Aussitôt acquise, le 6 mai dernier, la victoire du coloré PSG — propriété du Qatariote Nasser Al-Khelaifi — sur le Bayern de Munich, des équipes de délinquants parfaitement rôdés aux émeutes urbaines ont transformé Paris en un gigantesque champ de ruines, attaqué violemment les forces de l’ordre, renversé et brûlé des voitures et mis le feu à près de 67 poubelles, sans oublier de caillasser et de jeter du mobilier urbain sur les forces de police, qui comptent de nombreux blessés mais ont réussi à éviter un blocage du périphérique. Cerise sur le gâteau, ces hordes de sauvages ont saccagé l’exposition de photos au titre évocateur Vivre ensemble, montée avec l’argent du contribuable parisien place de la Concorde par l’ineffable Yann Arthus-Bertrand avec l’aide du démographe démagogue Hervé Le Bras, connu pour nier la réalité du grand remplacement comme peut en témoigner sa consœur Michèle Tribalat, qui a été victime de sa mauvaise foi et de ses emportements.
Françoise Monestier
Masochisme et démagogie
Le photographe germanopratin, qui soutient la cause écologiste et aime à revendiquer sa « vertitude » mais reste proche des financiers qui mènent le monde, a commencé par sangloter en constatant les dégâts, les chevalets renversés et les photos détériorées. Le bougre s’est cependant vite repris, félicitant presque les vandales d’avoir commis pour plus de 116 000 euros de dégâts. « Manifestement, les supporters du PSG ont adoré l’exposition. Donc je lance un appel à tous les gens qui aiment le foot. Tous les gens qui pensent que vivre ensemble, c’est important. Tous les gens qui aiment la photographie. Tous les gens qui ont aimé cette exposition. Qu’ils viennent donc nous donner un coup de main. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Une trentaine de bénévoles, sans oublier des agents municipaux payés par le contribuable parisien, ont déboulé place de la Concorde et réparé les dégâts commis par les voyous qui s’étaient esbignés une fois leur forfait commis et ont dû bien se marrer en voyant tous ces ravis de la crèche prendre plaisir à réparer leurs saccages. Bel exemple de masochisme !
Fini les centaines de bougies ou les nounours censés rendre hommage aux victimes des surineurs qui jouent du couteau depuis des années en France et ailleurs sur le continent européen et sont déclarés non coupables car frappés d’une « altération du comportement ». Fini les marches blanches et les différentes cellules psychologiques censées redonner espoir à tous ceux qui ont perdu un être cher, volontairement renversé par un conducteur désireux de se payer un méchant colonisateur.
Les imbéciles heureux qui financent SOS Méditerranée, plébiscitent la voiture électrique ou se pâment devant la prolifération des éoliennes en mer viennent de créer — sans le vouloir ? — une brigade ou une légion de volontaires chargés de réparer les bêtises et les destructions de ceux qui nous haïssent et nous méprisent. « Il y a eu des gens à vélo. Et des vieilles dames. C’est trop mignon », disait Yann Arthus-Bertrand, une fois ses précieux clichés remis sur pied et le « vivre ensemble » réhabilité. Il a même eu le culot de rajouter : « En fin de compte, c’est presque l’un des plus beaux cadeaux que m’ont fait ces gens pour montrer que le vivre-ensemble existe. » Il fallait à tout prix replanter le décor et montrer que ce n’est pas une petite émeute qui fera peur aux idiots utiles qui ont contribué à faire élire le maire de Saint-Denis ou à faire parader, aux cérémonies du 8-Mai, le député LFI Raphaël Arnault, le fondateur de la Jeune Garde antifasciste, qui a osé aller se prosterner devant le monument aux morts d’Avignon et qui pleure comme une madeleine car le nouveau maire de la ville, Olivier Galzi, a refusé de lui serrer la paluche.
Une fausse idée de la France
Les photos exposées place de la Concorde ne sont qu’une infime partie des clichés que le photographe, coqueluche des bobos et du CAC 40, a réalisés à seule fin de vendre un bouquin au titre trompeur, France, un album de famille, qui s’est vendu comme des petits pains et a même donné lieu à une exposition hébergée par la Ville de Paris. Arthus-Bertrand et son acolyte Hervé Le Bras ont fait poser dans un studio un certain nombre de gens triés sur le volet et correspondant à cette « nouvelle France » revendiquée par le maire de Saint-Denis, sans oublier des représentants du lobby LGBT, des transgenres ou des couples à trois. Comme l’explique Hervé Le Bras : « Nous avons voulu éviter de montrer une France ancienne, traditionnelle, car c’est un pays qui change beaucoup. Nous ne voulions pas d’une imagerie de la France traditionnelle, mais bien de la France de maintenant, avec ses graffeurs, surfeurs, clubs de robotique… J’ai donc dû chercher d’autres sources. » Tout est dit par l’illusionniste démographe qui s’est accouplé avec celui qui revendique avoir filmé « une France assez bienveillante, assez heureuse, assez solidaire ». Quand on voit l’état de la place de la Concorde après le passage des barbares, on comprend l’embarras du photographe qui veut continuer à encaisser les dividendes et à faire vivre son association GoodPlanet, créée pour faire baisser l’empreinte carbone mais surtout pour assurer de belles fins de mois à Arthus-Bertrand et à ses copains.
