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Le syndrome d’Ajaccio ou les portes de l’enfer

Le syndrome d’Ajaccio ou les portes de l’enfer

Eric Delcroix, juriste, écrivain, essayiste.

La question de la délinquance ethnique

La police d’Ajaccio retrouvera ou non les auteurs de l’agression perpétrée contre les pompiers aux cris de « Sales Corses de merde ! », alors qu’ils avaient été appelés pour un feu probablement allumé à dessein.

Mais, quoi qu’en disent les autorités morales de l’oligarchie politico-médiatique décadente, ce sont bel et bien les manifestants corses qui ont eu la réaction appropriée.


En effet, ce genre d’agression, connu de nos banlieues redessinées par quarante ans d’immigration extra-européenne, ne relève pas du droit commun au sens ordinaire du terme. Les auteurs n’agissent pas pour un profit individualiste, par exemple pour voler tel ou tel objet. L’intérêt social de ce genre de délinquance est de révéler l’expression spontanée d’une intolérance collective, en soi parfaitement naturelle.

Le mobile de ce type d’agresseurs réside dans le besoin de certains habitants, ici de la ZUS (*) des Jardins de l’Empereur, de signifier « Nous sommes ici chez-nous, les Corses ou les Français, pompiers, policiers ou non, n’y ont plus leur place ».

Mais les pouvoirs publics sont plus remontés contre les manifestants corses qui, eux, ont compris la question instinctivement. L’instinct, nos dirigeants n’en ont plus même le sens…

Les droits de l’homme rendent la question insoluble

L’idéologie dite républicaine a pour socle les droits de l’homme, dans leurs différentes déclinaisons – pour faire court : française avec la Déclaration de 1789, européenne avec la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, ou mondiale avec la Déclaration universelle des droits de l’homme (ONU, 1948). Il s’agit là d’une idéologie totalitaire mais purement individualiste.

Or, n’en déplaise aux malheureux bobos fêtards du Bataclan, l’individu n’existe pas en dehors d’un tissu social déterminant qui impose sa logique collective, consciente ou non, réprimée ou non.

La réduction des êtres à leur seule individualité, si elle permet le bon fonctionnement d’une politique pénale de droit commun au sein d’une société donnée, ne permet pas de pallier les poussées de fièvre collectives d’ordre ethnique. Et pourtant, dans le chaos ethnique induit par notre classe politique depuis Pompidou, c’est une nouvelle criminologie adaptée qu’il faudrait développer pour comprendre et pallier ce genre de phénomènes.

L’enfer est pour demain

Mais la répression des délits d’opinion, niés mais plus présents que jamais dans notre histoire moderne, s’y oppose. Quel criminologue oserait braver les lois Pleven (1972), Fabius-Gayssot (1990) ou Perben II (2004) ? Quel criminologue oserait braver les autorités judiciaires, universitaires et médiatiques ? Aussi ne peut-on pas vraiment expliciter l’impossibilité du « vivre ensemble ». Le « vivre ensemble » est un dogme. Un dogme socialement délétère. Aucun ordre moral ne pourra empêcher la xénophobie dont nous savons, par l’histoire et la biologie, combien elle est naturelle.

Tout est fait pour que l’on ne puisse pas voir venir les désordres, prémices d’une guerre civile dont les causes relèvent de la responsabilité de la classe politico-médiatique, des juges et de l’oligarchie mondialiste.

L’enfer est pour demain. Et personne ne pourra nous en prévenir, même si certains Corses l’ont déjà bien ressenti. D’instinct…

Eric Delcroix
30/12/2015

(*) Zone urbaine sensible.

Correspondance Polémia – 30/12/2014

Image : Ajaccio, camion de pompiers aux vitres brisées par les émeutiers : véritable «guet-apens» qui s’est soldé par deux pompiers et un policier blessés.

 

 

 

 

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