Exclusivité Polémia Médias : pourquoi ils aiment les Français confinés

Médias : pourquoi ils aiment les Français confinés

Médias : pourquoi ils aiment les Français confinés

Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère ♦ Les médias n’aiment pas le déconfinement. Ils n’aiment pas la circulation de la liberté. Ils adorent le téléspectateur passif.


La peur, meilleure alliée de l’idéologie dominante

Celui qui, cloitré et vautré sur son canapé, consomme au-delà du raisonnable l’information-désinformation en continu. C’est bon pour l’audience. C’est bon pour matraquer l’idéologie médiatique. Cette idéologie a un allié principal : la peur. Quand on a peur, ce qui reste d’esprit critique disparait comme une vulgaire barrière immunitaire. L’immunité à la propagande médiatique a objectivement et fortement reculé.

Dernier exemple : les foyers d’infection — pardon, les clusters — du week-end en Dordogne et dans la Vienne. La délectation médiatique vis-à-vis de ces deux épisodes est révélatrice. Grande joie à montrer du doigt, depuis Paris, ces bouseux de la zone verte qui se croyaient à l’abri. Comme par hasard à 48 heures du déconfinement, on a trouvé de quoi terrifier et annoncer une deuxième vague du virus, alors qu’il ne peut y avoir éventuellement de deuxième vague que plusieurs jours après le déconfinement, mais pas avant. On annonce en fait ce que l’on souhaite : la poursuite d’une opinion craintive et captive.

En Dordogne il y a eu bien d’autres clusters dont un particulièrement important dans un camp de « gens du voyage » c’est à dire de Roms ou de Gitans. Ces clusters n’ont inquiété personne et n’ont pas été médiatisés car ils n’étaient pas politiquement corrects. Comme par hasard, on n’en a pas trouvé en banlieue — non, en en Dordogne. Car pendant l’épidémie, la manipulation médiatique continue, et plus fort que jamais.

Il faudrait faire une étude sur le nombre de sujets concernant la Seine-Saint-Denis par rapport au reste de la France. On a presque l’impression que seul ce département et ses populations intéressent le gouvernement et les médias de connivence immigrationiste. La Seine-Saint-Denis a été volontairement hypertrophiée en oubliant l’essentiel, soit l’absence de responsabilité totale de populations en France, mais hors la France. Qu’elles s’infectent entre elles, finalement ,c’est leur problème, mais elles sont maintenant déconfinées comme tout le monde et circulent à toute heure.

La France d’« Intouchable »

Pour les médias, c’est clair la France du confinement, c’est le scénario du film « Intouchable ». Un pays de vieux Blancs sauvés par des immigrés et accessoirement par des femmes. Le monde réel aurait donc plus vite que prévu rejoint leur mondé rêvé. Sauf que tout cela est dû à un prisme déformant et à une sélection arbitraire dans ce qui est montré. Où sont passé les médecins d’origine européenne ? Ils pérorent encore un peu sur les plateaux télés où l’on veille à la diversité, mais on ne les voit jamais à l’hôpital. A l’hôpital il n’y a que le personnel admirable et coloré qu’on applaudit tous les soirs. Les reportages se sont multipliés sur les issus de l’immigration qui ont sauvé notre système et ces ingrats de Français de souche. Même mise en avant des métiers féminisés, l’infirmière plutôt que l’infirmier sauf membre d’une encore minorité visible. L’épidémie aura permis à l’idéologie médiatique de se répandre, et pas à moindre bruit mais avec une virulence accrue. Personne n a pu y échapper car quand on voulait s’informer sur le virus — et qui ne le voulait pas ? — on était en permanence manipulé et instrumentalisé, même par le biais des publicités recyclées « déconfinement »

Il est donc urgent de retrouver nos libertés et de se déconfiner des médias. Certes, il y a un risque, mais il ne doit pas nous empêcher de vivre en hommes libres à l’esprit critique. Il faut retrouver le courage de demander des comptes aux coupables d’une gestion désastreuse de cette épidémie et à leurs complices médiatiques. Ils n’ont pas su nous protéger, mais ils se sont servi de leur incompétence pour renforcer leur totalitarisme idéologique. Et ce virus-là ne disparaîtra pas avec les beaux jours.

Pierre Boisguilbert
13/05/2020

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public

Cet article vous a plu ?

Je fais un don

Soutenez Polémia, faites un don ! Chaque don vous ouvre le droit à une déduction fiscale de 66% du montant de votre don, profitez-en ! Pour les dons par chèque ou par virement, cliquez ici.

Je m'abonne

Trois fois par semaine dans votre boîte aux lettres électronique, la Lettre de Polémia.
 

Stéphane Ravier sur l’immigration : « Je suis convaincu de la réalité du Grand Remplacement ! » [Rediffusion]

En cet été 2020 qui vient apporter un peu de calme après des mois de tensions en tous genres,...

Le retour du racialisme – La revue de presse de Radio Courtoisie

Par Michel Leblay et Laurent Artur du Plessis ♦ La revue de presse du Libre journal de...

La novlangue managériale, un instrument de manipulation au service du pouvoir

Par Victor-Isaac Anne, journaliste pour Valeurs Actuelles ♦ La généralisation de la...

Un regard écologique sur le Covid-19 – Fonction écologique des virus

Par Frédéric Malaval, essayiste, auteur de Vers l’EcoHumanisme ♦ La crise du Covid-19 est...

I-Média n°309 – Quand le Rwandais incendie, les médias enfument

Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours...

Pierre de Meuse : quelle stratégie contre la dictature des minorités ?

Par Pierre de Meuse, écrivain, essayiste et docteur en droit ♦ Les déboulonnages de...

Le « nouveau monde », en guerre contre l’autorité

Par Laurence Maugest, essayiste ♦ Du « faire table rase du passé » révolutionnaire à la...

Contrôleur général des prisons : le cancer droit-de-l’hommiste

Par Maxime Jacob, diplômé de science politique, Gilet jaune et coauteur avec Fiorina Lignier du...

I-Média n°308 – Crime de Lyon et cathédrale en feu

Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours...

L’insécurité en France n’est pas qu’un sentiment, c’est une réalité !

Par Paul Tormenen, juriste ♦ Une gendarme écrasée par une voiture conduite par un...