Alors que plusieurs ouvrages démontrant les ravages causés par l’immigration ont récemment été publiés, nous interrogeons Jean-Yves Le Gallou, auteur d’un ouvrage au titre transparent : Remigration, pour l’Europe de nos enfants. Fer de lance du combat métapolitique, Jean-Yves Le Gallou entend bien imposer ce terme, et ce qu’il recouvre, afin que l’Europe conserve son identité.
Polémia
Trois livres sur la nocivité de l’immigration
Polémia : Trois livres viennent de sortir : Immigration, mythes et réalités de Nicolas Pouvreau-Monti, Sale blanc de François Bousquet et Remigration, pour l’Europe de nos enfants. C’est un tir groupé ?
Jean-Yves Le Gallou : Absolument pas ! Une coïncidence heureuse ? Un signe des temps plutôt. L’écrivain Renaud Camus recommandait « d’ouvrir les yeux ». Mais les « sachants » aiment bien les statistiques : celles de Pouvreau-Monti sont accablantes. Insécurité, déséducation, sape de l’État providence, elles confirment que l’immigration est bien une catastrophe.
Quant à Bousquet, il démontre, à force de témoignages, le racisme quotidien dont sont victimes les Français de souche ; il lève ainsi un tabou.
Bousquet et Pouvreau-Monti livrent le diagnostic, je propose le remède : que faire ?
La remigration comme remède
Polémia : La remigration est-elle le bon terme ? N’eût-il pas mieux valu préférer « immigration choisie », ou bien « régulation de l’immigration », ou encore « lutte contre la clandestinité » ?
Jean-Yves Le Gallou : Cela fait cinquante ans que les demi-habiles partagent avec les lâches et les malveillants le monopole de la parole et du vocabulaire sur les politiques de l’immigration : voyez où nous en sommes…
Parler de « régulation de l’immigration » ou « d’arrêt de l’immigration clandestine », c’est partir du point de vue qu’il pourrait y avoir une « bonne immigration » : l’expérience montre que, s’agissant de l’immigration extra-européenne, ce n’est manifestement pas le cas. Il faut donc en tirer les conséquences : faire une pause des entrées et engager un retour progressif.
Polémia : Mais tout le monde en prend progressivement conscience, écoutez ce que disent Jordan Bardella, Bruno Retailleau et même Édouard Philippe.
Jean-Yves Le Gallou : Je ne place pas ces trois hommes sur le même plan. Mais je me méfie du doux miel des propos électoraux, car les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Or, on ne fera rien sans JUGEXIT. C’est-à-dire sans reprise du pouvoir exercé indûment sur les questions migratoires par les juges du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État, de la CNDA — droit d’asile —, des tribunaux administratifs et même des juges judiciaires. C’est un chantier de souveraineté qui doit s’accompagner du démantèlement financier des réseaux de propagande associatifs et médiatiques. Qui y est prêt ? Le reste, c’est du flan. « Cause toujours », disait Zazie.
Polémia : Croyez-vous possible de faire avancer un tel agenda ?
Jean-Yves Le Gallou : Les Européens sont le peuple premier en Europe. Les Français, le peuple premier en France. Ils ont droit à la continuité historique. C’est maintenant qu’il faut la faire valoir. Après, il sera trop tard.
Polémia : Qu’allez-vous faire ?
Jean-Yves Le Gallou : M’associer au grand mouvement européen de prise de conscience promue par mon préfacier, l’identitaire autrichien Martin Sellner. J’irai au Remigration Summit de Porto le 30 mai prochain. Je co-organiserai à l’automne une importante réunion transeuropéenne en France. C’est maintenant qu’il faut agir. Il est tard, n’attendons pas qu’il soit trop tard.
Entretien avec Jean-Yves Le Gallou
28/04/2026









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