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« Etre breton » : Plutôt la mort que la souillure !

L’Institut l’Iliade

♦ De nombreux réveils indépendantistes ou autonomistes traversent les vieilles nations d’Europe. L’Ecosse ou la Catalogne figurent parmi les exemples les plus marquants. Avec un paradoxe : les mouvements autonomistes dressent l’opinion contre le voisin proche (anglais ou castillan) sans se préoccuper du grand changement ethnique et civilisationnel que l’immigration de masse provoque dans les quartiers. C’est un souverainisme globalisant qui se déploie avec la complicité des médias.

C’est une tout autre définition de l’identité  régionale qu’on trouve dans cette vidéo :
http://institut-iliade.com/video-etre-breton-identite-charnelle-bretagne-enracinement/


L’Institut Iliade y poursuit son travail de définition des identités charnelles de notre continent. Après la vidéo à succès consacrée à l’identité européenne, la Bretagne, terre de légendes et d’hommes enracinés et aventureux, est donc l’objet d’une nouvelle production. La devise bretonne est limpide : « Kentoc’h mervel eget em zaotra », c’est-à-dire « Plutôt la mort que la souillure ». Mais qu’est-ce qu’être breton ? Tout le monde peut-il se prévaloir de cette identité ?

Etre breton, c’est appartenir à un peuple et à une lignée. C’est être l’héritier de la grande civilisation celte, faite de conquérants, d’artistes, de marchands et de guerriers qui ont participé à façonner l’Europe.

Etre breton, c’est être le fruit d’une longe sédimentation humaine sur un territoire qui a modelé son peuple autant que le peuple breton l’a travaillé.

Etre breton, c’est être issu d’un peuple qui a réussi à préserver ses particularismes pendant des siècles. Un peuple culturellement et ethniquement européen.

Etre breton, c’est aimer sa terre en étant tourné vers la mer. Armor, la mer, et Argoat, la terre. Indivisible. De la forêt d’Huelgoat à celle de Brocéliande, jusqu’à Ouessant et à la côte d’Emeraude, en passant par l’Atlantique,

Etre breton, c’est être résolument tourné vers l’océan, vers l’aventure.

Etre breton, c’est également rester profondément enraciné. C’est se sentir chez soi, de Lannilis au château de Clisson, de Nantes à la pointe du Raz, au bout du monde.

Etre breton, c’est aussi faire partie de cette diaspora qui, dans le monde entier, fait connaître une péninsule, sa langue, ses danses, ses instruments, son histoire, son identité.

Etre breton, c’est être attaché à cette langue qui vit encore. C’est la parler au nez et à la barbe des hussards noirs de la République. C’est se promettre de l’apprendre un jour et, surtout, c’est se battre pour la protéger.

Etre breton, c’est avoir pour pères Nominoë et Merlin, pour mères Anne de Bretagne et Viviane. C’est se reconnaître dans les légendes arthuriennes, dans l’épopée de Cadoudal, dans le Bleun Brug, dans le Gwen Ha Du.

Etre breton, c’est être profondément attaché au sacré. C’est être catholique et païen. C’est aimer ces dieux celtes originels, ces saints venus d’Irlande et cette Eglise apportée par Rome. C’est respecter ces rites et ces solstices qui parsèment l’année.

Etre breton, c’est s’agenouiller devant un calvaire et se recueillir dans un bosquet.

Etre breton, c’est vivre ces grands pardons, ces fêtes au grand jour et ses repos familiaux et silencieux. Etre breton, c’est partager une mémoire bretonne et une histoire celte, française et européenne. C’est ne jamais oublier les batailles sanglantes et la chouannerie mais c’est aussi accepter un attachement à la France.

Etre breton, c’est respecter ces centaines de milliers de nos compatriotes qui ont cru, un jour, à un destin plus grand, tout en remplissant leur devoir en servant la France, parfois au prix du sang.

Etre breton, c’est ne jamais donner sa confiance d’emblée, mais ne jamais la trahir si elle est accordée. Etre breton, c’est aimer faire la fête, parfois jusqu’à l’excès, avec ses amis, avec son clan, avec son village.

Etre breton, c’est refuser la posture, les faux semblants, le mensonge. Etre breton, c’est être fier. C’est appartenir à un peuple libre, insolent, courageux, travailleur et déterminé. Un peuple venu du fond des âges qui n’est toujours pas résigné à sortir de l’histoire.

Institut Iliade
3/10/2017

Voir aussi : « Etre européen »

Correspondance Polémia – 4/10/2017

Image : Etre Breton – « Kentoc’h mervel eget em zaotra »