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Malgré les résistances identitaires, l'ONU veut imposer son Pacte mondial pour les migrations

Malgré les résistances identitaires, l’ONU veut imposer son Pacte mondial pour les migrations

4ème Forum de la Dissidence le 17/11 à Paris : la billetterie est ouverte !

 

Par André Posokhow, consultant ♦ Pour André Posokhow – fidèle contributeur de Polémia et précieux lanceur d’alerte sur la question du Pacte mondial pour les migrations – l’ONU veut prendre le pouvoir.
L’institution mondialiste ne veut plus être le « machin « brocardé par le général de Gaulle. Elle veut être à la tête d’un gouvernement mondial voulue par l’oligarchie globaliste à l’aide de son archipel de satellites comme l’Organisation Mondiale pour les Migrations (OIM). L’ONU veut recréer une nouvelle humanité, celle d’individus indifférenciés, sans racines, sans passé, sans attachement à leur sol.
Le Pacte mondial pour les migrations qui devait être adopté par 192 pays constituait pour l’ONU une étape décisive.
Devant la fronde de plus en plus de pays qui refusent ce Pacte depuis trois mois et les réticences d’autres plus discrets, l’ONU est conduite à lancer dans l’urgence une stratégie de contournement : condamnations par des experts prétendument indépendants, judiciarisation en cas de non soumission et appel au gouvernement des juges.


L’alerte a été lancée depuis plusieurs mois

Polémia, ainsi que d’autres sites, a vivement insisté au cours du premier semestre sur la démarche onusienne en faveur d’un Pacte mondial des migrations (d’ailleurs couplé avec un Pacte mondial sur les réfugiés) appelé à être adopté en décembre 2018 par 192 pays membres de l’ONU après des années de négociations. Ont également été rappelés le danger pour la souveraineté des peuples que représente l’invasion migratoire.

L’immigrationnisme onusien et sa propagande

Le plus alarmant réside dans le souhait  d’établir à terme un droit supranational des migrations et l’espoir implicite et parfois formulé de l’ONU d’avoir à accepter et gérer les immenses flux des migrations d’origine climatique que son secrétaire général juge bien entendu, « inévitables » et bienfaisantes.

En 2018, l’ONU veut forcer les États à favoriser l’immigration

Des divisions grandissantes au sein du prétendu consensus du Pacte mondial des migrations

L’adoption du Pacte mondial en décembre 2018 peut être tenue pour acquise

Il apparaît évident qu’à Marrakech, dans un mois, ce Pacte sera adopté par une écrasante majorité des 192 pays qui participent au processus en cours et dont les gouvernants, soit y voient un avantage – comme par exemple les pays africains -, soit se soumettent avec zèle au politiquement correct.

On est au regret de constater que la Suisse, en principe nation éprise de liberté et d’indépendance, fait partie de ces derniers. Notre voisin a joué un rôle majeur dans les négociations qui ont précédé le sprint final. Malgré l’opposition vigoureuse de l’UDC, le conseil fédéral helvétique a approuvé ce Pacte le 10 octobre dernier  avec quelques réserves.

Il est vrai que les pressions sont fortes de la part de l’ONU et de l’OIM. Elles le sont  surtout de la part des associations immigrationnistes qui ne se contentent pas de diffuser un livre jaune sans frontières de 500 pages traduit en quatre langues, destiné à servir de guide aux migrants en Europe et « développer l’empathie » avec les Européens envahis.

Les nations dissidentes

Dans un précédent article nous avons noté que les Etats-Unis, en 2017 et la Hongrie en juillet 2018, ont fait défection en se retirant du Pacte mondial et de son élaboration.

Pacte international sur les migrations, péril mortel en approche

Ce mouvement de résistance s’est très récemment accéléré.

