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Le gauchisme, maladie adolescente (4/4) : un anti-occidentalisme pathologique

Le gauchisme, maladie adolescente (4/4) : un anti-occidentalisme pathologique

par | 17 août 2026 | Société

Le gauchisme, maladie adolescente (4/4) : un anti-occidentalisme pathologique

Après un premier article sur l’absurdité des postures anticapitalistes, un deuxième sur l’obscurantisme quant aux questions énergétiques et un troisième consacré à l’agribashing, Gilles Ardinat, Professeur agrégé et docteur en géographie économique et auteur de Comprendre la mondialisation en 10 leçons, conclut cette magistrale série d’articles en évoquant l’anti-occidentalisme de la gauche.
Polémia

 

Les militants de droite utilisent sans cesse le qualificatif « gauchiste » pour désigner de manière péjorative leurs adversaires de gauche. Mais la plupart ignorent que ce terme a été popularisé par Lénine dans un célèbre essai publié en 1920 (1). Afin de disqualifier les mouvements révolutionnaires jugés déviants et immatures, le chef de file des bolcheviques a alors qualifié le gauchisme de « maladie infantile du communisme ».

La thèse de cette série d’articles est que le gauchisme contemporain, plus d’un siècle après la mort de Lénine, ressemble davantage à une crise d’adolescence (2) : à la manière d’un adolescent qui critique systématiquement les adultes qui l’ont pourtant aidé (parents, professeurs, figures d’autorité diverses…), les gauchistes actuels vouent aux gémonies une société qui leur a pourtant apporté des bienfaits inestimables.

En effet, le gauchisme « woke » universitaire et sa version électorale (représentée en France par LFI et une myriade de petits partis (3)) sont fondamentalement des idéologies du ressentiment (4) et du rejet de l’ordre établi. Nous verrons que l’anti-capitalisme (I), la critique radicale des énergies fossiles (II) et de l’agriculture productiviste (III) ainsi que la haine irrationnelle de l’Occident (IV), constitutifs du gauchisme actuel, remettent paradoxalement en cause les facteurs essentiels du prodigieux progrès économique, social et technologique dont bénéficie notre époque.

L’Occident accusé des pires maux de l’humanité

Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale des Nations unies a voté une résolution « portant qualification de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé des Africains de plus grave crime contre l’humanité (5) ». Cette déclaration, portée par le Ghana et l’Union africaine, cible spécifiquement « la traite transatlantique des esclaves, qui a duré 400 ans » et indique clairement la responsabilité de la Papauté (bulles Dum Diversas et Romanus Pontifex (6)), du Portugal, de l’Espagne, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la France (avec le fameux Code Noir (7)) et de l’État de Virginie (donc les États-Unis). L’objectif de ce texte aux accents tiers-mondistes (8) est clair : pointer du doigt l’Occident tout en occultant les autres formes d’esclavage, notamment la traite arabo-musulmane ou intra-africaine qui ont duré bien plus longtemps que la traite transatlantique et ont fait des millions de victimes (9). Cette résolution qui dénonce également le « système capitaliste racial » est d’une partialité évidente et seuls trois États présidés par des hommes de droite (Trump, Milei et Netanyahou) ont osé voter contre. En France, une loi mémorielle comparable, portée par la députée de gauche Christiane Taubira en 2001 (10), avait reconnu « que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien […] constituent un crime contre l’humanité ». La gauche avait à l’époque assumé cibler uniquement les crimes commis par la France « contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes » tout en écartant les traites intra-africaines et arabo-musulmanes de la loi (afin de ne pas accabler les populations africaines actuelles). Ces campagnes mémorielles partiales sont emblématiques d’une offensive idéologique globale qui vise, bien au-delà de la seule question de l’esclavage, à dénigrer systématiquement l’Occident : cet espace de civilisation est censé, selon les militants gauchistes, être coupable des pires maux de l’humanité.

