Accueil | Politique | Pression migratoire, oppression médiatique

Pression migratoire, oppression médiatique

Pression migratoire, oppression médiatique

par | 11 juin 2015 | Politique

La culpabilisation, arme pour clandestinité massive

♦ Raoul Fougax, journaliste, essayiste.

Périodiquement une étude survient. Comme par hasard, elle veut prouver qu’il n’y a pas plus d’immigrés en France aujourd’hui qu’il y a 50 ans. Les spécialistes du ressenti dénoncent un ressenti migratoire qui ne serait pas réel. Il suffit de se promener pour savoir que c’est faux, que le paysage humain a changé dans une vision objective de grand remplacement en marche. L’immigration d’aujourd’hui est plus visible car massivement non européenne. Et puis ces chiffres ne parlent jamais que de l’immigration légale alors que l’on sait bien que la plus massive est aujourd’hui clandestine. Clandestine, c’est à dire illégale : nombre de « migrants »  sont, en fait, des délinquants du sol.

Pour lutter contre le réflexe de rejet suscité par un sentiment de submersion, on tente de culpabiliser les méchants Français si peu généreux. D’où l’utilisation du terme de migrant et la médiatisation de leurs malheurs dont nous serions coupables, ce qui n’est pas tout à fait faux pour nos gouvernements, et responsables, ce qui est une manipulation morale à des fins politiques.


Plus de 100.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe depuis le début de l’année via la Méditerranée, a indiqué ce mardi le porte-parole du Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies. 50 % déjà de tout ce qui était arrivé en 2014. Ainsi, avec un total de 103.000 personnes sur cinq mois, le nombre de migrants attendus sur douze mois serait mathématiquement de 247.000.

L’Italie, particulièrement concernée, a vu débarquer près de 171.000 migrants l’an dernier. Ils avaient été 40.000 en 2013 et 64.300 en 2011, au plus fort des printemps arabes, selon les chiffres de Frontex. Ces derniers chiffres correspondent à ceux du HCR en ce qui concerne l’Italie. Il n’y a aucune raison que ça s’arrête bien au contraire.

Nombre d’associations humanitaires mais en fait gauchistes, voulant se servir de l’immigration comme d’une arme politique et une bombe démographique, tentent de faire de la cause des migrants une obligation républicaine.

Qui ne les voit venir ? Qui ne les voit agir ?

Tous les journaleux de service se mobilisent au nom de la  compassion, dont ils seraient des gardiens. Quand on sait où ils habitent, comment ils vivent, les leçons ne leur coûtent certes pas chères. Dans cette masse de clandestins ou même de réfugiés en attente de l’étude de leurs dossiers, combien de fausses victimes à la recherche de notre paradis social et de terroristes en puissance ? Personne ne le sait.

La fermeté par précaution et bon sens doit primer sur la compassion. Ces migrants doivent être traités humainement sur notre territoire mais sans droits exorbitants liés à l’idéologie de la victimisation. Ils doivent être regroupés, soignés et contrôlés puis renvoyés quand il le faut.

La constitution de campements sauvages ne peut être tolérée, n’en déplaise aux jeunes marginaux  politisés de certains quartiers. Bien sûr devant les caméras complaisantes, il est facile de parler de rafle, de brutalité et de sélectionner l’image qui sera choquante. Mais il y a une évidence : le pouvoir de droite ou de gauche est piégé. Et cela sert les extrémistes de l’immigration intouchable comme le disait un élu de la gauche, sur place.

« Nous avons vécu une évacuation digne de celle de l’église Saint-Bernard de 1996 sous la droite. A l’époque, toute la gauche l’avait alors dénoncée, PS compris. Le gouvernement d’alors rejetait la responsabilité sur les militants qui avaient protégé les sans-papiers et donc, selon lui, refusé l’application de la loi. C’est très exactement l’argument utilisé depuis lundi par le gouvernement Valls »

Ce n’est pas un argument, c’est la vérité. Ces migrants sont exploités par ceux qui prétendent les défendre au nom de la morale et s’en servent pour la subversion.

Les pleurnicheries d’une Duflot en sont une confirmation absolue. « Avons-nous donc perdu et la tête et le cœur pour ne pas voir que nous faisons fausse route ? A force de professer un pseudo-pragmatisme, nous ne réglons pas les problèmes concrets et nous perdons la bataille des valeurs. Notre politique des migrations est un Waterloo moral. »

Pour perdre la tête vis-à-vis de l’immigration non désirée, la gauche et la droite ne sont pas en reste, elle aurait bien tort de se décourager.

Raoul Fougax
10/06/2015

Source : Metamag.fr

Correspondance Polémia – 11/06/2015

Image : Le 8 juin, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser le rassemblement de militants et d’élus venus soutenir les migrants. (AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT et Express.fr, 9/06/2015)

 

 

Cet article vous a plu ?

Je fais un don

Soutenez Polémia, faites un don ! Chaque don vous ouvre le droit à une déduction fiscale de 66% du montant de votre don, profitez-en ! Pour les dons par chèque ou par virement, cliquez ici.

Je m'abonne

Trois fois par semaine dans votre boîte aux lettres électronique, la Lettre de Polémia.
 

Covid-19. Les données sur la surmortalité en Europe

Alors que le gouvernement français enchaîne les annonces inquiétantes sur la situation sanitaire,...

L’identité, cible de toutes les attaques

Par Laurence Maugest, essayiste ♦ Nous parlons beaucoup de souveraineté à juste raison....

Samuel Paty décapité : le réel contre la propagande

Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre...

Islamisme. Pour sauver la France, la nécessité d’une législation d’exception

Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère...

I-Média n°319 – Islamisme : la prise de conscience médiatique ?

Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours...

Bruno Mégret sur l’islamisme : « Ce que devrait dire le président de la République »

Par Bruno Mégret, polytechnicien, haut fonctionnaire, essayiste ♦ L’horrible assassinat du...

En 2017, un livre choc avertissait des ravages de l’islamisation à l’école

Par Camille Galic, journaliste et essayiste… ♦ En 2017, dans son ouvrage Tarek, une chance...

Assimilation, séparation ou remigration ?

Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires ♦ Le prochain Forum de...

Alain de Benoist : « Trump, faute de mieux »

La date de l'élection américaine se rapproche à grands pas. Le choix entre Donald Trump et Joe...

Insécurité. Interdiction des feux d’artifice… et du bon sens ?

Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre...