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Un regard écologique sur le Covid-19 – La crise sanitaire

Un regard écologique sur le Covid-19 – La crise sanitaire

Par Frédéric Malaval, essayiste, auteur de Vers l’EcoHumanisme ♦ La crise du Covid-19 est loin d’être terminée. L’épidémie s’étend dans le monde entier et les conséquences directes et indirectes seront nombreuses en Europe dans les mois à venir. Mais il est déjà possible de tirer des enseignements de cette grande crise sanitaire. Dans une série de textes, Frédéric Malaval analyse la situation avec un regard écologique. Voici le deuxième texte de cette série.
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Tout pour la psychose

Le 10 mars 2020, Monsieur Jérôme Salomon, directeur général de la santé, nous annonça 35 morts attribuables au Coronavirus ce jour. Objectivement, ce chiffre n’avait pas de quoi susciter beaucoup d’inquiétude. Tout le monde a en mémoire les dizaines de millions de morts dus à la Peste noire au XIVe siècle, les centaines de milliers de morts que le choléra provoqua au XIXe siècle et plus près de nous les millions de morts de la grippe dite espagnole de 1919 dans l’Europe de l’après-guerre, etc. Puis ce chiffre des décès augmenta jusqu’à atteindre environ 500 quotidiennement, pour décroître ensuite. Dès les premiers signes, la prudence semblait de mise. Les mesures prises le prouvent.

Pourtant, les avis sur la question furent très différents. Après quelques semaines de flottement, pour les médecins exposés médiatiquement ou politiquement, l’urgence était là. Il fallait la traiter. Le vendredi 13 mars 2020, le ministre de la santé annonçait que des mesures drastiques étaient prises pour sauver les plus fragiles de la population. C’était le début.

D’autres médecins, moins médiatisés, sont beaucoup plus mesurés. Pêle-mêle, ils soulignent que ce virus n’est pas très virulent. Que les décès constatés relèvent de comorbidité, c’est-à-dire qu’ils sont la conséquence d’un processus létal déjà bien engagé que ledit virus achève. Les personnes en bonne santé n’auraient donc aucune inquiétude à se faire. Pourtant, chaque jour, les médias nous délivrèrent un message anxiogène que beaucoup considérèrent comme plus dangereux que les effets du virus proprement dit. La psychose est alors patente. Deux catégories se font face : les inquiets et les sereins.

Ainsi, dans le cadre des promenades autorisées durant le confinement, je croisai un jour le chemin d’une jeune maman persuadée d’avoir été infectée par le Covid-19, alors que je lui disais que nous avions la chance d’être peu affectés par cette épidémie là où nous nous trouvions. Il faut dire que la région est montagneuse et très prisée des hippies. Selon elle, les chiffres annoncés étaient largement sous-estimés car beaucoup de membres infectés de communautés marginales n’avaient pas été à l’hôpital. Elle-même s’était soignée chez elle à base d’huiles essentielles. Sa fille, par précaution, fut hébergée ailleurs. Une nuit, elle eut très peur. Ce qu’elle ressentit lui était inconnu; un mélange de grippe et de bronchite très douloureux. Son propos était limpide. La guérison complète passe par l’acceptation de la maladie, conscient que les plus faibles vont partir. Au pire moment, elle était dans cet état d’esprit, refusant l’hôpital et Big Pharma. Après avoir traversé cette épreuve, depuis, elle dit se sentir ‘invincible’.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Médecins, mais surtout écologues, ont une part de responsabilité dans le climat de panique ayant prévalu. Face aux mutations survenues très récemment, les écologues ne cessent d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les risques d’épidémie encourus par une population mondiale ayant triplé en quelques décennies. L’épidémie est une épée de Damoclès bien identifiée. Ces pandémies ont été très bien étudiées à travers différents prismes. Des médecins bien sûr, mais aussi des scientifiques, des historiens, des sociologues et d’autres, – entre autres des écologues -, se sont intéressés à ces phénomènes ayant des conséquences fondamentales sur les sociétés humaines.

Les virus, en particulier, et les germes de toutes sortes sont en effet une composante essentielle de chaque écosystème et à ce titre méritent l’attention des savants au même titre que des organismes plus visibles comme les grands mammifères dont les humains font partie.

