Après un livre traitant d’un thème occulté, Le racisme antiblanc — L’enquête interdite, François Bousquet, directeur de la rédaction d’Éléments et essayiste, publie un ouvrage qui brosse le tableau d’une jeune génération sacrifiée : « Sale Blanc » — Le racisme qu’on ne veut pas voir (La Nouvelle Librairie éditions, 300 pages, 22,90 euros). « J’ai écrit ces deux recueils pour rendre justice à mes témoins. Mon objectif premier — et dernier — est là », précise l’auteur.
Johan Hardoy
La stratégie du coucou
« Il n’y a pas de coexistence heureuse avec le coucou. » Cet oiseau ne construit pas de nid, mais dépose son œuf dans celui d’un autre oiseau pour que celui-ci le couve à sa place puis nourrisse sa progéniture, qui finira par expulser les petits oisillons légitimes. Les parents nourriciers élèvent ainsi l’intrus au détriment de leur descendance. Si d’aventure l’hôte se défend en rejetant l’œuf, le coucou revient pour détruire le nid et anéantir la couvée.
François Bousquet voit dans cette « stratégie du coucou » une métaphore « cruellement parlante du racisme antiblanc et de l’immigration de peuplement que nous subissons ». Sous couvert de charité, « l’enfant blanc devient l’œuf que l’on peut pousser hors du nid sans risque. Et l’institution — école, encadrement, discours officiel — joue le rôle des parents nourriciers dévoyés ».
Il ne s’agit pas d’animaliser nos sociétés mais de « rappeler que les logiques de domination sociale obéissent à des lois d’airain : occupation de l’espace, élimination des concurrents faibles, appropriation des ressources, neutralisation des résistances par la mauvaise conscience ».
Des jeunes Blancs honteux d’eux-mêmes
« La honte d’être français », c’est ce que racontent les témoins interrogés. Faute de solidarité protectrice, tous se sont, au moins temporairement, « bricolés des ascendances de rechange » pour survivre en tant que minoritaires.
« Dans le meilleur des cas, la famille française agressée est nucléaire. Que peut-elle faire contre des tribus — frères, sœurs, trois femmes d’un mari, cousins, amis des amis — capables de lever rapidement quinze à vingt personnes ? »
Dans ces univers adolescents, « la culture cède le pas à la “race” », devenue « le dénominateur — et le détonateur — commun de ces différences culturelles ».
« C’est le legs du multiculturalisme : vouloir abolir les frontières, dont les frontières ethniques, et réinventer la guerre des tribus. »
Confrontés très jeunes aux harcèlements et à la violence, certains adoptent une « dhimmitude consentie », qualifiée par l’auteur de « syndrome de Stockholmisation » : « On calque sa vision et son comportement sur la vision et le comportement du dominant. »
D’autres refusent « un destin à la Franck Ribéry » — « finir avec un tapis de prière tourné vers La Mecque » — et deviennent des « angry white men ».
Entre-temps, des enseignants sont restés passifs mais leur ont fait la morale. Marc, qui a grandi dans le « Nord rouge », s’en indigne vivement : « Mais qui subissait le racisme ? Nous. Ce qui me blessait le plus, c’était l’absence totale d’empathie. Pourquoi personne ne nous défendait ? »
« Plusieurs affaires ont fini au tribunal, mais déjà à l’époque, les juges rouges, exclusivement féminins, sévissaient. Les allogènes étaient sans cesse disculpés ou, pire, sauvés par la prescription, conséquence de l’extrême lenteur de la justice », déclare de son côté Jean-Emmanuel.
Le ressentiment, « passion triste des sociétés multiculturelles »
« La question qui demeure en suspens et qui traverse ce livre comme un fil rouge est celle de l’origine de cette violence antifrançaise et antiblanche ».
L’auteur, qui se réfère à Nietzsche et à Dostoïevski, voit dans cette dernière l’expression d’un ressentiment d’où découlent rancune et hostilité à l’égard de ce qui est considéré comme la cause d’une frustration.
Selon le théologien protestant Reinhold Niebuhr, le ressentiment flatte l’ego blessé, fournit un ennemi à bon compte et dispense de l’effort de lucidité.
« Loin d’être cette chance providentielle promise à la France et à l’Europe, l’immigration apparaît bien plutôt comme une maldonne, non seulement pour nous, mais aussi pour les immigrés, peut-être moins pour les primo-arrivants eux-mêmes que pour leurs enfants et plus encore leurs petits-enfants. […] Tout bien pesé, l’immigration est vouée à produire à la chaîne des âmes rongées par le ressentiment. »
Le rapport aux femmes
François Bousquet observe, chez les jeunes Identitaires, que « s’il existe chez certains d’entre eux une fixation sur la biologie, qui est le propre des sociétés multiculturelles, où l’identité se réduit à des marqueurs de peau, c’est que, depuis leur plus jeune âge, ils ont été renvoyés à la biologie à travers les insultes antiblanches qu’on leur jetait au visage. C’est ce à quoi leur expérience de minoritaires, à l’école et dans la rue, les avait exposés. Tous avaient du caractère et une personnalité suffisamment solide pour ne pas céder aux facilités de l’assimilation à l’envers. Des self-made men et plus encore des self-made women. C’est d’elles dont je veux parler ».
