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Immigration : Balázs Orbán appelle les conservateurs à réécrire les règles du jeu international

Immigration : Balázs Orbán appelle les conservateurs à réécrire les règles du jeu international

par | 20 septembre 2026 | Europe, Société

Immigration : Balázs Orbán appelle les conservateurs à réécrire les règles du jeu international

Le cadre juridique international conçu au lendemain de la Seconde Guerre mondiale est-il encore adapté aux migrations du XXIe siècle ? Dans une tribune publiée par Euractiv, Balázs Orbán appelle les gouvernements conservateurs à ne plus se contenter de politiques nationales et à engager une refonte des règles internationales en matière d’asile et de migration. Un débat qu’il viendra porter lors de notre sommet du 31 consacré à la remigration.
Lucas Chancerelle

La cadre juridique international en question

La bataille migratoire ne se joue plus seulement aux frontières. Elle se joue désormais sur le terrain du droit international.

C’est, en substance, la thèse défendue par Balázs Orbán dans une tribune publiée le 31 août par Euractiv. L’ancien directeur politique du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, présenté par Euractiv comme futur député européen, y défend une remise à plat du système international de protection des réfugiés issu de l’après-guerre.

Son constat est clair : pour les conservateurs européens, reprendre le contrôle des frontières par des décisions nationales ne suffirait pas. Tant que le cadre juridique international demeure inchangé, estime-t-il, les politiques migratoires restrictives restent tributaires des alternances politiques et exposées aux contestations devant les tribunaux.

De la maîtrise des frontières à la bataille du droit

Au cœur de son raisonnement se trouvent la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés et son protocole de 1967. Balázs Orbán ne propose pas d’abandonner toute protection des personnes persécutées. Il estime en revanche que l’architecture actuelle, centrée sur l’examen individuel d’une demande une fois que la personne a atteint un pays de destination, n’est plus adaptée à l’ampleur et à la nature des mouvements migratoires contemporains.

Son projet consiste à déplacer le centre de gravité du système. La protection internationale devrait, selon lui, être organisée aussi près que possible des zones de danger, tandis que la réinstallation dans des pays éloignés relèverait davantage du choix des États, notamment pour les personnes les plus vulnérables.

C’est un changement de perspective majeur : ne plus seulement chercher à aménager les mécanismes existants, mais contester les principes autour desquels ils ont été organisés.

Une stratégie internationale assumée

Balázs Orbán tire de ce diagnostic une conclusion politique : les gouvernements conservateurs devraient coordonner leurs efforts à l’échelle internationale afin de construire un nouveau cadre juridique. Il appelle notamment les États-Unis et les gouvernements européens partageant cette orientation à constituer une coalition capable de porter cette réforme.

La tribune est donc moins un commentaire sur une nouvelle crise migratoire qu’un appel à changer d’échelle. Après la bataille des frontières nationales viendrait celle des normes internationales.

Cette proposition sera évidemment discutée, notamment par ceux qui considèrent la Convention de Genève et le principe de non-refoulement comme des garanties essentielles de la protection des personnes persécutées. Mais elle pose une question politique appelée à occuper une place croissante dans le débat européen : les États peuvent-ils durablement transformer leur politique migratoire sans transformer simultanément les règles internationales qui l’encadrent ?

Balázs Orbán présent à notre sommet du 31

Ce débat ne restera pas cantonné aux colonnes de la presse européenne. Balázs Orbán sera présent à notre sommet du 31, où ces questions de souveraineté, de frontières et de transformation du cadre international pourront être abordées directement.

Sa tribune mérite donc d’être lue en amont : elle permet de comprendre la doctrine qu’il entend défendre et, plus largement, l’une des stratégies aujourd’hui proposées au sein des droites européennes pour déplacer la bataille migratoire du seul terrain national vers celui du droit international.

Lucas Chancerelle – Porte-parole de Polémia
20/09/2026

Lucas Chancerelle

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