Exclusivité Polémia Le virus chinois, triomphe des Gilets jaunes

Le virus chinois, triomphe des Gilets jaunes

Le virus chinois, triomphe des Gilets jaunes

Par Maxime Jacob, diplômé de science politique, Gilet jaune et coauteur avec Fiorina Lignier du livre Tir à vue, aux éditions Via Romana ♦ Certains ont dit que le virus chinois était venu à bout des Gilets jaunes car ils ne peuvent plus manifester. C’est aller bien vite en besogne, et ne regarder la réalité que par un petit bout de la lorgnette. En réalité, cette épidémie a donné raison aux Gilets jaunes sur toute la ligne. La réalité a fait triompher leur vision et leurs revendications. Ils s’opposaient à la mondialisation, à la désindustrialisation, à la dégradation des services publics, aux élites et à la préférence étrangère. Sur tous ces thèmes, le virus chinois a démontré que les Gilets jaunes avaient raison et que leurs revendications étaient légitimes.


La mondialisation

Les Gilets jaunes, dépeints par la presse du système et ses soutiens comme des abrutis, avaient demandé le retour, non pas simplement du contrôle aux frontières, mais des frontières elles-mêmes ! La frontière n’est pas le mal, c’est une limite entre nous et les autres. Elle sert à nous protéger. Il est donc normal (et même indispensable) qu’un État contrôle ses frontières. Pourtant quand le Covid-19 se déclare en Chine, rien n’est fait. Enfin si, quand même, excusez-moi, le ministre de la Santé Buzyn met des affichettes dans les aéroports. Le gouvernement et la presse du système nous disent : « le virus n’a pas de passeport, donc fermer les frontières est inutile ». Je ne vais pas vous faire l’affront d’expliquer pourquoi il s’agit là de foutaises. En réalité dans l’esprit de ces progressistes, les frontières sont « le mal » et elles ne peuvent avoir d’intérêt. En refusant de fermer nos frontières par idéologie, le gouvernement s’est rendu coupable de l’importation du virus chinois. D’autant plus que Buzyn a affirmé avoir informé le président et le gouvernement du danger que représentait ce virus, dès début janvier. Ils savaient et ils n’ont rien fait pendant des semaines. Ce sont des criminels ! En attendant, nous derrière notre téléviseur avec seulement quelques bribes d’informations, nous avions compris qu’il fallait fermer ces frontières. Les Gilets jaunes avaient raison, il faut avoir et contrôler ses frontières. Ce sera finalement fait (en partie) mais bien trop tard. À défaut d’avoir fermé les frontières françaises assez vite, nous voilà enfermés chez nous.
Même si certains les croyaient bazardées à tout jamais, partout dans le monde la même réaction : voilà les frontières de retour. C’est une réaction saine et logique. Le dogme du libre-échange et des frontières ouvertes en a pris un coup dans l’aile. Un point pour les Gilets jaunes, zéro pour le système.

Le coronavirus, peste noire pour le mondialisme

La désindustrialisation

Ces prolétaires des ronds-points (qui réclamaient simplement de travailler) nous avaient montré le visage de cette triste France désindustrialisée. Dans le livre de ma compagne Fiorina Lignier, Tir à vue, j’étais revenu, au détour d’un chapitre, sur la désindustrialisation de notre région picarde. Une véritable hécatombe. Malheureusement, ce n’est pas propre à cette région. Partout en France le constat est le même. Les industries quittent le pays. Les Gilets jaunes, victimes de cette désindustrialisation, réclamaient du protectionnisme et le retour des outils de production en France. La crise du virus chinois leur a donné raison. Nous découvrons que notre production de masques est dérisoire, la production a été délocalisée là où les travailleurs coûtent moins cher. Par exemple Plaintel, PME des Côtes-d’Armor qui produisait des masques, les actionnaires américains l’ont délocalisée en Tunisie. La production de respirateurs en France, oubliée. Nous n’avons pas été capables d’aider nos frères italiens qui ont dû les acheter à la Chine. La dernière entreprise de production d’oxygène médical française (et européenne), Luxfer, a fermé en 2019. Les actionnaires ont préféré délocaliser pour augmenter leurs profits (sans oublier que les tests et les médicaments dont nous manquons sont produits eux aussi à l’autre bout du monde pour les mêmes raisons). Voilà comment on fabrique des Gilets jaunes : on ferme les entreprises en France pour aller produire à l’étranger. Ceci dans l’unique but d’augmenter les marges des actionnaires rapaces de quelques pourcents. Tout ne doit pas être laissé au marché. Il faut le retour de l’État stratège, capable de nationaliser les entreprises stratégiques (si c’est nécessaire). Il faut aussi du protectionnisme : pourquoi importer ce qui pourrait être produit en France ? Sans souveraineté industrielle, nous sommes aujourd’hui à attendre le bon vouloir des Chinois pour nous approvisionner en matériel médical. Aussi, nous sommes soumis à la concurrence des nations pour l’achat de marchandises médicales. Sans oublier que nous risquons, comme les Turcs l’ont fait avec les Italiens, le blocage de nos commandes. Cette crise sanitaire nous rappelle qu’il est nécessaire qu’un État soit souverain dans de nombreux domaines. Celui de la santé en fait partie (au même titre que l’alimentation, le secteur militaire, informatique…). La France doit retrouver sa souveraineté. 2-0 pour les Gilets jaunes.