La notion d’« Occident » a été l’objet de très nombreuses définitions et analyses au XXe siècle, pour la plupart ignorées des activistes de gauche. L’historien Fernand Braudel (11) a souligné les apports culturels successifs qui ont forgé, sur le temps long, l’identité de cet espace de civilisation. Le philosophe Philippe Nemo a listé, dans un petit ouvrage resté célèbre (12), les étapes (« miracles ») de la constitution de cette identité occidentale : la raison grecque (science, philosophie et cité), l’héritage juridique de Rome, le christianisme (conception métaphysique et morale structurante), la révolution papale (XIe–XIIIe siècles) qui a consacré la distinction entre les sphères spirituelle et temporelle et enfin les révolutions libérales modernes. Le philosophe allemand Oswald Spengler a quant à lui pensé la décadence de l’Occident (13). La Guerre froide (1947–1991), avec sa logique de blocs, va donner à l’Occident (historiquement divisé entre États rivaux) une certaine unité géopolitique et entériner son rôle central dans la défense du capitalisme. Nous retiendrons une définition géographique très simplifiée de l’Occident : il s’agit de l’espace de civilisation formé par l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) et l’Europe occidentale (dont la frontière orientale varie légèrement en fonction des époques). L’Australie et la Nouvelle-Zélande sont rattachées à cette civilisation. De nombreux États non-occidentaux ont connu une occidentalisation plus ou moins poussée, mais appartiennent à des civilisations différentes (comme la Tunisie, pays arabo-musulman ou du Japon qui a conservé une civilisation spécifique). L’Occident désigne communément un ensemble de pays aujourd’hui relativement cohérent du point de vue politique (démocratie libérale), culturel (héritages gréco-romain et chrétien), économique (capitalisme et fort niveau de développement) et ethnique (population blanche). Dans la plupart de ces pays, les mouvements politiques de gauche ont développé un discours critique, visant à dénigrer le monde occidental. La récente conférence de l’activiste mélenchoniste Yazid Arifi illustre cet anti-occidentalisme extrême (14) : parlant de « bascule civilisationnelle », celui-ci préconise, devant une assemblée de sympathisants LFI, « la chute de la citadelle occidentale de l’intérieur. C’est notre tâche. La tâche d’un éventuel pouvoir insoumis ». Mais cet anti-occidentalisme, aux relents anti-capitalistes, tiers-mondistes et communautaristes, a une vision idéologique totalement biaisée, occultant volontairement la contribution majeure de l’Occident à l’ensemble des progrès dont la gauche se réclame de façon paradoxale.

L’Ouest, phare de l’Humanité et moteur de tous les « progrès »

Historiquement, la contribution de l’Occident aux progrès scientifiques et technologiques est majeure et sans commune mesure avec les autres civilisations. Depuis les savants grecs Archimède (IIIe siècle av. J.-C.) et Ptolémée (IIe siècle apr. J.-C.), les astronomes polonais Nicolas Copernic (1473–1543, théorie de l’héliocentrisme) et italien Galilée (1564–1642), le Britannique Isaac Newton (1643–1727, théorie de la gravitation universelle), les chimistes français Antoine Lavoisier (1743–1794) et Louis Pasteur (1822–1895) ou l’Allemand Albert Einstein (1879–1955), toute l’histoire des sciences est jalonnée d’inventeurs et génies occidentaux. Bien entendu, chaque civilisation a pu apporter son lot d’innovations. Le Proche-Orient a eu un rôle prépondérant dans l’apparition de l’agriculture (le fameux « croissant fertile » formé par la Mésopotamie et l’Égypte), de l’écriture (environ en 3500 av. J.-C.) et de l’urbanisation. La Chine a été une terre d’innovation durant l’Antiquité (invention du papier au IIe siècle av. J.-C., acupuncture…) et le Moyen Âge (poudre à canon au IXe siècle, monnaie papier au XIe siècle…) mais l’Occident est progressivement devenu le lieu de la plupart des découvertes. La science moderne, basée sur l’observation et l’expérience, est née en Occident au XVIIe siècle : les philosophes Francis Bacon (1561–1626), Descartes (1596–1650) ou Pascal (1623–1662) ont théorisé ce rapport nouveau à la connaissance. L’Occident acquiert à cette époque (et pour plusieurs siècles) une véritable domination dans le domaine des sciences et des techniques. C’est en Angleterre qu’est née la première révolution industrielle et son cortège d’inventions (notamment la machine à vapeur). Les pays de l’Europe du Nord-Ouest et les États-Unis ont été à la pointe de la deuxième (moteur à explosion et électricité) puis de la troisième révolution industrielle (invention du microprocesseur puis d’Internet aux États-Unis). L’Occident concentre la quasi-totalité des lauréats des prix Nobel en médecine, physique et chimie (15) ainsi que des médailles Fields en mathématiques (16). Mécanique, agronomie, biologie, géologie, astronomie : aucun domaine n’a échappé à l’hégémonie occidentale entre les XVIIe et XXe siècles. Notons que cette hégémonie n’est pas garantie au XXIe puisque les nations asiatiques (notamment la Chine) semblent en mesure de surclasser l’Occident dans la plupart des domaines stratégiques (17).

