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Le véritable enjeu de 2027 : rendre du pouvoir au Pouvoir

Le véritable enjeu de 2027 : rendre du pouvoir au Pouvoir

par | 5 juin 2026 | Politique, Société

Le véritable enjeu de 2027 : rendre du pouvoir au Pouvoir

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Selon toute vraisemblance, il y aura des élections présidentielles en France en 2027. Du moins si Emmanuel Macron échoue dans son projet fou de devenir le Zelensky français : c’est-à-dire de se maintenir en fonction grâce à la guerre et à des lois d’exception. Quel sera le véritable enjeu de cette élection présidentielle ? Non pas de choisir, comme d’habitude, le moins mauvais candidat, qui s’empressera, une fois élu, de faire tout le contraire de ce qu’il a promis. Non, l’enjeu majeur portera sur le rétablissement de la souveraineté du politique, c’est-à-dire de la souveraineté du peuple français : rendre du pouvoir au Pouvoir pour qu’il serve enfin le bien commun. En d’autres termes, il faudra renverser la table pour rétablir la démocratie. Mais qui est prêt à le faire ?
Michel Geoffroy

Ce qui importe ne se décide plus en France

Une image trompeuse se projette sur les murs de la caverne politico-médiatique dans laquelle l’oligarchie nous enferme.

Elle nous fait croire que le président préside, que les parlementaires votent les lois et que le gouvernement « détermine et conduit la politique de la nation », comme le dit l’article 20 de notre Constitution. Pendant que les juges administrent la justice.

Mais tout cela n’est qu’artifice, communication et spectacle.

Car, après quarante ans de socialisme, de transferts de compétences au profit de l’Union européenne et de gouvernement des juges, nos institutions tournent à vide et les politiques ont perdu toute initiative. Du moins vis-à-vis de ce qui importe vraiment.

Les décideurs ne résident plus dans les palais nationaux. Les vraies questions ne se traitent plus en France, mais avant tout à Bruxelles, à Francfort, à Berlin et à Washington. Dans les conseils d’administration des grandes entreprises mondialisées, des GAFAM et des fonds de pension, ainsi que dans les cours de justice.

Les politiques, acteurs d’un film muet

La défense ? Elle se décide à l’OTAN. Et Emmanuel Macron essaie au surplus d’« européaniser » notre dissuasion nucléaire.

La diplomatie ? L’Union européenne nous l’impose et envisage de toute façon de supprimer le droit de veto des États en la matière.

La monnaie ? Elle est de la compétence de la BCE.

Les accords commerciaux ? De la compétence de la Commission européenne.

Les budgets et les réformes ? Ils sont fixés par les grandes orientations de politique économique validées par la Commission européenne.

L’économie ? Elle est dérégulée.

La santé ? Depuis le Covid, la Commission européenne a pris la main.

L’immigration ? Ce sont les juges qui décident à la place des législateurs.

Dans un tel contexte, nos politiques nationaux ne sont plus que des acteurs d’un film muet : ils s’agitent pour nous faire croire qu’ils gouvernent encore, alors qu’en réalité ils ne s’occupent plus que de l’accessoire et certainement pas du bien commun. Une notion que, de toute façon, l’idéologie libérale-libertaire a réduite à rien.

Mais, pour enquiquiner les Français, comme disait Georges Pompidou, ils sont encore là !

Des commentateurs impuissants mais complices

Nos politiques s’occupent par exemple des questions aussi fondamentales que l’entrée au Panthéon de tel ou tel personnage, de l’hydratation des personnes âgées quand il fait chaud, des droits des « trans » ou du retour des chenilles processionnaires.

Pour tout le reste, c’est-à-dire pour tout ce qui importe vraiment aux Français — chômage, pauvreté, insécurité, immigration notamment —, ils en sont réduits à adopter la posture du commentateur impuissant, comme on l’a vu avec les palinodies entourant l’adoption par la Commission européenne de traités de libre-échange contraires à nos intérêts : ils déplorent parfois, ils communiquent toujours, mais ils n’en peuvent mais.

Le seul pouvoir réel que leur délègue l’oligarchie consiste à faire respecter, tels les anciens satrapes de l’Empire perse, l’ordre européiste en France : en clair, de taper sur les Français qui auraient le mauvais goût de se révolter, car, comme disait un ancien président de la Commission européenne, « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » (1). On a vu avec les Gilets jaunes que nos politiques exerçaient cette fonction répressive avec zèle, avec l’entier soutien de toutes les institutions, notamment judiciaires.

Impuissants mais complices.

L’enjeu de 2027 : rétablir la démocratie

C’est peu dire que notre démocratie — entendue comme le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple — se délite, comme notre Constitution d’ailleurs. Ce qui renvoie au glissement de l’Union européenne non pas dans le fédéralisme, mais dans un néo-totalitarisme de plus en plus visible : un système hypercentralisé où les décisions incombent à une caste lointaine et non élue, pendant que les peuples n’ont prise sur rien et que l’on pourchasse les dissidents.

Les votes à l’Assemblée nationale en disent long : même sur des questions a priori importantes, on constate que seule une minorité de députés vote vraiment (2), les autres ayant manifestement mieux à faire. À quoi sert en effet le Parlement si les vraies décisions se prennent ailleurs et si des juges non élus peuvent ensuite censurer les lois ? Et, finalement, à quoi sert de voter pour de tels « représentants » ?

En d’autres termes, le pouvoir en France n’est plus à prendre : il faut le recréer, le refonder, le rétablir, le reconquérir. C’est le seul enjeu qui vaille en 2027.

Car il ne servira à rien d’élire tel ou tel candidat — jeune premier ou vieux politicien roublard — si l’on ne remet pas en cause le processus ayant conduit à la déconstruction méthodique de notre souveraineté et donc de notre liberté d’action.

Donc, si l’on n’a pas le courage de renverser la table à la fois dans notre pays et au sein de l’Union européenne.

Mais qui relèvera ce défi ?

Michel Geoffroy
05/06/2026

(1) Jean-Claude Juncker
(2) Ainsi, par exemple, lors du vote le 18 mai 2026 du projet de loi d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, seuls 88 députés étaient présents (sur 577)…

Michel Geoffroy

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