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Gilets Jaunes. Face à l’immigration et à la propagande, la révolte des « minus »

Gilets Jaunes. Face à l’immigration et à la propagande, la révolte des « minus »

par | 26 décembre 2018 | Exclusivité Polémia, Société

Par Pierre Lours, essayiste et romancier, auteur de La Révolte des silencieux ♦ Tant va la cruche à l’eau qu’elle se brise… et que se réveillent les insatisfactions et les malaises existentiels qui minent les Français. Ils ne supportent plus de voir leurs préoccupations ignorées et interdites d’antenne, de paroles publiques et même parfois de conversations privées. C’est contre ce bâillonnement étouffant et ses conséquences concrètes sur leur vie que les gilets jaunes crient leur colère et s’érigent aux ronds points contre la marche infernale de cette société mécanique inhumaine et méprisante.


Coût de l’immigration : préoccupation du peuple, pas des élites

Au premier rang des interdits, la question de l’immigration est d’autant plus ressentie qu’elle entre en concurrence financière directe avec les besoins des 9 millions de nos concitoyens placés sous le seuil de pauvreté. En 2012, Jean Paul Gourevitch évaluait déjà à 17 milliards le coût de l’immigration sur le sol français.

La suppression maladroite et hautement symbolique de l’impôt sur la fortune et l’optimisation fiscale dont bénéficient les Google, Amazone, Facebook, Apple et Microsoft sont venues provoquer la colère de « cellesetceux » qui tirent le diable par la queue alors que les milliardaires de la silicone vallée jouent les généreux en Afrique ou ailleurs pour se faire une bonne santé médiatique et pénétrer ces nouveaux marchés ! Et ce n’est pas le taux ridiculement bas envisagé pour faire payer ces géants du net qui va calmer la colère.

En fait, les Français au gilet jaune soutenus par plus de 70 % de la population ne se retrouvent pas dans les préoccupations des journalistes bobos soldés par les oligarques propriétaires des médias et vendus au mondialisme financier et politique par conviction ou nécessité de conserver leur emploi : écologie catastrophiste, immigrationnisme, manipulations biologiques, procréation médicalement assistée et gestation pour autrui… on est bien loin des préoccupations de nos concitoyens.

Une révolte contre les « fuck news » des médias de propagande

Alors face à l’ignorance de leurs angoisses, en butte à la morgue de la caste des petits morgeux prétentieux (mord gueux ?) paradant dans les arcanes du pouvoir, des « fake news » fleurissent périodiquement sur le net comme des provocations, des cris de désespoir, des protestations véhémentes et extravagantes contre ce que l’on pourrait appeler les « fuck news » abrutissantes et manipulatrices des journalistes propagandistes de la foi politiquement conforme.

En somme, des exutoires contre des bobards… au premier rang desquels la fameuse nécessité de « sauver la planète », comme si depuis sa naissance il y a 4 milliards d’année elle avait eu besoin de l’homme pour exister! Quelle mégalomanie que de prétendre avoir une influence significative sur la vie ou la mort de notre astre ! Quelle hypocrisie de cacher sous une apparente attitude généreuse pour les générations futures une volonté de détruire la civilisation occidentale industrialisée à coup de taxe carbone !

Autre bobard : faire croire que l’immigration est l’avenir de l’homme. C’est pourtant la dernière manœuvre de l’ONU avec le pacte de Marrakech qui conduira à la submersion et à la destruction des nations développées sans pour autant assurer une vie meilleure aux immigrés et à leur pays d’origine.

Face à ce mépris des Français qui s’est installé depuis 40 ans, de Pompidou qui met les finances de l’Etat dans les mains des banquiers, à Giscard qui sacrifie l’unité nationale en encourageant l’immigration, de Mitterrand renonçant au socialisme à la française pour rejoindre le libéralisme européen, à Chirac qui abandonne ses grandes envolées patriotiques pour inféoder lui aussi notre pays à l’Europe mondialiste et technocratique, de Sarkozy bafouant  le vote de 2005 des Français contre la constitution européenne, à Hollande qui oublie illico élu que « la Finance c’est l’ennemi », et enfin Macron, qui après avoir déclaré avec grandiloquence aux Français qu’il les aimait, accuse la France d’avoir commis lors de son entreprise coloniale des crimes contre l’humanité et lui nie par ailleurs toute spécificité culturelle. Face à toutes ces trahisons tranquilles et relayées par des médias inféodés, il ne faut pas s’étonner des accès de colère et de violence.

Une révolution sans violence est-elle possible ?

Mais quelle révolution a évité ces regrettables dérives ? Notamment pas celle de 1789 qui est pourtant fêtée et cautionnée chaque année et sert de référence pour tous ceux qui aujourd’hui font semblant de s’émouvoir des débordements violents qu’ils ont eux-mêmes mis en scène et instrumentalisés avec l’aide de sauvageons et d’extrémistes pour déconsidérer la cause du peuple de France.

Il est d’ailleurs amusant de voir que ceux qui ont voté Macron par peur des troubles qu’auraient suscitées l’élection hautement improbable de Marine Le Pen, tremblent maintenant des errements de leur champion inexpérimenté.

En fait, pour paraphraser Clémenceau, la politique est trop sérieuse pour la laisser entre les mains des politiciens et des technocrates qui sont tentés d’abuser de leurs rentes de situation comme d’autres font de l’abus de biens sociaux. C’est pour éviter cette dérive que la démocratie représentative doit être contrôlée et complétée par des mécanismes de démocratie directe, notamment le référendum d’initiative citoyenne qui sera un aiguillon indispensable pour que nos représentants ne nous oublient pas et ne perdent pas de vue leur mission !

« Le désespoir en politique est une sottise absolue ». La révolte des gilets jaunes démontre par sa vigueur, sa vérité, son courage et sa légitimité combien cette sentence est vraie. Grâce à eux, la France se débarrassera peut être des carcans multiples qui la séparent de son histoire et de son génie, tel un Gulliver entravé par des minus !

Pierre Lours
26/12/2018

Source : Correspondance Polémia

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