La Pologne devrait dire “non” au Pacte migratoire de l’ONUa déclaré le 9 octobre dernier le ministre polonais de l’Intérieur Joachim Brudzinski qui entend recommander au Premier ministre M.Morawiecki de se retirer du Pacte. Selon lui « le projet du Pacte n’apporte pas de garanties de sécurité pour la Pologne. Il risque aussi d’encourager des migrations illégales ».

L’Autriche vient par une déclaration de son chancelier Kurz le 31 octobre d’annoncer son retrait du Pacte. Il en souligne les menaces pour la souveraineté nationale de son pays. Le vice-chancelier a martelé que « l’immigration n’est pas et ne peut pas être un droit humain ».

En réponse à une question posée par un journaliste de la télévision croate, la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic vient de déclarer nettement qu’elle ne signera pas le Pacte mondial de l’ONU et la déclaration de Marrakech.

Enfin il n’est pas exclu que Prague participe à cette fronde anti-migratoire de peuples fiers, libres et souverains.

La stratégie de contournement des Etats nations par le bloc onusien

Le constat par les immigrationnistes des obstacles au Pacte mondial

Dans l‘état actuel des choses les objectifs du pacte mondial risquent de ne pas être atteints pour trois types de raisons :

  • La fronde qu’affronte aujourd’hui l’ONU pourrait être communicative et s’étendre à d’autres pays;
  • Fondamentalement, le Pacte mondial est annoncé comme juridiquement non contraignant ;
  • Il est probable que des pays, même signataires, s’abstiendront d’appliquer le contenu du Pacte comme on peut le voir s’agissant des accords sur le climat.

Le bloc supranational onusien doit donc mettre en œuvre une autre stratégie.

La stratégie que va mettre en œuvre l’ONU

Nous avons souligné dans notre article de juillet dernier que le Pacte pourrait devenir contraignant de manière insensible et dissimulée, selon la méthode Jean Monet, grâce à des clauses discrètes de traités internationaux et des artifices juridiques. Cette méthode exige des négociations complexes qui prendront beaucoup de temps. Or l’oligarchie mondialiste est dans l’urgence car elle est sous la pression de l’extension planétaire de la défense des peuples et des nations.

La stratégie à laquelle nous assistons depuis quelques semaines est différente. Il est symptomatique de son urgence qu’elle soit engagée avant la conférence de Marrakech.

Visiblement elle est et sera mise en œuvre en trois étapes.

1) Des groupes d’experts de l’ONU prononcent sans légitimité des condamnations, des interdictions et des recommandations.

Cela a été le cas dans l’affaire Baby Loup. Après moult péripéties juridiques, dont la saisine de la Cour de Cassation, les avocats de la salariée de la crèche qui refusait d’ôter son voile au travail, ont saisi le Comité des droits de l’homme (CDH) de l’ONU en juin 2015.
Celui-ci vient de rendre le 10 août 2018  un avis, en principe non contraignant, au terme duquel le licenciement de la salariée constituait « une discrimination en raison des convictions religieuses ». Le groupe d’experts a conclu que ce licenciement et l’obligation de « neutralité » du personnel constituent une « discrimination inter-sectionnelle (?) basée sur le genre et la religion ».

Selon l’OIM, l’Algérie a expulsé vers le Niger 35 600 Nigériens depuis 2014, dont plus de 12 000 depuis le début 2018.
C’est pourquoi un responsable des droits de l’homme aux Nations unies a appelé récemment l’Algérie à “cesser immédiatement les expulsions de migrants” africains vers le Niger,à l’issue d’une mission sur place du 1er au 8 octobre 2018.

Enfin, la France, probablement considérée comme un maillon faible, vient de se voir condamnée le 22 octobre dernier par un groupe d’experts indépendants réunis au sein du Comité des droits de l’homme  de l’ONU, pour avoir verbalisé deux femmes qui portaient le voile islamique intégral, demandant à Paris de « compenser » les plaignantes et de réviser sa loi.
Le Comité a demandé à la France de lui envoyer un « rapport de suivi » dans un délai de 180 jours sur les mesures prises pour « compenser les plaignantes » et « éviter que des cas similaires se reproduisent à l’avenir, y compris en révisant la loi incriminée ».

