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Mort de Loana : l’inversion des valeurs au service du désarmement mental et moral

Mort de Loana : l’inversion des valeurs au service du désarmement mental et moral

par | 28 mars 2026 | Politique

Mort de Loana : l’inversion des valeurs au service du désarmement mental et moral

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Le décès de Loana a marqué les esprits de nombreux Français. Elle faisait en effet partie – qu’on apprécie ou non cette réalité – de la culture populaire contemporaine. Et son décès a immédiatement été mis au service d’intérêts politiques bien particuliers. Analyse de Claude Lorne.
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Un deuil national ?

La France est en deuil. Pas de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin fauché par la Camarde à 88 ans ni bien sûr de l’étudiant Quentin Redanque lynché à mort le 14 février par des Antifas à Lyon, mais de Loana.

Des jours durant, tous les quotidiens, de Libération au Parisien et de La Voix du Nord à Corse-Matin, ont consacré des pages à la disparition de cette « icône du petit écran », go-go girl recrutée dans une boite de strip-tease pour les besoins de l’émission de réalité Loft Story en 2001, et que sa copulation avec l’un de ses camarades dans la piscine du Loft avait rendue illustrissime.

Trop, à l’évidence, pour cette malheureuse paumée à l’adolescence chaotique et à la beauté éphémère, mère indigne ayant abandonnée sa fille à la DDASS, qui était allée ensuite de brefs retours médiatiques en cures de désintoxication car elle noyait son mal-être dans la drogue et l’alcool, et dont le cadavre a été découvert dans son galetas niçois « plusieurs jours après son décès » auprès de celui de son chien, mort sans doute de faim et de soif.

Loana et Gisèle, étranges idoles du combat féministe

Les féministes ont aussitôt exploité cette mort sordide, expliquant que la défunte avait été « toute sa vie une victime du patriarcat ». Ces dames, qui, de son vivant, la méprisaient ouvertement, oublient un peu vite que Loana Petrucciani avait été lancée dans la répugnante arène du Loft par une femme, la richissime productrice de télévision Alexia Laroche-Joubert, qui pérennisait le filon en préparant un documentaire sur elle. Et que son dernier amour était depuis plusieurs mois une femme — à laquelle, selon les voisins, l’opposaient de violentes querelles d’ivrognesses, et qui a bizarrement disparu depuis la mort de sa compagne.

Mais la militance féministe fait flèche de tout bois. Elle avait déjà érigé en icône Gisèle Pelicot, l’« héroïne des viols de Masan » qui, après écumé les clubs échangistes avec son cher mari, fut — dûment droguée au Temesta (ce qui laissera rêveurs les insomniaques utilisant ce médicament, souvent sans succès)  — par son époux, livrée par celui-ci, près de dix ans durant et sans qu’elle s’en aperçut, aux appétits d’une cinquantaine d’hommes. Ceux-ci d’ailleurs condamnés à de lourdes peines de réclusion à l’issue d’un procès fleuve et à grand spectacle qui, leur victime ayant catégoriquement refusé le huis-clos proposé par la justice, attira des essaims de journalistes venus du monde entier.

Résultat : dès le 31 décembre 2024, un sondage révéla que Gisèle Pelicot était « élue personnalité la plus marquante de l’année » écoulée, la BBC imitée par le magazine belge Knack et le magazine québécois Le Pivot la cita dans son palmarès des « 100 femmes les plus inspirantes » de 2024 et le Financial Times renchérit en la classant parmi « les 25 femmes les plus influentes ». À l’unisson, de très hauts personnages tels le Premier ministre espagnol Sanchez, le chancelier Olaf Scholz ou la reine Camilla lui envoyèrent des messages de félicitations, une pétition internationale circula pour lui faire obtenir le Nobel de la Paix. Et, le 14 juillet 2025, elle devenait chevalier de la Légion d’honneur à l’initiative d’Emmanuel Macron qui, dès le verdict rendu, l’avait proclamée « éclaireuse pour les femmes pour parler et pour lutter »

Tout continue de rouler pour l’ex-Mme Pelicot. Début 2026, pas dégoûtée du sexe fort malgré l’ordalie subie, elle file le parfait amour avec un nouveau compagnon. Et elle a publié avec l’aide de la journaliste Judith Perrignon son témoignage Et la joie de vivre, vendu en France à 90 000 exemplaires en une semaine et traduit en vingt-deux langues. Dont l’anglais. Ce qui, avant de défiler trois semaines plus tard au premier rang de la manifestation organisée à Paris pour la Journée de la femme et d’y être acclamée, lui a valu d’être reçue le 23 février avec les honneurs à Clarence House par l’épouse de Charles III, qui s’est dite « profondément choquée par son calvaire ».

Mégane et Quentin, victimes indésirables

Un autre calvaire a été (et reste) beaucoup moins médiatisé : celui enduré au matin du 4 août 2023 à Cherbourg par Mégane, 29 ans. Bousculée devant sa porte, alors qu’elle s’apprêtait à partir au travail, par un individu qui réussit ainsi à s’introduire chez elle, la jeune femme fut non seulement violée mais aussi battue comme plâtre en raison de sa résistance et subit d’atroces tortures, dont l’empalement sur un manche à balai qui la transperça du côlon au diaphragme, délabrant tous ses viscères. Laissée pour morte, elle demeura un mois dans le coma et ses blessures traumatisèrent tant le personnel de l’hôpital qu’une cellule psychologique dut être mise en place pour les soignants.

Le tortionnaire vient de comparaître devant les Assises de Coutances. Est-ce parce que la jeune Normande a exigé l’anonymat de même qu’un procès à huis clos, interdisant même à sa famille d’assister aux audiences, ou parce que son tortionnaire est africain et s’appelle Oumar N., que les médias nationaux sont si discrets ?

Il reste en tout cas loisible d’avoir une pensée pour Mégane, mutilée à vie mais demeurée si digne dans le malheur, et pour ses proches.

On aura aussi une pensée pour la famille de Quentin, assassiné par onze membres de la Jeune Garde antifascistes (pourtant officiellement dissoute en juin 2025 mais leur conducator, le député LFI Raphaël Arnault, a interjeté appel devant le Conseil d’État, qui tarde à se prononcer), et dont deux seulement ont été écroués après leur garde à vue — mais aujourd’hui, pour quelques tweets postés sur les réseaux sociaux,  traîné dans la boue comme néo-fasciste et même néo-nazi : il ne doit en aucun cas faire figure de martyr.

Pour faire bonne mesure, et sans que nul ne s’émeuve des dérives de notre État policier, douze de ses camarades suspectés de partager ses « idées nauséabondes » ont été interpellés le 23 mars, à leur domicile et même sur leur lieu de travail, leurs téléphones et ordinateurs étant saisis afin de mesurer l’extrême dangerosité de ces factieux. Lors de ce funeste 14 février, certains d’entre eux avaient en effet, selon les flics rencardant (avec la bénédiction de leur hiérarchie ?) les flicaillons de Mediapart et de Libération, « le visage dissimulé et disposaient d’armes par destination, notamment des parapluies et ou des béquilles ». Diantre !

Ainsi, en ce qui concerne les mœurs comme la politique, est généralisée l’inversion des valeurs et des crimes qui mène notre peuple à sa décadence et à sa ruine. Selon un plan d’évidence concerté.

Claude Lorne
28/03/2026

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