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Le néo-FN est-il réellement contre l'immigration ?

Immigration. Heurs et malheurs du discours FN ?

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Par André Murawski, conseiller régional (ex-FN/RN) des Hauts-de-France ♦ L’immigration est devenue le problème historique principal de la France et de l’Europe, c’est aussi une préoccupation majeure des électeurs. Et qui sera au cœur des élections européennes de juin 2019. Paradoxalement, Marine Le Pen a fait passer ce sujet au second plan lors des élections présidentielles de 2017 ce qui a contribué à amplifier son échec. Néanmoins elle semble aujourd’hui replacer au-devant de la scène les questions de coût et d’insécurité liées à l’immigration. Étrangement toutefois le programme réel du néo-FN paraît en retrait par rapport aux positions des années 1980. Et Marine Le Pen semble apeurée (comme Wauquiez et Dupont-Aignan d’ailleurs) à l’idée de prendre en compte la réalité du Grand Remplacement pourtant décrit avec force par des intellectuels comme Renaud Camus et Eric Zemmour. De même le souci de la défense civilisationnelle de l’identité européenne et chrétienne n’est pas pris en compte avec la même vigueur que par des hommes politiques de gouvernement comme Salvini et Orban. Pour éclairer cette situation – étrange – Polémia publie un document d’analyse historique d’André Murawski sur l’évolution des prises de position du FN sur l’immigration. Polémia.


Le 14 juin 2018, un sondage révélait que l’immigration et le terrorisme arrivaient en tête des préoccupations des Français[1]. Exception faite de la gauche alter mondialiste, la quasi-totalité de la classe politique admet désormais que l’immigration issue d’autres espaces civilisationnels, souvent pudiquement désignée par le terme de « migrations » ou encore par l’expression « phénomènes migratoires », représente le premier défi qui se pose à la société française en ce début de XXIe siècle. Un défi d’ailleurs étendu à l’ensemble des pays d’Europe dont les politiques différent parfois radicalement, allant du welcome allemand aux conséquences inattendues et même dramatiques pour le Peuple « accueillant », au refus pur et simple constaté en Hongrie, mais aussi en Pologne, en Slovaquie, en République Tchèque, en Autriche et, maintenant, en Italie.

En France, plusieurs partis politiques ont adopté au fil des ans des positions visant à relever le défi de l’immigration, qu’elle soit illégale ou même légale, avec des fortunes diverses. Mais il faut bien admettre que, dans l’esprit du public, un seul parti politique a représenté et représente toujours, au moins pour une part significative de l’électorat, l’opposition à l’immigration : c’est le Front national, récemment rebaptisé « rassemblement ».

La conviction de nombreux Français selon laquelle le parti présidé par Madame Le Pen serait un rempart contre l’immigration est-elle fondée ? Une mise en perspective historique du discours frontiste amène à prendre du recul et à constater des évolutions peu connues du grand public.

Années 1970, JMLP peu sensible au thème de l’immigration

Selon le témoignage du journaliste, écrivain et ancien membre du Bureau politique Roland Gaucher, le Front national est né le 5 octobre 1972[2]. A cette époque, Jean-Marie Le Pen, qui est resté président pendant 39 ans, ne considérait pas l’immigration comme un sujet prioritaire, comme l’indique Martin Peltier : « En 1973, ce n’est pas lui qui mit l’immigration au centre du programme du FN. Le fiscalisme et l’environnement, l’anticommunisme lui tenaient plus à cœur[3]. » Toutefois, le thème de l’immigration était porté par une des « tendances » représentées au sein du nouveau parti. Ainsi, « le 21 juin 1973, le premier grand meeting « Contre l’immigration sauvage » est organisé à la Mutualité par une seule des composantes du FN, Ordre Nouveau, avec seulement le soutien de la direction fédérale[4]. » Ce jour-là, « Le Pen juge le slogan choisi (Halte à l’immigration sauvage) « inepte » et « provocateur ». Pour les chefs d’Ordre nouveau, le « Vieux », comme on l’appelait, est enfermé dans la nostalgie de l’Empire, à l’heure où il faut, au contraire, « défendre l’occident contre de nouvelles invasions barbares ».[5] »