La bureaucratisation de l’hôpital

Lors de la révolte des Gilets jaunes, les manifestants avaient rappelé que les services publics en France n’étaient pas pour tous (désertification) et qu’ils se dégradaient. Le virus chinois nous l’a montré. Pour faire face à une crise sanitaire exceptionnelle, il faut que l’hôpital ait des lits supplémentaires pour répondre à l‘afflux de patients. Or à Amiens (où je vis), déjà en temps normal, il faut parfois ouvrir de nouveaux lits de réanimation provisoires. Le système hospitalier est à flux tendu, aucune marge de manœuvre ou presque. Ceci à cause des hauts fonctionnaires de Bercy. Ils ne raisonnent qu’en termes de coûts et de statistiques. Pour réduire les coûts, car un lit vide ça prend de la place et ça coûte, il faut faire monter les taux d’occupation des services de réanimation. Comment faire augmenter les taux d’occupation ? En supprimant les lits vides (qui ne servent qu’en cas de crise exceptionnelle). Aussi, entre 2002 et 2018, l’hôpital public a perdu 71 000 lits en hospitalisation longue (alors que la population a augmenté). Sans oublier qu’une partie des moyens alloués au ministère de la Santé sont absorbés dans la bureaucratisation à outrance avec la création des ARS (agences régionales de santé) ou la DGS (direction générale de la santé) qui a des services de stratégie, qualité, aide de prise à la décision, performance, veille et sécurité sanitaire, préparation aux crises, réponse aux urgences… Il y a sûrement des économies à faire ici, il faut moins de bureaucrates et plus de médecins. Le cas de l’AME, qui absorbe plus d’un milliard d’euros des budgets de l’hôpital, est aussi une piste évidente à étudier pour faire des économies. Les Gilets jaunes avaient sonné l’alarme sur la qualité des services publics en baisse et sur le manque de moyens, nous l’avons vu avec des soignants équipés de sacs-poubelles, sans masque, et la panique pour créer des lits de réanimation. La santé n’est pas un « marché », on ne peut pas toujours raisonner en matière de coûts. 3-0 en faveur des Gilets jaunes.