Une multitude de théories tente d’expliquer l’origine de ces germes pathogènes. L’écologue se contente de constater que nous sommes en présence d’une forme de ‘vie’ très primitive occupant des espaces écologiques singuliers dans la mesure où leur existence est conditionnée exclusivement au parasitisme d’autres organismes qu’ils condamnent dans les situations les plus favorables à leur diffusion. L’ écologue est toutefois obligé d’admettre que ces germes pathogènes aux différentes formes ont une fonction écosystémique dont la finalité est de maintenir les populations concernées dans une bonne hygiène écologique.

Les propos que nous allons développer maintenant heurteront la majorité d’entre nous ! Le message à faire passer est que les virus, – et peut-être le Coronavirus, si son pouvoir létal est avéré -, participent paradoxalement à la pérennisation de toutes les populations animant l’écosphère.

Concernant le Covid-19, alors que les scientifiques étaient prudents, que les médecins se disputaient et que les politiciens ne savaient à quel saint se vouer, la Toile s’enflamma.

Chinois, levez-vous !

Le Coronavirus a suscité de nombreuses spéculations. Les chinois accusèrent les USA d’avoir créé cette épidémie en Chine pour fragiliser son pouvoir. Les Américains ont accusé les Chinois. D’autres analyses circulent sur l’origine de cette épidémie. Un scénario très populaire en Russie mérite notre attention. Selon celui-ci, les Chinois, non-contents d’être désormais l’usine du monde, veulent maintenant s’approprier leurs donneurs d’ordres. Il est vrai qu’ils ont des atouts pour réaliser ce dessein. Ils maîtrisent la production et disposent de phénoménales réserves de cash. Or, comme tout acheteur, ils veulent payer le moins cher possible leurs acquisitions. Ayant compris comment fonctionne l’économie financière, ils auraient instrumentalisé cette épidémie et suscité cette psychose sur le Coronavirus. Conséquence, la chute de toutes les bourses où se concentrent les entreprises prospérant sur la mondialisation. Une fois les valeurs boursières au plus bas, il ne reste qu’à organiser la récolte. Ainsi la production et tout ce qui contribue à la ‘création de valeur’ seraient entre les mains des Chinois. Une affaire à suivre.

D’autres analyses sont tout aussi crédibles. Par exemple, face à la montée des populismes dans les pays noyés dans la mondialisation, cette manipulation permettrait de réaffirmer l’autorité des gouvernances acquises au globalisme. Quoi de plus crédible que d’emprisonner, – pardon, de confiner -, les gens au nom de leur santé ! La menace sur les libertés publiques est ouvertement évoquée à cette occasion. D’autres, à l’esprit positif, voient dans cette épidémie un moyen de lutter contre l’invasion de migrants, ceux-ci étant peu motivés à l’idée d’aller sur des territoires que les cartes de l’épidémie illustrent par une énorme tache rouge.

Chaque jour apporte son lot de conjectures sur l’instrumentalisation politique du Coronavirus : test grandeur nature face à une vraie pandémie, rôle de Big Pharma, etc. A cet effet, on signalera, un article publié par Marc Carl, ex-président de la Conférence des ONG de l’ONU, sous le titre « Le dénouement de l’effondrement occidental redéfini par la pandémie virale du Covid 19 » ; propos surprenants pour une personne ayant assumé de hautes responsabilités institutionnelles. Etc.

Qui croire ? Un gouvernement qui à travers un de ses principaux représentants avoue son impuissance, un directeur de la santé proclamant que rien n’était prévu pour gérer une épidémie alors qu’un quidam de base sait que cela figure parmi les risques systémiques bien identifiés, une ex-ministresse qui après rassuré par tous les moyens avoue qu’elle avait compris la dangerosité de Covid19 avant tout le monde, etc.

Nous en sommes réduits à nous poser l’éternelle question sur ce que l’on peut savoir ! Aussi loin des conjectures et polémiques exigeant de grandes qualifications pour les estimer, la suite de ce texte va se concentrer sur l’éthologie des virus et leur fonction écologique.

Frédéric Malaval
01/07/2020

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