On constate donc qu’aux débuts du Front national, son président, Jean-Marie Le Pen, ne considère pas que l’immigration pourrait constituer une menace pour la France. Comme l’écrivent les essayistes Philippe Cohen et Pierre Péan, son opinion va évoluer : « C’est François Duprat qui convainc Le Pen de reprendre la thématique de la lutte contre l’immigration. Il utilisait pour cela deux arguments. D’abord, il ne fallait pas laisser le créneau au PFN ; ensuite, c’était un bon moyen de recoller aux anciens de l’Algérie française qui ne comprenaient pas pourquoi les Algériens venaient en France après les avoir chassés de leur pays[6]. » Ainsi si l’on en croit ce témoignage, si le président du Front national accepte peu à peu de prendre la question de l’immigration en considération, ce n’est pas nécessairement par conviction profonde mais plutôt pour des raisons tactiques : ne pas abandonner ce discours à un parti concurrent ; tenter de séduire un électorat contraint de quitter l’Algérie en 1962 et sensible à l’immigration originaire de ce pays « perdu ». Les choses vont changer avec l’arrivée au Front national de cadres plus sensibles aux questions de civilisation et davantage conscients des risques que l’immigration peut faire courir à l’identité et à la cohésion nationales.

Le programme de 1985 place l’immigration au cœur du discours du FN

Le début des années 1980 marque les premiers véritables succès électoraux du Front national sur le plan local. Le principal artisan de ces succès n’est pas Jean-Marie Le Pen, mais Jean-Pierre Stirbois. A Dreux en 1983, un patient travail d’implantation permet à la liste conduite par Stirbois de recueillir 16,7 % des voix au premier tour en s’appuyant sur la thématique de l’immigration dans une ville où le taux de chômage (10 %) coïncide avec une immigration importante (23 %). Au second tour, l’union à droite se réalise car la liste UDF-RPR fusionne avec le Front national et remporte l’élection avec 56,7 % des voix[7].

En 1985, la direction du Front national s’étoffe avec les ralliements de hauts fonctionnaires qui vont professionnaliser le parti, mais aussi lui donner un corpus doctrinal cohérent. Fondateurs du Club de l’Horloge, Bruno Mégret et Jean-Yves Le Gallou dépassent l’anticommunisme boutiquier qui prévalait jusqu’alors et plongent les sources du discours du Front national dans les fondements de la civilisation européenne[8] et son inspiration dans l’identité nationale[9].

« Pour la France », le livre-programme du Front national publié en 1985, reflète bien cette orientation. Il pose d’abord que les étrangers qui se sont installés en France à titre provisoire n’ont aucunement vocation à y demeurer[10]. Analysant le poids de l’immigration, le Front national estime le nombre des étrangers en France à hauteur de 5,5 à 6 millions, avec un accroissement annuel de l’ordre de 250 000 personnes par an[11]. L’objectif est alors de faciliter le retour au pays de 150 000 travailleurs étrangers par an, soit 400 000 à 450 000 avec les familles, soit encore près de deux millions de personnes en cinq ans[12]. Il s’agit très clairement d’inverser les courbes migratoires. Pour cela, le Front national expose le principe de la préférence nationale avec la révision du code de la nationalité, l’abandon de la pédagogie interculturelle à l’école, l’interruption du regroupement familial, l’expulsion des clandestins et des délinquants, le retour des chômeurs dans le pays d’origine, la réservation des allocations familiales et de l’aide sociale aux ressortissants français, une meilleure application de la convention de Genève sur les réfugiés, le lancement d’un plan épargne-retour, enfin, la mise en place d’une véritable priorité d’emploi pour les nationaux[13]. Ces principes et les propositions qui en découlent allaient inspirer l’offre politique du Front national pendant plus de trente ans.