Des élites incompétentes

Le mouvement des Gilets jaunes a vivement contesté les élites, qu’elles soient politiques, économiques, médiatiques… Il n’est pas mauvais qu’il y ait des élites, bien au contraire. Tout le monde n’a pas les compétences nécessaires pour diriger l’État par exemple. Cependant, avec les fonctions qu’elles exercent, les avantages de leurs fonctions (comme des salaires élevés) et les responsabilités qu’elles ont, elles doivent se montrer compétentes. Or la crise du virus chinois a dévoilé, une fois de plus, leur incompétence. Qu’ont fait les hauts fonctionnaires du ministère de la Santé depuis début janvier pour préparer cette crise ? Leur ministre les avait pourtant informés de la situation chinoise. Qu’a fait Macron depuis le 11 janvier date à laquelle son ministre de la Santé l’a averti des risques ? Et ce dernier, qu’a-t-il fait ? Il a envoyé 17 tonnes de masques et de solution hydroalcoolique en Chine. En voilà un ministre compétent et capable de protéger les Français. Résultat, les hôpitaux n’ont plus rien. Le cas des stocks de masques est un exemple flagrant. Les hauts fonctionnaires de Bercy, qui imposent des budgets toujours plus serrés, ont contraint les hôpitaux à ne pas renouveler leurs stocks de masques, et l’État en a fait de même pour économiser quelques millions. De plus, il faut se rappeler que Jérôme Salomon, qui compte les morts tous les jours, avait été prévenu il y a deux ans que les stocks de masques étaient largement insuffisants. Qu’a-t-il fait ? Pourquoi n’a-t-il pas fait recréer un stock stratégique ? Comme ils n’avaient pas de quoi nous protéger, le ministre de la Santé (Véran), le directeur général de la Santé (Salomon), le porte-parole du gouvernement (Ndiaye)… tous nous ont affirmé que les masques étaient inutiles. Comment ont-ils pu prétendre cela ? Et je n’évoquerai même pas le cas des militaires de l’Oise qui ont rapatrié les Français de Wuhan – personne n’a jugé bon de les tester – ou le fait qu’on change de ministre de la Santé en pleine crise sanitaire.
En ce qui concerne les élites médiatiques, elles n’ont pas été à la hauteur. Enfin, pas à la hauteur pour nous informer, mais, pour assurer la propagande, nous pouvons compter sur elles. Elles ont relayé servilement la communication du gouvernement, encensé les prises de parole du président de la République, n’ont pas fait d’enquête sur les dessous de la crise (excepté Mediapart au sujet des masques)… Une illustration : comment étaient traités par la presse ceux qui demandaient la fermeture des frontières ? Ce n’était pas possible, c’était le retour des heures les plus sombres de notre histoire… Pour finalement entendre cette même presse, quand le gouvernement s’y résout, acquiescer à la mesure. Il faut aussi se rappeler leur changement de position au sujet des masques, passant de « ça ne sert à rien » à « le masque est indispensable ».
Aussi la bureaucratie a manqué de souplesse et de capacités d’adaptation. Il a fallu attendre un mois pour que les laboratoires vétérinaires ou de recherche puissent se charger des tests dont nous manquons tant. Ils avaient les savoir-faire, mais il faut un mois pour signer une autorisation.

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Alors, oui, les Gilets jaunes avaient raison de contester les élites. Le bon sens populaire face aux élites l’a emporté. Nous savions qu’il fallait fermer les frontières, tester massivement, porter des masques… Au lieu de ça, ils décident de fermer les forêts. C’est d’ailleurs bien une décision typiquement parisienne. Ils pensent que la France entière vit comme dans la capitale avec une concentration de population extraordinaire. Fermer les parcs, les massifs montagneux, les forêts est l’illustration du jacobinisme français, de ces décideurs parisiens qui imposent leurs décisions purement parisiennes à la province.
La caste de hauts fonctionnaires et de politiques qui dirigent le pays a empêché la France d’avoir les moyens de faire face au coronavirus ; et en plus ils ont tardé sur toutes les décisions qu’il fallait prendre. Ces personnes au pouvoir ne sont pas assez compétentes par rapport aux fonctions qu’elles occupent et aux responsabilités qu’elles ont. Il s’agit quand même de la vie de nos aînés. Encore un point pour les Gilets jaunes, 5-0.