Si l’Occident a été sans conteste le centre d’impulsion du progrès scientifique depuis des siècles, il a été également celui de l’innovation en matière politique et sociétale : les « progrès » dont se félicite la gauche sont directement imputables à l’Occident. Si la plupart des civilisations ont eu recours à l’esclavage, les nations occidentales ont été à la pointe de son abolition. Par exemple, la France, qui a interdit l’esclavage sur son sol dès 1315 (édit de Louis X le Hutin), a aboli provisoirement l’esclavage dans ses colonies dès 1794 avant une abolition définitive en 1848. À l’occasion du congrès de Vienne, toutes les puissances européennes ont mis fin à la traite négrière transatlantique (alors que les traites intra-africaine et arabo-musulmane perdureront). L’Occident a été également à la pointe dans la promotion des libertés fondamentales (qui sont d’ailleurs une invention occidentale). Les révolutions anglaises (1642–1651 ; 1688–1689), américaine (1765–1783) et française (1789–1799) sont fondatrices de l’ordre politique moderne. Les États occidentaux sont les pionniers des Droits de l’Homme, du suffrage universel (expérimenté dès 1792 et jusqu’en 1814 en France) et des libertés individuelles. De la même manière, le mouvement d’émancipation des femmes trouve son origine en Occident. La création du terme « féminisme » (à la fin du XIXe siècle), la plupart des théories féministes ou le mouvement des suffragettes (au début du XXe siècle) rappellent le rôle éminent de l’Occident dans ce domaine. Le premier pays au monde à accorder le droit de vote aux femmes a été la Nouvelle-Zélande (en 1893). Les pays occidentaux ont également été les inventeurs de l’État social moderne : modèle bismarckien en Allemagne dès la fin du XIXe siècle, rapport Beveridge en 1942 (18), création de la sécurité sociale en France en 1945… Plus récemment, c’est aussi en Occident que les lois sociétales « progressistes » ont été initiées : les Pays-Bas (2001), la Belgique (2003) et l’Espagne (2005) sont les trois premiers pays à légaliser le mariage homosexuel (complètement tabou encore aujourd’hui dans la plupart des pays africains et asiatiques). L’Occident est donc depuis des générations le lieu de naissance et d’expérimentation des valeurs politiques les plus chères à la gauche.

Repentance, anti-christianisme et anti-capitalisme aux sources de la détestation gauchiste de l’Occident

L’anti-occidentalisme de la gauche repose sur un énorme paradoxe car c’est bien à la science occidentale que nous devons l’amélioration sans précédent de nos conditions matérielles d’existence (hygiène, campagnes de vaccination massive, éradication de la faim par l’agriculture productiviste (19), électrification…). C’est aussi grâce à l’Occident que la plupart des « progrès » sociétaux (si chers à la gauche) ont été possibles depuis plus de deux siècles : abolition de l’esclavage, libertés individuelles, Droits de l’Homme, émancipation des femmes, progrès sociaux, lois sociétales « progressistes »… Aucune autre civilisation n’a favorisé de manière aussi évidente les idéaux politiques de la gauche. La gauche peut d’ailleurs légitimement s’attribuer une grande partie de ces évolutions puisque ce sont pour l’essentiel des hommes de gauche qui ont théorisé et imposé ces changements. Mais il n’en demeure pas moins que tous ces « progrès » (ou presque) ont eu comme terreau les nations occidentales. Un militant de gauche conséquent devrait logiquement encenser l’Occident et son avant-gardisme « progressiste ». Mais paradoxalement, la gauche est presque toujours (avec des nuances) critique du passé de l’Occident.