Les programmes de 1993 et de 2001 confirment et précisent la place de l’immigration dans le discours du Front national

« Pour la France » était un ouvrage à caractère général de 200 pages divisées en 15 chapitres. En 1993 paraît « 300 mesures pour la renaissance de la France », qui se présente comme un programme de gouvernement. Ici, 18 chapitres sont abordés tout au long de 426 pages. Si Jean-Marie Le Pen en reste le préfacier, c’est sous la direction de Bruno Mégret que l’ouvrage collectif est rédigé, mobilisant une trentaine de contributeurs et un comité de rédaction composé de Bernard Anthony, Yvan Blot, Bruno Gollnisch, Jean-Yves Le Gallou, Jean-Claude Martinez, Thierry Martin et Pierre Milloz. La professionnalisation du Front national est palpable et on a aussi recouru à l’expertise du Centre d’études et d’argumentaires ainsi qu’à des personnalités du Conseil scientifique du Front national. L’ensemble étant remarquablement construit et argumenté[14].

Le thème de l’immigration constitue le premier chapitre de l’ouvrage, ce qui indique nettement quelle est la priorité. Ici, il s’agit de « renverser le courant[15] ». La mesure phare consiste à proposer de « rendre impossible l’immigration légale. En dehors de cas exceptionnels et sauf accords spécifiques passés avec certains pays, notamment ceux de la Communauté européenne, l’immigration légale sera définitivement interdite en France[16]. » Le projet est d’ « inverser les flux migratoires, donc organiser le regroupement familial des immigrés dans leur pays d’origine[17]. » Ce projet est motivé par des considérations de sécurité intérieure, mais aussi par une nécessaire réduction des charges publiques. « La politique d’inversion des flux migratoires que nous préconisons par ailleurs, provoquera dans un premier temps une économie annuelle de 15 milliards pour l’Etat et de 30 milliards pour les organismes sociaux[18]. » Par ailleurs, « la politique de l’immigration visant à l’expulsion systématique des clandestins et à l’inversion des flux migratoires contribuera à réduire considérablement l’insécurité en France[19]. »

Au mois de décembre 1998, Bruno Mégret est poussé à la scission. La majorité des cadres suit le délégué général en 1999 et la direction du Front national est décérébrée. Les élections présidentielles de 2002 pointent à l’horizon et c’est sous la direction de Bruno Gollnisch, qui a remplacé Bruno Mégret comme délégué général, qu’un nouveau livre-programme est réalisé en 20 chapitres répartis sur quelques 434 pages[20]. Le Centre d’études et d’argumentaires a disparu mais le Conseil scientifique du Front national est encore sollicité. Le comité de rédaction est composé de Louis Alliot, Michel Hubault, Thibault de la Tocnaye, Olivier Martinelli, Catherine Salagnac et Thierry Martin. Le programme présenté dans cet ouvrage est approuvé par le congrès de Paris d’avril 2000. Il s’inscrit dans la continuité du programme des 300 Mesures de 1993.

Cette fois, le thème de l’immigration n’est plus le premier chapitre, mais le troisième après un chapitre préliminaire sur « la France : l’universalité, la mémoire et le sacré » et un chapitre intitulé : « Famille : Accueillir la vie[21]. » Néanmoins, le chapitre consacré à l’immigration conserve l’idée générale d’ « inverser le courant[22]. » Les grandes tendances du programme mégrétiste sont conservées. Il s’agit de mettre fin à toute immigration. « En dehors de cas exceptionnels et sauf accords spécifiques passés avec certains pays, l’immigration légale sera totalement interdite en France[23]. » Le programme indique en outre la nécessité d’abroger le regroupement familial, de procéder à l’expulsion effective des immigrés clandestins et de « lutter contre le faux tourisme[24]. » Rien de bien nouveau ni de très original donc, mais à tout le moins l’essentiel des positions sur l’immigration sont-elles conservées.

