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Bilan 2018 : 5 bonnes raisons de se réjouir !

Bilan 2018 : 5 bonnes raisons de se réjouir !

Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ L’année 2018 restera dans les mémoires comme une très mauvaise année pour la super-classe mondiale et son agenda mondialiste, et pas seulement en France. Et donc une très bonne année pour tous ceux qui défendent leur liberté, leur identité, leur culture et leur souveraineté, notamment en Europe.
Retour sur les cinq bonnes nouvelles de 2018.


Première bonne nouvelle : la droite identitaire et nationale progresse électoralement et les partis du Système reculent partout

En 2018, les forces politiques de droite, nationales ou identitaires ou de centre-droit ont progressé partout, aux dépens des partis au pouvoir, notamment de la gauche libérale/libertaire et mondialiste. Quelques rappels :

  • Progression du parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) qui obtient 14,76% des voix aux élections régionales de Basse-Autriche (janvier)
  • Victoire électorale de la coalition Lega/Mouvement Cinq Etoiles en Italie (mars)
  • Poursuite de la progression du parti des Démocrates de Suède aux élections législatives, qui obtiennent 17,7% des voix (septembre)
  • En Allemagne, l’AFD obtient 10,6 % des voix aux élections régionales en Bavière et 13 % en Hesse. Elle est désormais présente dans tous les Länder, alors que la coalition CDU/CSU recule partout, ce qui fragilise la position de la chancelière Merkel (octobre)
  • Election de Jair Bolsonaro au Brésil avec 55 % des suffrages (octobre)
  • Aux élections générales du Québec, victoire de la Coalition Avenir Québec, de centre droit, qui remporte la majorité absolue avec 37,4 % des voix (octobre)
  • Lors des midterms elections aux Etats-Unis, les Républicains renforcent leur majorité au Sénat, même si les démocrates progressent au Congrès (novembre)
  • Entrée remarquée au parlement régional d’Andalousie du mouvement de droite patriote VOX qui obtient 11 % des suffrages (décembre)

En Europe, la Davocratie durablement affaiblie

En Europe, les deux piliers de la Davocratie – Angela Merkel et Emmanuel Macron – sont politiquement ébranlés et se trouvent de plus en plus isolés.

La politique migratoire de Mme Merkel a précipité son déclin politique en Allemagne, après avoir provoqué la dissidence de fait des pays du groupe de Visegrad et ensuite celle de l’Italie.

Emmanuel Macron, déjà affaibli par l’affaire Benalla (lancée par un article du journal Le Monde daté du 18 juillet 2018), fait désormais face à une contestation générale depuis le mois de novembre qu’il n’arrive pas à contenir : le mouvement des Gilets Jaunes.

Mauvaise nouvelle pour la super classe mondiale qui comptait sur eux pour faire avancer son agenda européiste en 2019 !

Dix courtes observations sur le mouvement des Gilets Jaunes

Gilets Jaunes : la France d’en bas ébranle Jupiter

Le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas seulement exceptionnel par son ampleur, sa durée, son calendrier et par le soutien dont il bénéficie dans l’opinion.

Il se singularise par le fait qu’il est parti de la base de la population autochtone et qu’il s’est développé en totale déconnexion avec les partis, les syndicats et les leaders d’opinion institutionnels. Initialement une révolte spontanée contre la politique fiscale de la présidence Macron, il est devenu un mouvement de contestation globale : sociale, ensuite politique et enfin institutionnelle avec la revendication du référendum d’initiative citoyenne.

Ce mouvement a pris de court Emmanuel Macron et sa République en Marche, illustrant par la même le caractère totalement artificiel de la dynamique macronienne depuis 2017.

Résultat : le « gendre idéal » qui se prenait pour Jupiter, vit désormais barricadé dans l’Elysée et ne s’appuie plus que sur des institutions qui tournent à vide, sur des médias démonétisés et sur une police désabusée.

Les Gilets Jaunes viennent de démontrer qu’en France aussi, le temps où les oligarchies pouvaient déconstruire la société à leur gré est bien révolu.

Seconde bonne nouvelle : aux Etats-Unis, Donald Trump déjoue tous les pronostics pessimistes

Aux Etats-Unis, au contraire, le président Trump a réussi à déjouer les entreprises de déstabilisation médiatiques et judiciaires que l’état profond avait lancées contre lui tout au long de l’année 2018.

S’appuyant en outre sur des résultats économiques positifs et sur une attitude ferme vis-à-vis de l’immigration illégale, le président Trump continue de bénéficier d’un large soutien dans l’opinion.

Au grand dam des médias occidentaux qui misaient sur sa destitution et un retour en force des Démocrates.

Or le maintien de Donald Trump est aussi une mauvaise nouvelle pour la super classe mondiale, car il tourne de plus en plus le dos au mondialisme et à l’interventionnisme, pour revenir aux fondamentaux de la politique internationale : la défense de l’intérêt national et le dialogue de puissance à puissance.