Cet anti-occidentalisme se construit essentiellement sur une vision historique complètement biaisée qui souligne les violences commises par les puissances occidentales (traite transatlantique, colonisation…) sans jamais évoquer la violence des sociétés non-occidentales (bien souvent idéalisées). Au faîte de leur puissance à partir du XVIe siècle, les nations occidentales ont multiplié les ingérences, les interventions militaires et les conquêtes coloniales. Ce passé impérialiste fournit une matière inépuisable au discours critique de la gauche connu sous le nom de « repentance ». La repentance désigne une vision moralisatrice et culpabilisante de l’histoire d’un pays (ou ici d’une civilisation). Cette historiographie à charge est un élément fondamental si l’on veut comprendre l’idéologie gauchiste : dans l’imaginaire de gauche, l’histoire de l’Occident n’a rien de glorieux ; elle est une succession de crimes dont les Occidentaux d’aujourd’hui doivent se repentir. L’anti-occidentalisme de la gauche est la conséquence de cette repentance : en réduisant l’histoire de l’Europe de l’Ouest et des États-Unis à leurs politiques impérialistes (bien réelles puisque l’Occident a été pendant plusieurs siècles le centre géopolitique du monde), l’historiographie repentante de gauche alimente le ressentiment, la culpabilité et la haine de l’Occident.

Si cet anti-occidentalisme a des explications historiographiques (tendance à la repentance), il a aussi deux leviers idéologiques plus ou moins inconscients : l’anti-christianisme et l’anti-capitalisme. En effet, depuis son origine (pendant la Révolution française), la gauche est fondamentalement anticléricale, voire antichrétienne (20). L’Occident étant chrétien, la gauche a naturellement une méfiance pour cette civilisation : l’anti-occidentalisme est (entre autres) un anti-christianisme. À cet anti-christianisme l’extrême-gauche ajoute un anti-capitalisme virulent. Sachant que ce sont les nations occidentales qui ont porté (et parfois imposé aux autres continents) le capitalisme moderne, industriel et financier, la gauche anticapitaliste opère naturellement une « convergence des luttes » entre la dénonciation de l’Occident « impérialiste » et leur combat contre le capitalisme. La Guerre froide a conforté cette convergence car les États-Unis et leurs alliés d’Europe de l’Ouest ont été de facto les principaux défenseurs du capitalisme face au bloc soviétique. L’anti-occidentalisme gauchiste est aussi un anti-capitalisme.