Alice Cordier est la présidente du Collectif Némésis qui se réclame de la « génération Cologne », en référence aux viols et agressions sexuelles de masse commis dans cette ville le 31 décembre 2015 par des bandes d’individus décrits comme « nords-africains » et « fortement alcoolisés », suivis du silence « politiquement correct » des autorités allemandes. La jeune femme confie à l’auteur : « Un jour, ma sœur — elle avait douze ans — est rentrée de l’école en larmes : un homme issu de l’immigration s’était frotté à elle dans le tram. […] Il y a vraiment une colère qui est née dans mon ventre à ce moment-là. Elle ne s’est jamais éteinte. C’est elle qui a donné lieu, je pense, à la création de Némésis des années plus tard. »
De tels événements sont inévitables, nous dit François Bousquet, d’autant plus « que l’immigration extra-européenne est très majoritairement masculine » : « Dans leurs pays d’origine, ces hommes n’ont guère connu le mélange des sexes ; leur socialisation s’est faite dans la honte du désir et la suspicion du féminin. La femme occidentale leur apparaissait à la fois comme un être fascinant et insultant, élevé dans la liberté du corps et de la parole. Une fois ici, cette tentation s’est mécaniquement traduite par des comportements d’appropriation. […] L’erreur tragique de l’Europe, c’est de croire que ces deux anthropologies peuvent coexister sans conflit. »
Son livre recueille ainsi de nombreux témoignages poignants dont l’un des moins affligeants est celui d’Aline, embauchée dans une boutique de bijoux fantaisie de Cergy-Pontoise. Le premier jour, lorsque la gérante d’origine algérienne la reçoit, celle-ci s’écrit : « J’avais dit pas de Blanche ! », avant de préciser « Ce n’est pas contre toi, c’est juste que quand nos vendeuses sont blanches, on subit plus de vols. Personne ne vous respecte. » De fait, cette remarque est malheureusement justifiée car les vols « explosent » durant sa semaine de travail…
Les Asiatiques aussi !
Loreine, qui se définit comme une « Asiatique de droite » sur son compte X, dénonce un racisme provenant de membres des communautés maghrébines et noires, malgré l’absence de passif colonial pouvant servir de prétexte à cette animosité…
Elle précise que « les Asiatiques ont démontré qu’ils ne représentaient aucun danger pour la population d’accueil. Dès lors, les Occidentaux ont baissé la garde. Qu’il y ait des préjugés, une forme de rejet au départ, c’est inévitable. Alors on fait le dos rond, on se fait discret, on n’impose rien, on ne casse pas les pieds ».
« À Rome, comporte-toi comme un Romain », répète-t-elle. En conséquence, elle se fait régulièrement traiter de « serpillière » par les gauchistes : « Pour une Française d’origine coréenne, respecter le peuple français qui a accueilli ma famille depuis des générations, sa culture, ses traditions et son identité majoritairement blanche, équivaut [selon eux] à m’abaisser et à me soumettre. »
***
Ces derniers jours, François Bousquet a fait l’objet d’une campagne de dénigrement médiatique après qu’il ait présenté son livre sur CNews.
À cette occasion, il a notamment déclaré : « Je vais aux Inrockuptibles dans l’immeuble de Matthieu Pigasse, dans le XVIIIᵉ arrondissement, c’est un immeuble énorme où il n’y a que des Blancs. Mais quand vous allez là-bas, il faut descendre à Clignancourt, et Clignancourt c’est sidérant, vous marchez 500 mètres, il n’y a pas un Blanc. »
L’auteur illustrait ainsi ce qu’il dénonce dans son essai, à savoir « le bobolchevisme : l’amour du peuple mais vu depuis un mirador climatisé ».
Dans l’émission d’infodivertissement Quotidien, Matthieu Pigasse, présenté comme « un banquier de gauche qui mène une bataille culturelle contre l’extrême droite », a répondu par un mépris ironique à cette critique, sans argumenter sur le fond. Le présentateur a quant à lui estimé que « beaucoup de téléspectateurs avaient été choqués d’entendre ça », tout en mettant l’accent sur le « passé sulfureux » de François Bousquet. En 2018, une collaboratrice de cette émission, qui s’était rendue dans sa librairie (désormais fermée), avait ainsi découvert que celle-ci proposait au public des ouvrages de Dominique Venner, Marc Augier alias Saint-Loup, François Duprat et Henry Coston.
Sur X, François Bousquet, qui a déploré l’impossibilité de faire valoir son droit de réponse, a écrit : « Ils vous traitent de “racistes”, mais, en attendant, jamais de menteurs. »
Johan Hardoy
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