On doit d’ailleurs constater que tous les leaders que les médias occidentaux diabolisent à longueur d’antenne reçoivent un large soutien de leur opinion publique comme en témoigne par exemple :

  • La réélection triomphale de Vladimir Poutine en Russie avec 76 % des suffrages (mars)
  • La réélection de Viktor Orban en Hongrie dont le parti remporte les 2/3 des sièges au Parlement (avril)

Alors qu’au contraire ceux que les médias encensent enchaînent défaite sur défaite. A l’évidence, le pouvoir médiatique n’est plus ce qu’il était !

Troisième bonne nouvelle : les ONG mondialistes sur le recul

Les principaux leviers de la super classe mondiale – les médias mainstream, les GAFA et les ONG  – se sont retrouvés sur la défensive en 2018.

Sont notamment particulièrement significatifs du recul des ONG en Europe:

  • Le départ de l’open society fondation de Hongrie (mai) . Et, en décembre 2018, l’Université d’Europe Centrale fondée par George Soros annonce son départ de Budapest pour la délivrance des diplômes américains
  • L’arrêt de l’activité de l’Aquarius (en décembre) navire affrété par Médecins sans frontières (MSF) et SOS Méditerranée, symbole des ONG organisant l’arrivée de migrants en Europe au prétexte d’action humanitaire. Cet arrêt résultant principalement des actions entreprises par les Identitaires de Defend Europe et de la nouvelle politique mise en œuvre par l’Italie depuis l’élection de Matteo Salvini.

Quatrième bonne nouvelle : les GAFA et les médias sont désormais en position d’accusés

2018 restera comme l’année où la censure et la partialité des médias et des GAFA ont été révélées au grand jour et notamment aux Etats-Unis. Or une censure dévoilée perd son efficacité.

On retiendra à cet égard

  • La mise à jour, devant le Congrès des Etats-Unis, des pratiques douteuses de Facebook vis-à-vis des données personnelles de ses utilisateurs (avril)
  • La dénonciation par le président Trump de la partialité politique de Google, Facebook et Twitter de partialité vis-à-vis des contenus conservateurs et des Républicains (aout)
  • La révélation par le Daily Mail de l’intention déclarée de certains dirigeants de Google de « lutter contre le populisme » (septembre)
  • La mise en cause publique des privilèges fiscaux exorbitants dont bénéficient les GAFA en particulier en Europe (décembre)

Globalement en outre, les médias mainstream ont été dénoncés pour leur partialité et leurs mensonges, des deux côtés de l’atlantique. Notamment en France où le mouvement des Gilets Jaunes a boycotté de plus en plus fermement les médias de propagande.

C’est un coup d’arrêt important porté à l’oligarchie mondialiste qui comptait sur l’abrutissement et la censure médiatique ou numérique pour renforcer son emprise sur les peuples occidentaux.

Cinquième bonne nouvelle : en 2018 le monde échappe toujours plus aux mondialistes

Enfin, en 2018, le monde a échappé un peu plus encore aux mondialistes occidentaux.

La défaite de Daesh en Syrie, grâce principalement à l’intervention russe et à la Turquie, marque en effet l’échec total de la « coalition occidentale » dans cette partie du monde. Et notamment l’échec de la France qui s’obstinait à exiger le départ du président Assad, avant toute chose. L’échec aussi de l’oligarchie mondialiste qui misait sur le terrorisme islamiste pour déstabiliser les pays arabes en vue de « reconfigurer » le moyen et proche orient à sa guise

Donald Trump en a d’ailleurs tiré les conséquences en annonçant le retrait des troupes américaines de Syrie (décembre).

Le rapprochement historique des deux Corées (avril) et l’accord Etats-Unis/Corée du Nord sur la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne (juin) dessinent également une nouvelle carte du monde que n’avaient pas prévu les oligarques occidentaux, sur fond de réveil de l’Asie. Une Asie qui supporte de moins en moins en outre l’hégémonie du dollar et des institutions financières, dominées par les occidentaux, et qui est en train, avec l’ensemble des Brics et l’Iran – c’est-à-dire, il faut le rappeler, la majorité de la population mondiale ! – d’organiser une économie mondiale sur de nouveaux principes. Marginalisant par là même progressivement les capacités de chantage économique et financier exercé par la super classe mondiale occidentale.

Conclusion : 2018 fut une très mauvaise année pour la super-classe mondiale et ses idiots utiles.

Faisons donc en sorte que 2019 leur soit pire encore !

Michel Geoffroy
01/01/2018

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public, via PixaBay

Michel Geoffroy

Michel Geoffroy, ENA. Essayiste, contributeur régulier à la Fondation Polémia ; a publié en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou différentes éditions du “Dictionnaire de Novlangue”.

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