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Michel Geoffroy : « L’oligarchie mondialiste panique devant la révolte des peuples ! »

Michel Geoffroy : « L’oligarchie mondialiste panique devant la révolte des peuples ! »

4ème Forum de la Dissidence le 17/11 à Paris : la billetterie est ouverte !

Le 4 Forum de la Dissidence se tiendra le samedi 17 novembre prochain à Paris sur le thème : « Face à la censure, tous dissidents ! »
Cet événement exceptionnel sera donc dédié au phénomène le plus brûlant de l’année 2018. En effet, la censure aura touché à peu près tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont rentrés en dissidence face au cosmopolitisme et à l’écroulement de la France et de la civilisation européenne. Parmi les intervenants confirmés à date : Jean-Yves Le Gallou (Polémia et I-Média), Martial Bild (TV Liberté), Romain Espino (Defend Europe), Claude Chollet (Observatoire du journalisme), Michel Geoffroy (auteur), Benjamin Dormann (ancien journaliste), Samuel Lafont (Damoclès), Charles de Meyer (Radio Courtoisie), Edouard Chanot (Sputnik), Philippe Christèle (entrepreneur) ou encore Nicolas Faure (I-Média).

Jusqu’au 17 novembre, chacun des intervenants répondra à quatre questions sur la censure afin de vous donner un avant-goût de cet après-midi de combat. Le premier à y répondre est Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples.


Polémia : Avez-vous récemment été confronté à la censure ? 

Michel Geoffroy : Oui, à la censure pas omission puisqu’à l’exception de Valeurs Actuelles et Présent, aucun média mainstream n’a fait écho à mon livre La Super-classe mondiale contre les peuples, alors même que la mise en cause de l’oligarchie mondialiste, ses pompes et ses œuvres, devient un thème politique majeur en Europe.

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Polémia : Selon vous, l’accélération de la restriction de la liberté d’expression est-elle un aveu de la panique des élites ? 

Michel Geoffroy : La censure traduit effectivement la panique qui saisit l’oligarchie mondialiste devant la révolte des peuples qui vient des deux côtés de l’Atlantique et que l’on nomme populisme pour essayer de la déconsidérer.

Elle traduit aussi la volonté de rétablir un monopole des médias mainstream, dont la crédibilité est de plus en plus entamée du fait de leur partialité manifeste et des bobards qu’ils n’ont cessé de diffuser.

Dans son intervention du 3 janvier 2018, Emmanuel Macron affirmait significativement que la loi sur les fake news devait « protéger la démocratie libérale
La référence au terme libéral n’est pas neutre, alors que se forme justement en Europe un noyau de démocraties dites illibérales parce qu’elle refusent le Grand Remplacement migratoire des Européens et le laxisme moral. La censure vise donc à essayer de maintenir le monopole de l’idéologie du Système, c’est-à-dire le libéralisme libertaire et cosmopolite, en interdisant toute expression politique dissidente et tout débat démocratique.

La censure, c’est aussi pour le Système le moyen d’essayer d’empêcher de voir une réalité qui lui échappe de plus en plus. Dans une note du 3 août 2018, Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes, estimait ainsi nécessaire de « maîtriser le narratif sur la question migratoire plutôt que de le subir ». Ce qui revenait à dire que si on ne maîtrisait pas les flux migratoires, il fallait au moins maîtriser l’information !

C’est évidemment complètement naïf.

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Polémia : Comment faire pour lutter contre cette censure ? 

Michel Geoffroy : La censure joue le même effet que la répression : elle est certes un obstacle mais elle renforce ceux qui ont de fortes convictions. Elle oblige aussi à se montrer innovant et plus intelligent que les maîtres censeurs. La censure s’appuie sur tout l’appareil d’Etat et sur les géants du Numérique : elle offre donc aux dissidents l’opportunité de conduire une lutte asymétrique contre elle, en profitant de sa pesanteur et de sa lourdeur pachydermique.

La première chose à faire est de dénoncer cette censure officielle, notamment effectuée par les médias publics, c’est-à-dire financés par le contribuable et donc en contradiction avec leur vocation de service public. Car plus la censure est visible, moins elle est efficace et plus elle devient en outre un facteur de notoriété pour les dissidents ! On peut bien fermer tous les médias maintream à Eric Zemmour en France ou à Thilo Sarrazin en Allemagne, cela ne les empêche pas d’accumuler les succès éditoriaux et donc de diffuser leurs analyses auprès de centaines de milliers de lecteurs.

Polémia : Quel message adresser à ceux qui peuvent perdre espoir face à la toute-puissance apparente du système politico-médiatico-culturel ?

Michel Geoffroy : N’ayons pas peur ! La censure repose sur une croyance magique : en empêchant l’expression de certains mots ou de certaines idées, on va empêcher de percevoir la réalité. Abracadabra ! Mais désolé pour les émules d’Harry Potter, cela ne marche pas. Et c’est Lénine qui avait raison : les faits sont têtus et plus forts que l’idéologie, la propagande, la censure, la police politique ou le goulag.

La censure peut retarder certaines évolutions politiques ou intellectuelles. Mais elle ne peut pas les empêcher. Le Mur qu’elle s’efforce de dresser à l’Ouest, tombera à son tour comme celui de l’Est !

Michel Geoffroy
01/11/2018

Michel Geoffroy

Michel Geoffroy, ENA. Essayiste, contributeur régulier à la Fondation Polémia ; a publié en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou différentes éditions du “Dictionnaire de Novlangue”.

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