Politique Face à la violence des migrants, l’Europe ne doit plus subir mais agir !

Face à la violence des migrants, l’Europe ne doit plus subir mais agir !

Face à la violence des migrants, l’Europe ne doit plus subir mais agir !

par | 2 août 2018 | Politique

Par Anthony Grange, contributeur pour Les Identitaires ♦ Les images sont choquantes. Le 26 juillet, des centaines de migrants africains montent à l’assaut de la frontière espagnole, à Ceuta. Le terme « assaut » est bien celui qui convient, car les clandestins sont entrés par la violence, en agressant les gardes civils espagnols au moyen d’armes chimiques artisanales.


Lire cette vidéo sur YouTube.

Ils avaient des pierres et des bâtons, qu’ils n’ont pas hésiter à utiliser dans leur attaque. Ils ont même jeté des récipients d’excréments pour favoriser leur progression. Ils ont balancé de la chaux vive au visage des gardes civils espagnols, ce qui peut provoquer de graves lésions, notamment aux yeux. Ils ont employé des sprays enflammés, s’en servant comme des lance-flammes artisanaux.

Cet assaut, son organisation, les armes employées, font que nous ne sommes plus dans le registre de l’immigration clandestine ou de la délinquance. Il s’agissait d’une violation claire et caractérisée de la souveraineté de l’État espagnol par l’usage de la violence contre ses représentants.

Bref, d’un acte de guerre.

Qu’il n’y ait pas d’État ou d’entité juridique derrière cet assaut ne change rien à l’affaire. Les attentats du 11 septembre n’étaient pas le fait d’un État, ils ont pourtant été unanimement reconnus comme étant des actes de guerre.

L’assaut du 26 juillet, quoi qu’extrêmement différent dans ses moyens et ses conséquences, n’en relève pas moins d’un acte de guerre mené contre un État souverain.

La frontière de Ceuta ne peut donc plus relever du droit commun, ni de la police.

La Guardia Civil et les policiers espagnols ont pour mission d’appréhender criminels et délinquants, ils ne sont pas dans l’état actuel des choses en mesure de lutter contre des groupes de centaines de migrants clandestins qui utilisent des armes chimiques pour forcer les frontières.

De nombreux moyens de force intermédiaire, non létaux mais plus puissants que ce qu’une démocratie peut mettre à disposition de sa police, peuvent être utilisés par les militaires pour faire face à pareils assauts. De tels moyens sont déjà employés par les forces armées de démocraties occidentales pour faire face aux situations de crise. Il faut donc renforcer la militarisation des frontières extérieures de l’Europe et donner à ceux qui en ont la charge les moyens d’effectuer efficacement leur mission.

Cela passe aussi par une évolution du cadre légal car face à un acte de guerre comme l’était l’assaut du 26 juillet, le droit commun n’est plus adapté. Un droit d’exception apparait aujourd’hui plus que jamais nécessaire. Il faut que les clandestins qui s’introduisent de force à Ceuta ne puissent plus, en aucun cas, déposer de demande d’asile. La violence employée, en plus du reste, les disqualifie d’office de toute prétention d’accueil sur le territoire espagnol ou européen.

Il est totalement inacceptable qu’après avoir agressé et blessé des gardes-frontière espagnols, les clandestins paradent triomphalement dans les rues de Ceuta.

Ceuta, au même titre que Melilla, que la Grèce, ou que Lampedusa, ne doit pas être considéré comme un problème strictement espagnol. Les clandestins qui ont forcé les frontières espagnoles ne cherchent pas spécifiquement à s’implanter dans la péninsule ibérique : ce qu’ils visent, c’est bien l’Europe. Il y a fort à parier qu’un grand nombre d’entre eux chercheront à s’installer en France, en Allemagne, ou en Suède, voire tenteront de rentrer en Angleterre et se retrouveront bloqués à Calais où la violence ne cesse d’augmenter.

Il ne faut donc pas que seule l’Espagne ait à prendre en charge les frais inhérents à la défense de cette frontière. Les États européens devraient proposer leur aide au gouvernement espagnol, qu’elle soit financière, matérielle, voire même par l’envoi d’hommes.

Si ces mesures de bon sens, tout à fait applicables par une démocratie respectueuse des droits et libertés de ses citoyens, ne sont pas mises en œuvre, il est à craindre que l’assaut du 26 juillet ne soit que le prélude à une montée de la violence. Il est probable que, dans les camps de migrants qui entourent Ceuta et Melilla, le résultat de l’assaut du 26 juillet soit connu et qu’il en encourage déjà d’autres à retenter l’expérience.

Les migrants savent dorénavant qu’ils peuvent faire usage de la violence contre les gardes civils. Ils savent qu’ils peuvent agresser, casser, brûler même des policiers espagnols, et que cela restera sans conséquence. Ils savent que, quels que soient les moyens mis en œuvre, leur intégrité physique ne sera jamais réellement menacée. Ils savent que, peu importe la violence dont ils font preuve, ils seront de fait acceptés en Europe, et jamais expulsés.

Ils savent, en fait, que la violence et la casse sont récompensées.

Il est urgent que cela change.

Anthony Grange
02/08/2018

Source : Les-Identitaires.com

Crédit photo : Capture Youtube

Cet article vous a plu ?

Je fais un don

Soutenez Polémia, faites un don ! Chaque don vous ouvre le droit à une déduction fiscale de 66% du montant de votre don, profitez-en ! Pour les dons par chèque ou par virement, cliquez ici.

Je m'abonne

Trois fois par semaine dans votre boîte aux lettres électronique, la Lettre de Polémia.
 

Stéphane Ravier sur l’immigration : « Je suis convaincu de la réalité du Grand Remplacement ! » [Rediffusion]

En cet été 2020 qui vient apporter un peu de calme après des mois de tensions en tous genres,...

Le retour du racialisme – La revue de presse de Radio Courtoisie

Par Michel Leblay et Laurent Artur du Plessis ♦ La revue de presse du Libre journal de...

La novlangue managériale, un instrument de manipulation au service du pouvoir

Par Victor-Isaac Anne, journaliste pour Valeurs Actuelles ♦ La généralisation de la...

Un regard écologique sur le Covid-19 – Fonction écologique des virus

Par Frédéric Malaval, essayiste, auteur de Vers l’EcoHumanisme ♦ La crise du Covid-19 est...

I-Média n°309 – Quand le Rwandais incendie, les médias enfument

Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours...

Pierre de Meuse : quelle stratégie contre la dictature des minorités ?

Par Pierre de Meuse, écrivain, essayiste et docteur en droit ♦ Les déboulonnages de...

Le « nouveau monde », en guerre contre l’autorité

Par Laurence Maugest, essayiste ♦ Du « faire table rase du passé » révolutionnaire à la...

Contrôleur général des prisons : le cancer droit-de-l’hommiste

Par Maxime Jacob, diplômé de science politique, Gilet jaune et coauteur avec Fiorina Lignier du...

I-Média n°308 – Crime de Lyon et cathédrale en feu

Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours...

L’insécurité en France n’est pas qu’un sentiment, c’est une réalité !

Par Paul Tormenen, juriste ♦ Une gendarme écrasée par une voiture conduite par un...