Politique Portrait de Macron selon les anciens

Portrait de Macron selon les anciens

Portrait de Macron selon les anciens

par | 2 mai 2017 | Politique

Ivan Blot, énarque, haut fonctionnaire, spécialiste de la Russie contemporaine, conférencier, essayiste, écrivain…

♦ Aristote dit que pour comprendre un objet social, humain ou institutionnel, il faut prendre en compte quatre causes : la cause finale qui donne du sens à son existence, c’est la plus importante. Il y a la cause formelle : les normes qui s’appliquent. La cause efficiente : les hommes qui sont autour et agissent. La cause matérielle, les racines.


1/ Macron social

Dans le cas de Macron, son ego, son « moi » est sa cause finale. C’est Narcisse amoureux de lui-même. Dans les 50 premières pages de son livre, il cite les mots « moi, je » 250 fois et une seule fois le mot « France ».

La cause formelle est l’argent, la richesse. Tout doit lui être subordonné. Si les frontières font perdre des gains, il faut les supprimer.

La cause efficiente, ce sont les réseaux oligarchiques, plus ou moins secrets ou discrets : réseaux maçonniques, homosexuels, réseaux ethniques, réseaux médiatiques, réseaux technocratiques. C’est par les filets des réseaux que l’on contrôle un peuple, qu’on l’emprisonne sans qu’il s’en rende bien compte.

La cause matérielle est le nomadisme, le rejet des racines, de toutes les racines géographiques et historiques, nationales, partisanes, familiales, etc.

Voici donc le schéma qui permet de connaître l’essence de Macron selon la méthode d’Aristote :

Argent

Ego
Macron Réseaux

Nomadisme

La personne normalement civilisée se situe au sein des quatre pôles suivants : Dieu, l’Honneur, la personne et les racines.

2/ La personnalité de Macron, sa structure psychologique

Selon les spécialistes, notre cerveau est triunique, c’est-à-dire se compose de trois cerveaux en interaction les uns avec les autres : le cerveau reptilien instinctif, le cerveau affectif et moral (le cœur des Pères de l’Eglise) et le cerveau rationnel, calculateur.

Le cerveau instinctif, ou « reptilien » car on le partage avec les reptiles : il guide la faim, l’agressivité, la sexualité, la peur, etc. Il est nécessaire à notre survie. Mais chez l’homme, il est chaotique, donc dangereux, et doit être maîtrisé. Il contient de l’énergie.

Le cerveau affectif est la source de nos sentiments, y compris le sentiment moral, la charité envers autrui, l’héroïsme, le sens de l’humain, mais aussi la colère. On le partage avec les mammifères supérieurs. Il mobilise de fortes énergies.

Le cerveau rationnel, ou néo-cortex, proprement humain, permet le langage et la pensée abstraite. Il n’a pas d’énergie propre et donc doit s’associer aux autres cerveaux pour l’action.

Dans le cas de Macron, les cerveaux reptilien et rationnel sont très développés au détriment du cœur, de l’affect et du sens moral. On obtient donc le schéma suivant :

Cerveau calculateur développé

Cerveau affectif et moral atrophié

Cerveau reptilien instinctif développé

Cette structure psychologique est très dangereuse : c’est celle des personnalités égocentriques autoritaires. Les dictateurs d’Afrique ou d’Amérique latine présentent souvent ces caractéristiques. L’intelligence est grande mais s’exerce pour satisfaire les pulsions instinctives chaotiques. Le sens moral est réduit. L’individu est porté à l’abstrait non à l’humain et son langage s’en ressent. C’est un menteur structurel avec des bouffées d’hystérie, un hypocrite permanent. Ce type d’individu est toujours dangereux et il est impossible de lui faire confiance à cause du monopole de son Moi qui prime toute autre considération.

Ivan Blot
1/05/2017

Correspondance Polémia – 2/05/2017

Image : Emmanuel Macron vu par son psy Aristote

Ivan Blot

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