La rupture des présidentielles de 2007

Les élections présidentielles de 2007 ont frappé les observateurs par un discours de Jean-Marie Le Pen assez inattendu. Le 20 septembre 2006 à Valmy, le président du Front national, peut-être sous l’influence de sa fille Marine, prononçait les mots suivants : « Oui, vous aussi Français d’origine étrangère, je vous appelle à communier sur nos valeurs, dans la mesure où vous respectez nos coutumes et nos lois, dans la mesure où vous n’aspirez qu’à vous élever dans ce pays par le travail, vous sommes prêts, comme nous le fîmes toujours par le passé, à vous fondre dans le creuset national et républicain, avec les mêmes droits, mais aussi les mêmes devoirs[25]. » Selon Philippe Cohen et Pierre Péan, « Marine Le Pen semble alors sous l’influence d’Alain Soral. Antisioniste radical et souvent, à ce titre, dénoncé pour antisémitisme, Soral pense que Le Pen peut conquérir un nouvel électorat de jeunes Arabes de banlieue[26]. » Une opinion consternante quand on sait que « la population musulmane reste très éloignée d’un tel vote (1 %) et garde, lorsqu’elle se rend aux urnes, un tropisme considérable pour les listes de gauche (78 %)[27].

Ayant succédé à son père à la tête du Front national lors du Congrès de Tours en janvier 2011, Marine Le Pen, peut-être poussée par le désir de « dédiaboliser » le parti dont elle a hérité, a introduit des changements qui, s’ils sont parfois passés inaperçus, n’en n’ont pas moins entraîné des modifications profondes dans le programme de ce parti politique. En particulier, le thème de l’immigration a été marqué par une rupture qui, si elle était connue des Français, aurait pu conduire des électeurs à se détourner de ce parti politique.

Pendant plusieurs décennies, le Front national a milité en faveur de l’inversion des courbes migratoires en France. Or, lors des élections présidentielles de 2017, cette position a été abandonnée. En effet, l’engagement 26 des 144 engagements présidentiels de Marine Le Pen était ainsi rédigé : « Réduire l’immigration légale à un solde annuel de 10 000. Mettre fin à l’automaticité du regroupement et du rapprochement familial ainsi qu’à l’acquisition automatique de la nationalité française par mariage. Supprimer les pompes aspirantes de l’immigration[28]. » On voit que là où le programme du Front national posait constamment la nécessité d’inverser ou de renverser le courant de l’immigration, Marine Le Pen ne souhaite plus que la réduire. Madame Le Pen se bornerait à l’accompagner en se fixant tout au plus pour but de la contrôler et de la ralentir. De même, là où le Front national proposait d’abroger le regroupement familial, Marine Le Pen proposait de mettre fin à « l’automaticité » du regroupement. Comment croire dans ces conditions qu’elle supprimerait les pompes aspirantes de l’immigration comme elle l’indique à la fin ? Cet engagement est une rupture avec un programme inchangé jusqu’alors pendant plusieurs décennies. Il indique que le Front national n’est plus ce qu’il était.

Cette rupture a été confirmée un an plus tard par les quelques députés du néo-front national. Dans un opuscule paru en avril 2018 et intitulé : « Asile / Immigration, Stopper, proposer et agir ! », il est indiqué la volonté de « réduire l’immigration légale[29] » là ou auparavant, le Front national souhaitait non seulement mettre fin à toute immigration, mais aussi inverser les flux migratoires. On observe donc avec incompréhension la position des députés du néo-front national qui consiste à accepter l’immigration comme une fatalité, à renoncer d’en inverser le courant et à présenter le simple ralentissement de l’immigration comme « une réelle opportunité d’assimilation des populations déjà présentes sur notre sol ainsi que de ces nouveaux arrivants[30]. » D’ailleurs, le 30 mai 2018, lors de l’émission Zemmour et Naulleau, Marine Le Pen a dit et répété à plusieurs reprises que, selon elle, « l’immigration est irréversible[31]. »