Gilles Ardinat
17/08/2026

(1) Vladimir Illitch Lénine (1920), « La Maladie infantile du communisme : le gauchisme ».
(2) La crise d’adolescence a été l’objet d’innombrables études par des sociologues et psychologues. Le psychologue germano-américain Erik Erikson, élève d’Anna Freud, est aujourd’hui le plus fréquemment cité sur ce sujet (avec notamment sa théorie sur « le moratoire psychosocial »).
(3) Citons ici Génération.s (le groupuscule créé en 2017 par Benoît Hamon), Lutte ouvrière (parti trotskiste représenté par Nathalie Arthaud (jadis par Arlette Laguiller)), Les Verts (encore connus sous le sigle EELV), le Parti communiste français (PCF), La Jeune Garde (milice du député Raphaël Arnault), les NPA (Nouveaux partis anticapitalistes).
(4) Le ressentiment peut ici s’envisager dans son acception nietzschéenne, c’est-à-dire comme une frustration intériorisée conduisant, par une inversion des valeurs, à une morale réactive.
(5) L’ONU réclame des réparations pour les « torts historiques » de l’esclavage | ONU Info
(6) Ces bulles de 1452 et 1454/55 apportent au Portugal le soutien moral et spirituel de Rome dans sa politique d’expansion territoriale. Par exemple, Romanus Pontifex reconnaît au roi Alphonse V (1438-1481) « la pleine et entière faculté d’attaquer, de rechercher, de capturer, de vaincre, de soumettre tous les Sarrasins et les Païens […] et de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle ». L’Assemblée générale de l’ONU considère clairement ces textes comme des justifications de la future traite négrière. Cependant, leur interprétation est largement débattue, certains historiens y voyant avant tout la légitimation de conquêtes et non une autorisation explicite de l’esclavage.
(7) Ce code, qui comprend notamment « l’ordonnance de mars 1685 sur les esclaves des îles de l’Amérique » promulguée sous Louis XIV, réglementait la pratique de l’esclavage dans les colonies françaises. Connu pour sa sévérité, il a été encore récemment au cœur de l’actualité puisque les députés ont voté symboliquement son abrogation le 28 mai 2026.
(8) Le tiers-mondisme désigne depuis les années 1960 le mouvement international de défense des pays du Tiers-monde (Amérique du Sud, Afrique, Proche-Orient et Asie du Sud). Cette idéologie, très marquée à gauche, considère que les pays développés sont responsables de la pauvreté des pays du Sud (esclavage, colonisation, néocolonialisme et mondialisation sont présentés comme les causes du mal-développement).
(9) De nombreux travaux historiques ont tenté d’évaluer l’ampleur des principales traites négrières (transatlantique, arabo-musulmane et intra-africaine). Olivier Pétré-Grenouilleau (Les Traites négrières, 2004) a mené une approche comparative restée célèbre. Tidiane N’Diaye (Le Génocide voilé, 2008) souligne l’extrême violence de la traite arabo-musulmane (VIIe-XIXe siècles), notamment le recours massif à la castration des hommes noirs.
(10) Loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité – Légifrance
(11) Fernand Braudel (1963), Grammaire des civilisations : Fernand Braudel et la Grammaire des civilisations (1963). | Espacestemps.net
(12) Philippe Nemo (2004), Qu’est-ce que l’Occident (PUF).
(13) Oswald Spengler (1918-1922), Le Déclin de l’Occident.
(14) Le 5 juillet 2026, Yazid Arifi s’est exprimé à l’occasion d’une réunion publique LFI : Yazid Arifi : « Désoccidentaliser la France, notre priorité politique »
(15) L’ensemble des lauréats sont listés, par discipline, sur le site : The official website of the Nobel Prize – NobelPrize.org
(16) Entre 1936 (création de la distinction) et 2022 (dernière édition), 64 mathématiciens ont été récompensés : 48 occidentaux (dont certains binationaux) et 15 non-occidentaux (3 Japonais (1954, 1970, 1990), 3 Soviétiques (1970, 1978, 1990), 1 Chinois (1982), 5 Russes (1994, 2002, 2006, 2010), 1 Sud-Africain (1998), 1 Iranienne (1994), 1 Israélien (2010) et 1 Ukrainienne (2022).
(17) Une étude australienne de 2023 souligne la montée en puissance technologique vertigineuse de la Chine : ASPI’s Critical Technology Tracker – ASPI
(18) Ce rapport, rédigé par le travailliste William Beveridge, est fondateur de l’idéal de l’État-providence.
(19) Le gauchisme, maladie adolescente (3/4) : les errements de l’agribashing
(20) Lorsqu’apparaît la distinction gauche/droite au début de la Révolution française, les députés de gauche ont initié une politique clairement anticléricale (nationalisation des biens du clergé, suppression de la dîme, constitution civile du clergé), voire de déchristianisation (suppression des ordres religieux, persécutions à grande échelle pendant la Terreur). Cette tendance est confirmée sous la IIIe République (lois scolaires de Jules Ferry, laïcisation de l’État et de la société). Le discours de la gauche et surtout de l’extrême gauche est aujourd’hui encore marqué par cet anticléricalisme historique.

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