Un drôle de paroissien
Héritier d’une famille de médaillistes et de bijoutiers qui s’est rendue célèbre en se spécialisant depuis le XIXe siècle dans les médailles de baptême, mais également dans les décorations militaires ou la fabrication de la médaille de la Légion d’honneur, Yann Arthus-Bertrand est l’aîné d’une famille de six enfants qui a grandi dans le très bourgeois 8e arrondissement, entre une mère qui faisait de l’alphabétisation pour les femmes africaines et un père qui consacrait ses loisirs à aider les nécessiteux. En 1963, de Gaulle passait commande de l’ordre national du Mérite aux parents d’Arthus-Bertrand… dont les grands-parents auraient frappé des francisques sous le régime de Vichy, si l’on en croit certains catalogues de vente de l’Hôtel Drouot.
Mauvais élève, il traîne entre Pigalle et les Champs-Élysées avant de devenir acteur éphémère aux côtés de Michèle Morgan et de se découvrir une passion pour l’Afrique et ses lions. La bête est lancée, découvre la photographie et publie un premier ouvrage qui assure sa notoriété. On connaît la suite et notamment son penchant pour l’écologie de posture, ce qui lui vaudra le surnom d’hélicologiste, habitué qu’il est à sauter dans le premier hélicoptère venu pour assurer tel ou tel reportage ou suivre le Paris-Dakar dont il devient un habitué malgré les dégâts causés à l’environnement. Il soutient tous les écologistes possibles et imaginables, du vieux René Dumont à Greta Thunberg, mais, dans ses moments de lucidité, ne mâche pas ses mots : « Je vote vert plus par romantisme que par efficacité. Les Verts m’énervent. » Mais pas au point d’abandonner ce gagne-pain quand il crée la fondation GoodPlanet avec le soutien de BNP Paribas, de la banque suisse Lombard, et qu’il demande à la Fondation Bettencourt-Schueller — qui doit son nom au fondateur de L’Oréal, Eugène Schueller, ami de jeunesse de François Mitterrand — de financer son film Human, ode à l’immigration et à l’homosexualité.
Un grand ami des pétromonarchies et du CAC 40
Alors qu’il passe son temps à prétendre défendre une écologie pure et dure, il n’hésite pourtant pas, en 2015, à appuyer la tenue de la Coupe du monde de football de 2022. La cause de ce soutien ? L’aide du Qatar pour son film Home, produit avec Luc Besson. Bilan de cette Coupe du monde 2022 ? Des centaines de morts originaires du Bangladesh et venus par milliers de ce pays construire les stades sont tombés comme des mouches lors de la construction de ces derniers, traités qu’ils étaient comme de véritables esclaves. Quant à la neutralité carbone promise par les Émiratis, ce n’était qu’un leurre comme l’avait d’ailleurs souligné un rapport parlementaire dans lequel ses auteurs s’étonnaient du soutien apporté par Arthus-Bertrand à la candidature qatariote. « J’ai fait une connerie », devait-il reconnaître après l’événement. Mais il avait empoché le fric, comme d’ailleurs celui de l’Arabie saoudite dont il avait bénéficié à la fin des années 2000 en publiant un très bel ouvrage sur les chevaux. En 2005, ce partisan de la neutralité carbone avait fait des photos pour le rapport d’activité de Total. Sans commentaires.
Grand ami de François Pinault, qui ne manque jamais une occasion de répondre présent à ses demandes, il est également du dernier bien avec Bernard Arnault, le patron de LVMH, au point d’ailleurs de faire partie de son conseil d’administration. Pas étonnant de la part de quelqu’un qui a voté Sarkozy en 2007 et dit : « Si l’écologie veut dire anticapitaliste et si elle s’oppose à toute stratégie industrielle, je ne suis pas d’accord. » À bon entendeur, salut !
Cet infatigable pétitionnaire remplaciste a signé au moment des législatives de 2024 une pétition hostile au Rassemblement national et ne manque jamais une occasion de louer les migrants. Sauf qu’il n’a jamais proposé d’en accueillir dans sa belle propriété bretonne et qu’il n’en a pas adopté. L’attaque de la place de la Concorde est symbolique de l’état de notre pays, qu’il s’agisse des menaces « d’insurrection populaire » brandies successivement par Bally Bagayoko et Manuel Bompard en cas de victoire du Rassemblement national à la prochaine présidentielle, ou du cassage de gueule du petit Matteo, un gamin de neuf ans qui disputait un match de football avec une équipe adverse de Creil.
À quand une guillotine place de la Concorde pour célébrer le Vivre ensemble ? Réponse dans un an.
Françoise Monestier
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