Ainsi des experts « indépendants » de l’ONU dont les termes sont d’une arrogance extrême, peuvent se permettre d’interférer avec le processus législatif  français

Humiliantes et portant atteinte à la souveraineté des nations concernées, ces « condamnations » présentent la faiblesse de ne pas être issues d’un pouvoir contraignant.

Cependant, dans l’affaire du voile il a été objecté que la France serait dans l’obligation de se conformer à ces recommandations en tant que signataire du Pacte sur les droits civils et politiques.

Il était donc temps de passer à la deuxième étape : l’appel aux tribunaux.

L’appel aux tribunaux

Une des femmes portant le voile intégral, condamnée en 2017 à une amende de 50 euros,vient d’attaquer l’Etat français pour non application des recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’ONU rendu le 22 octobre Elle juge que l’ensemble des procédures à son encontre pour le port du voile intégral sont illégales, et a réclamé par la voix de son avocat une indemnisation de 10 000 euros.

On ne perd pas de temps.

La troisième étape : le gouvernement des juges

Il est clair que le processus de judiciarisation a démarré : jugement de première instance, appel, Cassation, CEDH (Même si la CEDH  a validé en janvier 2017 l’interdiction de la burqa), etc, etc, etc.

L’objectif est d’arriver à une condamnation des Etats qui fera jurisprudence et les affaiblira face à une autorité onusienne sans légalité mais à qui les décisions du gouvernement des juges conférera une légitimité de fait au-dessus des lois nationales

En septembre 2018, le président de la Cour de cassation, a déclaré que « [le CDH] a constaté que notre assemblée plénière elle-même avait méconnu des droits fondamentaux reconnus par le Pacte international des droits civils et politiques dans l’affaire connue sous le nom de Baby Loup. (…) Même si cette constatation n’a pas, en droit, de force contraignante, l’autorité qui s’y attache de fait constitue un facteur nouveau de déstabilisation de la jurisprudence qui vient perturber, aux yeux des juges du fond, le rôle unificateur de notre Cour, ….. ».Ne serait-ce pas un appel à la soumission ?

Conclusion

Il existe depuis plusieurs années une démarche internationale insidieuse destinée à conférer à l’archipel onusien une autorité supranationale, sinon un pouvoir, qui doit se traduire par l’approbation du Pacte mondial des migrations. A terme il s’agit de constituer un gouvernement mondial et de mettre en place un droit supranational des migrations.

Devant le refus de plusieurs pays, dont les Etats-Unis, et la réticence discrète d’autres nations, l’ONU, dans l’urgence, a lancé une stratégie de contournement :

  • Condamnations par des experts dits indépendants mais sans légitimité, qui violent les souverainetés nationale ;
  • Justification à l’aide  de traités signés inconsidérément par des gouvernants incompétents ou complices ;
  • Judiciarisation des affaires et appel au gouvernement des juges.

Cette stratégie de l’ONU et de la peste mondialiste qui a pour objectif  la submersion migratoire des pays occidentaux est objectivement, mais aussi délibérément, l’alliée de l’autre stratégie que mène le monde islamique de destruction de la civilisation occidentale et d’islamisation des nations qui la composent.

André Posokhow
06/11/2018

Source : Correspondance Polémia

André Posokhow

André Posokhow

André Posokhow, Sciences Po Paris, officier supérieur de réserve est expert-comptable diplômé. Au plan professionnel, il a animé son propre cabinet de commissariat aux comptes d’une quinzaine de personnes. Consultant chez Polémia, il est spécialiste de l’invasion migratoire, de l’économie et de l’énergie. André Posokhow a livré en 2013 pour Polémia une étude sur le coût de l’immigration pour les finances publiques de la France.
André Posokhow

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