La France confinée contre la France en gilet jaune

La préférence étrangère

Les Gilets jaunes en étaient les victimes au moment de leur soulèvement, ils en sont encore les victimes pendant la crise du virus chinois. Avec Fiorina Lignier nous détaillons plus longuement ceci dans notre livre. Mais prenons ici un exemple : la préférence étrangère en matière scolaire. On ferme les classes dans les campagnes (où vivent les Gilets jaunes) pour doubler les classes de CP et CE1 dans les banlieues de l’immigration. On peut aussi parler de la répression policière très violente contre les Gilets jaunes, souvent pacifiques (cas de Fiorina Lignier), qui perdent des yeux et des mains, alors que, dans les banlieues de l’immigration, les émeutiers autrement plus violents y échappent. Les exemples de préférence étrangère sont nombreux dans notre pays, nous n’allons donc pas tous les détailler ici. Nous allons plutôt nous intéresser à ce qui se passe maintenant. Pendant que la gendarmerie traque avec des hélicoptères les randonneurs dans les massifs montagneux, qu’une gamine qui va abreuver son cheval ou qu’une femme qui va saluer derrière la fenêtre d’un Ehpad son mari sont verbalisées, la police a ordre de ne pas « intervenir dans les quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan ». Certains me diront : « c’est une exagération, ce n’est que dans le département du Calvados que ces consignes ont été diffusées ». Je pense plutôt que ce n’est que dans le Calvados qu’elles ont été écrites. Ces consignes proviennent sûrement du ministre de l’Intérieur Castaner, et sont à appliquer sur tout le territoire. Pendant que les Français sont traqués par les autorités et empêchés de se promener en montagne, on autorise les musulmans à se réunir au nom de leur religion. La voilà, la préférence étrangère. Et avant le début du ramadan, le sous-ministre de l’Intérieur, Nuñez, avait donné ordre aux préfets de ne pas envoyer leurs hommes dans les banlieues de l’immigration. La police française n’ayant pas les moyens de contrôler ces zones, il faut les laisser gérer, elles seules, leur (non-)confinement. Et quand la police intervient, c’est le déclenchement de rassemblements qui peuvent dégénérer en émeutes. Rappelons-nous ce qui est arrivé à la policière de Beauvais qui s’est fait fracasser le crâne avec un pavé alors qu’elle contrôlait les attestations de sortie dans une de ces zones de non-France.
J’ai parlé un peu plus haut de la violente répression policière qu’avaient subie les Gilets jaunes. Eh bien, pour les banlieues de l’immigration qui sont mises à sac en ce moment même, les consignes pour les policiers qui interviennent sur place sont : la retenue et éviter le contact. Il ne faudrait pas blesser un émeutier afro-musulman, nous pourrions revivre une affaire Théo.
Il existe donc bien une préférence étrangère en France. Pour les ruraux, le système ne donne rien et ne leur épargne rien. Pour les banlieues de l’immigration cependant, en plus des milliards déversés au nom de la « politique de la ville », il y a des consignes de confinement différentes, plus souples qu’ailleurs. Le constat des Gilets jaunes est vérifié, 6-0. Fin de la partie. Le système avait tort, les Gilets jaunes avaient raison.

Fiorina et Adnane : selon que vous serez Français de souche ou Afro-musulman…

Pour conclure, les élites nous ont montré à quel point elles sont incompétentes et incapables de nous protéger. Heureusement que ce virus n’est pas aussi mortel que la peste, sinon il manquerait déjà un million de Français. Si nous n’étions pas prêts et si nous sommes dans l’incapacité de faire face, c’est à cause de l’idéologie sans-frontiériste et libre-échangiste de ceux qui nous dirigent. Refuser de fermer les frontières a accéléré la diffusion du virus. Refuser la souveraineté nationale nous a privés de tout. La France est dépendante des étrangers. Ces idiots disaient que les stocks de masques étaient inutiles car il suffirait d’en acheter à la Chine en cas de besoin. Ceci dans le but d’économiser quelques millions. Ils n’ont pas pensé que le monde entier allait vouloir en acheter en même temps. Et encore plus bête, ils n’ont même pas remarqué que toutes les grandes épidémies du XXe siècle (hormis le VIH) venaient de Chine. La presse, quant à elle, est là quand il faut se jouer de Trump. Cependant, quand notre gouvernement raconte des âneries du même niveau que Trump (qui au moins n’affirme pas, mais propose simplement) au sujet des masques, aucune remarque de sa part. En ce qui concerne la préférence étrangère, ce n’est qu’une nouvelle illustration de ce principe, et malheureusement ce n’est pas près de s’arrêter.

Alors, quelles solutions ? Critiquer, oui, mais que proposons-nous ? Le retour au bon sens populaire tout simplement. En finir avec le mondialisme. Souveraineté nationale et réindustrialisation du pays, plutôt que libre-échange. En finir avec la préférence étrangère, vider les banlieues de l’immigration des allogènes et réaffirmer le droit à la discrimination. Enfin, en ce qui concerne la presse, et c’est là où nous pouvons avoir le plus d’influence, aider financièrement et promouvoir la presse alternative.

Maxime Jacob
07/05/2020

Source : Correspondance Polémia

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