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Rejet du macronisme et déclin de la gauche : les perspectives politiques sont ouvertes

Rejet du macronisme et déclin de la gauche : les perspectives politiques sont ouvertes

Et si l’on donnait la parole aux Français ? (42e)

Par Michel Geoffroy, auteur de Immigration de masse. L’assimilation impossible, La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre des mondes ♦ Rejet du macronisme et déclin de la gauche : les perspectives politiques sont plus ouvertes que le disent les médias de grand chemin. Les sondages confirment l’attitude critique de la majorité des personnes interrogées vis-à-vis de l’état de la société française et vis-à-vis de l’action d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Ils montrent également que, au-delà des questions liées à la sécurité et à l’immigration, la question sociale est aussi de retour, même si l’opinion tend à se droitiser.
Ces études contredisent en tout cas les sondages électoraux abondamment commentés dans les médias de grand chemin et donnant Emmanuel Macron vainqueur de la présidentielle de 2022. Une contradiction des plus troublantes.

 

Un sentiment de déclassement national et social persistant

62 % des personnes interrogées pensent que la France est en déclin (sondage réalisé par l’Institut CSA pour CNews les 14 et 15 septembre 2021) ;

57 % des personnes interrogées ont le sentiment que leur pouvoir d’achat a baissé depuis 2017 ; c’est la hausse du coût de la vie qui est particulièrement pointée par les Français. Selon les personnes interrogées, les postes de dépenses qui ont le plus augmenté ces dernières années sont : se chauffer (63 %), se nourrir (62 %) et, nettement derrière, se déplacer (42 %). Plus d’un Français sur quatre cite cependant se loger (28 %) et payer les impôts (23 %) parmi les coûts en augmentation (sondage « L’Opinion en direct » d’Elabe pour BFMTV, réalisé les 18 et 19 octobre 2021) ;

– seules 39 % des personnes interrogées s’affirment capables de mettre de l’argent de côté après avoir payé toutes leurs dépenses contraintes (logement, alimentation, etc.). C’est cinq points de moins qu’en 2014 (44 % à l’époque), et surtout quinze points de moins qu’en 2010 (54 %) (enquête IFOP pour le JDD réalisée les 19 et 20 octobre 2021) ;

73 % des personnes interrogées estiment que « l’économie actuelle profite aux patrons aux dépens de ceux qui travaillent », et 57 % croient que « pour établir la justice sociale, il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres » (étude OpinionWay pour Le Figaro, réalisée du 23 décembre 2021 au 10 janvier 2022).

Le rejet de l’immigration et du laxisme

88 % des personnes interrogées sont favorables à l’expulsion des étrangers condamnés, une fois leur peine purgée dans l’Hexagone. Par ailleurs, l’enquête précise que 85 % sont favorables à l’interdiction d’entrée sur le territoire d’étrangers qui ont reçu une condamnation pénale dans leur pays d’origine (sondage CSA réalisé pour l’Institut pour la justice réalisé du 8 au 10 juin 2021) ;

– seules 41 % des personnes interrogées estiment que l’islam est compatible avec les valeurs de notre société contre 88 % pour le christianisme et 81 % pour le judaïsme (enquête IPSOS Steria pour Le Monde et Europe 1, janvier 2021) ;

64 % des personnes interrogées pensent « qu’il y a trop d’étrangers en France » (enquête Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, l’Institut Montaigne et le CEVIPOF, réalisée du 25 au 27 août 2021) ;

61 % des personnes interrogées estiment que le Grand Remplacement va intervenir en France et 67 % s’en inquiètent (sondage Harris Interactive pour Challenges, réalisé les 16 et 17 octobre 2021) ;

63 % des sondés estiment qu’« il y a trop d’immigrés en France » (étude OpinionWay pour Le Figaro, réalisée du 23 décembre 2021 au 10 janvier 2022) ;

92 % des personnes interrogées demandent l’application de la perpétuité réelle pour les crimes les plus graves (sondage CSA réalisé pour l’Institut pour la justice [IPJ], réalisé du 8 au 10 juin 2021) ;

92 % des personnes interrogées se déclarent favorables au durcissement de la justice face aux délinquants (enquête de l’institut CSA pour CNews, réalisée les 12 et 13 octobre 2021).

Le déclin de la gauche

– Près d’un tiers des personnes interrogées (32 %) se classent politiquement à droite et 11 % à l’extrême droite, soit un total de 43 %, contre respectivement 26 % et 7 % il y a cinq ans.

Dans le même temps, toujours selon ce « baromètre de la confiance politique », 17 % des Français se disent de gauche et 6 % se placent à l’extrême gauche, tandis que 14 % s’estiment au centre et 20 % ne se prononcent pas (étude OpinionWay pour Le Figaro, réalisée du 23 décembre 2021 au 10 janvier 2022).

50 % des personnes interrogées considèrent que le nucléaire est un atout pour le pays. Seulement 15 % pensent qu’il constitue un handicap. Ils étaient 34 % en 2019 (enquête BVA réalisée du 3 au 6 mai 2021).

Emmanuel Macron : un bilan négatif

– Seules un quart des personnes interrogées (28 %) déclarent avoir confiance dans l’action du gouvernement pour limiter les effets de la hausse des prix de l’énergie (sondage OpinionWay-Square pour Les Échos et Radio Classique, réalisé les 13 et 14 octobre 2021).

– Plus d’une personne interrogée sur deux (54 %) estime que la démocratie ne fonctionne pas bien en France aujourd’hui. L’étude souligne par ailleurs une dégradation de l’état démocratique du pays sous la présidence d’Emmanuel Macron. 48 % des Français interrogés jugent en effet que celui-ci s’est détérioré au cours du quinquennat actuel ; les citoyens doivent prendre une part plus importante dans le processus de prise de décision politique pour 84 % des personnes interrogées (sondage Ifop réalisé pour le think tank Décider ensemble, réalisé du 30 novembre au 1er décembre 2021).

– Pour 59 % des personnes interrogées, l’action du gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire est « négative », un chiffre en hausse de huit points depuis novembre dernier (baromètre Odoxa pour BFM Business, Aviva et Challenges, réalisé les 5 et 6 janvier 2022).

– Les opinions positives envers le chef de l’État baissent de quatre points en un mois, à 37 % de satisfaction. Dans le même temps, 60 % des personnes interrogées se déclarent mécontentes de la politique du président, une cote de désamour en progression de cinq points. 69 % jugent le bilan d’Emmanuel Macron en matière de sécurité négatif, contre 31 % qui l’estiment positif. Un chiffre en net recul par rapport aux débuts du quinquennat : en avril 2018, il se situait à 41 % d’opinions positives (sondage Ifop pour le JDD, réalisé du 14 au 20 janvier 2022).

Michel Geoffroy
03/02/2022

Michel Geoffroy
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