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Européennes 2019 : un duel Salvini/Macron et deux visions de l’Europe

Par Julien Dir, contributeur de Breizh-Info ♦ Le député de la circonscription de Carhaix Richard Ferrand, chef de file des députés LREM, a raison (pour une fois ?). Ce dernier a en effet déclaré que les citoyens de l’Union européenne allaient devoir faire un « choix fondamental » en mai prochain, lors des élections européennes. Un choix entre l’Europe d’Emmanuel Macron, d’Angela Merkel ou encore de Pedro Sanchez et celle de Matteo Salvini et de Viktor Orban.


Richard Ferrand a raison, même s’il se trompe ensuite dans l’analyse. En effet, il qualifie le clan Macron de défenseur de l’Europe et le camp Orban/Salvini de « nationaliste » et même d’anti-européen.

Richard Ferrand ne sait manifestement pas ce qu’est un Européen. Car Salvini, comme Orban, en appelant à la protection d’un continent multi-millénaire, à la nécessité de défendre une civilisation et des valeurs, des frontières, des ethnies, des peuples, se comportent comme des Européens.

Ce n’est le cas ni de Macron, ni de Merkel, qui eux, pendant ce temps, ont ouvert grand les frontières du pays et du continent. Au nom d’un multiculturalisme forcené. Comme s’il était impossible d’armer l’Europe et de protéger ses frontières pour faire face à la plus grande menace qu’elle n’ait jamais rencontré : celle de l’invasion de millions de gens, venus du monde entier, revanchards, aux modes de vie et aux histoires bien différentes de la nôtre.

C’est bien le régime d’Emmanuel Macron, lui même héritier du régime Hollande, lui même héritier du régime Sarkozy/Chirac, qui a permis à des individus de jouer avec le droit français pour au final pouvoir violer un jeune de 12 ans dans un squat de Saint-Brieuc.

Ou à d’autres de massacrer des centaines de Français sur la promenade des Anglais, ou au Bataclan…

Le régime de Merkel a permis la même chose en Allemagne, pays dans lequel les meurtres, les agressions, les viols mettant en cause des migrants se multiplient…

Pendant ce temps, en Hongrie, en République tchèque, des pays ont fermé leurs frontières en attendant que ce soit toute l’Europe qui ferme sa frontière extérieure pour nous permettre à nous, Européens, de circuler librement sur notre continent. Des peuples d’Europe Centrale ont massivement porté au pouvoir des gens comme Orban qui veulent défendre, schématiquement, « l’Europe blanche et chrétienne ». Salvini a été élu sur un programme quasi similaire en Italie, et il en est de même en Autriche.

Oui, les élections européennes de mai 2019 vont ressembler à un référendum décisif électoralement (avant que définitivement, les peuples d’Europe n’en terminent avec l’électoralisme) : il y aura un choix à faire entre deux bulletins de vote (sans s’éparpiller en fantaisie) .

Un vote Macron/Merkel, qui condamnera l’Europe de l’Ouest à un avenir multiculturel, en partie islamisé, et dans laquelle on accepte « de vivre avec le terrorisme », mais aussi « de mourir pour un regard de travers » ou que notre enfant soit violé par un demandeur d’asile Afghan soutenu par des associations surfant sur le droit international.

Ou bien un vote Salvini/Orban, qui permettra, si il est global, d’ouvrir de nouvelles perspectives pour une vraie Europe des peuples et des identités. Une Europe qui sait fermer ses frontières pour préserver un mode de vie, des traditions, un bien être collectif que nos ancêtres ont mis des siècles à façonner et pour lesquels ils se sont battus.

Le seul hic dans tout cela, c’est que la France, à l’heure actuelle, ne semble pas disposer d’un leader de la trempe d’un Salvini ou d’un Orban. Marine Le Pen se fait discrète cet été, se commentant de commentaires politiques (et de donner son avis sur la démission de Nicolas Hulot…) tout en étant prisonnière de l’ADN du Front national (républicain, euro-sceptique, assimilationniste). Les Républicains ne semblent disposer d’aucun tribun suffisamment courageux pour énoncer quelques vérités qui ne soient pas médiatiquement correctes, et Nicolas Dupont-Aignan peine à rassembler derrière sa personne.

Il y’a toutefois urgence dans l’hexagone, pour ne pas rater le train de l’Europe, la vraie, en marche. Sous peine de devoir se retrouver dans le même wagon que Richard Ferrand et des siens, pour le plus grand malheur des générations à venir.

Julien Dir
02/09/2018

Source : Breizh-Info

Crédit photo : Montage réalisé à partir d’images libres de droit


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