générale, on pourrait rétablir le libre choix des citoyens, aujourd’hui entravé par les législations et les dispositifs antidiscriminatoires : au nom de quoi un employeur devrait-il être tenu d’embaucher une femme voilée ? Au nom de quoi un client de supermarché peut-il se voir imposer une caissière voilée ?

Les arguments s’opposant à l’interdiction du voile islamique dans l’espace public au nom de la praticabilité et des libertés sont recevables, mais à deux conditions :

  • Reconnaître que les politiques d’assimilation sont en échec.
  • Rendre des libertés aux Français : celle de demander à des femmes voilées si elles ne seraient pas mieux dans leur pays d’origine sans risquer d’être poursuivis pour « islamophobie » ; celle de refuser de les employer sans risquer d’être poursuivis pour « discrimination ».

Bref, il est urgent d’abroger la loi Pleven et de rendre des libertés à la société civile.

Le corps social français est majoritairement et profondément hostile au voile islamique dans l’espace public. Mais la solution pour en entraver le port, ce n’est pas plus d’État, c’est plus de libertés pour les citoyens. Explications.

Un citoyen qui conseille à une femme voilée d’exprimer sa préférence civilisationnelle dans son pays d’origine s’expose à des représailles et à des poursuites judiciaires pour « islamophobie ».

Un employeur qui refuse de recruter une collaboratrice, une caissière ou une assistante aux personnes en raison de son port du voile s’expose à des poursuites judiciaires pour « discrimination ».

Un maire qui interdit le burkini risque aussi de voir son arrêté annulé par le juge administratif.

Le JUGEXIT et la question constitutionnelle

La solution, c’est le JUGEXIT. Comment ? En rendant aux Français la liberté d’exprimer leurs opinions et leurs émotions, en abrogeant l’article 24 de la loi sur la presse qui criminalise le libre choix et la libre expression (loi Pleven).

Plutôt qu’une loi nouvelle sur le voile, il vaudrait mieux rendre aux entreprises la liberté de ne pas embaucher de femmes voilées et permettre aux Français de faire part librement de leur désapprobation de ces pratiques étrangères. Cela suppose simplement l’abrogation de la loi Pleven. Plus simple, plus performant.

En voulant poursuivre devant les tribunaux les partisans de l’interdiction du voile islamique dans l’espace public, la LDH souligne involontairement la nécessité d’abroger la loi Pleven, qui pollue la loi sur la liberté de la presse. JUGEXIT.

Quant à la sacralisation de la Constitution, elle n’a aucun sens : la Constitution actuelle, avec le « bloc de constitutionnalité » issu du coup d’État des juges constitutionnels en 1971, n’a plus rien à voir avec la Constitution de 1958/1962 du général de Gaulle.

En s’arrogeant le contrôle du contenu des lois en 1971, puis en ne cessant d’accroître son pouvoir, le Conseil constitutionnel ne cesse de violer la Constitution voulue par le général de Gaulle.

De Gaulle n’a pas respecté la Constitution de la IIIe République en 1940. Il n’a pas respecté la Constitution de la IVe République, qu’il a remplacée en 1958. Il n’a pas davantage respecté la lettre de la Constitution de 1958 en 1962. La légitimité à la place d’une légalité procédurale.

Une traduction politique et parlementaire

Rendre des libertés aux Français devrait être la première priorité d’un retour à l’identité, tout simplement en abrogeant la loi Pleven. Le RN et l’UDR seraient bien inspirés de le proposer sous forme d’amendements lorsque viendra en débat le funeste projet de loi Bergé, qui se veut une nouvelle avancée des dispositifs liberticides. Il suffit pour cela d’un peu d’intelligence et de courage, la vertu des temps difficiles.

En attendant, bien sûr, la nécessaire remigration, en particulier de ceux des étrangers qui veulent nous imposer leurs mœurs.

Il faut assumer et militer pour l’abrogation de l’article 24 de la loi sur la presse (loi Pleven). Rétablissons la liberté d’expression ! Et, bien sûr, il faut combattre avec la dernière énergie le projet de loi Bergé.

Jean-Yves Le Gallou
04/09/2026

Jean-Yves Le Gallou

Agenda

Rendez-vous le samedi 31 octobre à Paris

Remigration

Cet article vous a plu ?

Nouveau dossier

Les 200 familles qui gouvernent la France

200 familles
Une version interactive est disponible en ligne, en accès libre.
Ce dossier est également disponible en PDF en contrepartie d’un don (10 € ou plus), et en version papier à partir de 100 €.

Je fais un don

Soutenez Polémia, faites un don ! Chaque don vous ouvre le droit à une déduction fiscale de 66% du montant de votre don, profitez-en !
Je fais un don