Au moment où l’immense majorité des Français considère à juste titre que l’immigration est le premier des défis que notre pays va devoir relever, le Front national qui, depuis plusieurs décennies, défendait une position claire en proposant l’arrêt de l’immigration et l’inversion des courbes migratoires accepte maintenant l’immigration comme un phénomène inéluctable et renonce désormais à contrarier ce phénomène. Pourtant, « le nouveau discours de Marine Le Pen n’explique qu’à la marge l’ampleur des ralliements au Front national depuis 2012 (…) et c’est sur la thématique migratoire que les nouveaux électeurs rejoignent le Front national[32]. » Si ces électeurs avaient conscience de la réalité des intentions de l’héritière de Jean-Marie Le Pen, sans doute se détourneraient-ils d’un parti politique qui, loin de porter leurs espoirs, est désormais de nature à y faire obstacle. Après le désastre du débat de l’entre deux tours des élections présidentielles et l’échec aux législatives qui a suivi, la désaffection des militants est constante. Une bonne information de l’opinion, les échanges d’idées nées de la droitisation de la société, les appels à l’union à droite peuvent contribuer au débat public et à une prise de conscience favorisant l’émergence d’une nouvelle offre politique qu’on ne peut qu’appeler de ses vœux, tant il semble évident que le néo-front national a renoncé à combattre l’immigration et qu’il ne porte plus, de ce fait, la moindre espérance.

André Murawski
21/09/2018

[1] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/06/14/97001-20180614FILWWW00364-sondage-immigration-et-terrorisme-en-tete-des-preoccupations.php

[2] Roland Gaucher, Les Nationalistes en France, tome I, Roland Gaucher éditeur, 1995.

[3] Martin Peltier, J’ai choisi la bête immonde, I.C.M., dépôt légal à parution.

[4] Martin Peltier, J’ai choisi la bête immonde, I.C.M., dépôt légal à parution.

[5] Philippe Cohen et Pierre Péan, Le Pen, une histoire française, Laffont, 2012.

[6] Philippe Cohen et Pierre Péan, Le Pen, une histoire française, Laffont, 2012.

[7] Philippe Cohen et Pierre Péan, Le Pen, une histoire française, Laffont, 2012.

[8] Yvan Blot, L’Héritage d’Athéna, Editions Les Presses Bretonnes, 1996.

[9] Sous la direction de Jean-Yves Le Gallou, La préférence nationale, Albin Michel, 1985.

[10] Jean-Marie Le Pen présente, Pour la France, programme du Front national, Albatros, 1985.

[11] Jean-Marie Le Pen présente, Pour la France, programme du Front national, Albatros, 1985.

[12] Jean-Marie Le Pen présente, Pour la France, programme du Front national, Albatros, 1985.

[13] Jean-Marie Le Pen présente, Pour la France, programme du Front national, Albatros, 1985.

[14] 300 Mesures pour la Renaissance de la France, Editions nationales, 1993.

[15] 300 Mesures pour la Renaissance de la France, Editions nationales, 1993.

[16] 300 Mesures pour la Renaissance de la France, Editions nationales, 1993.

[17] 300 Mesures pour la Renaissance de la France, Editions nationales, 1993.

[18] 300 Mesures pour la Renaissance de la France, Editions nationales, 1993.

[19] 300 Mesures pour la Renaissance de la France, Editions nationales, 1993.

[20] Pour un Avenir Français, Le programme de gouvernement du Front national, Editions Godefroy de Bouillon, 2001.

[21] Pour un Avenir Français, Le programme de gouvernement du Front national, Editions Godefroy de Bouillon, 2001.

[22] Pour un Avenir Français, Le programme de gouvernement du Front national, Editions Godefroy de Bouillon, 2001.

[23] Pour un Avenir Français, Le programme de gouvernement du Front national, Editions Godefroy de Bouillon, 2001.

[24] Pour un Avenir Français, Le programme de gouvernement du Front national, Editions Godefroy de Bouillon, 2001.

[25] Sylvain Crépon, Enquête au cœur du nouveau Front national, nouveau monde éditions, 2012.

[26] Philippe Cohen et Pierre Péan, Le Pen, une histoire française, Laffont, 2012.

[27] Le Front national, Pouvoirs n° 157, Seuil, avril 2016.

[28] Au nom du Peuple, 144 engagements présidentiels, Marine 2017.

[29] Stopper, proposer et agir ! Cahier d’actions, avril 2018.

[30] Stopper, proposer et agir ! Cahier d’actions, avril 2018.

[31] Tribune libre de Gilbert Montagnol, 4 juin 2018.

[32] Le Front national, Pouvoirs n° 157, Seuil, avril 2016.

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Capture de la vidéo de Marine Le Pen en visite à Mayotte


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