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Génétique. L’inné plus fort que l'acquis ?

Génétique. L’inné plus fort que l’acquis ?

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Par Nicolas Faure, entrepreneur ♦ Le débat sur la part de l’inné et de l’acquis dans les caractéristiques physiques et psychologiques des individus et des groupes humains est un débat très ancien. Dans les années 70, les éditions Copernic avaient ainsi déjà publié plusieurs ouvrages traitant de cette question, notamment Race et intelligence, par Jean-Pierre Hebert, ou encore Inégalité de l’homme, par Hans Eysenck. Aujourd’hui, ces ouvrages précurseurs – vilipendées à l’époque malgré la qualité des travaux et le prestige de Hans Eysenck – semblent trouver une validation définitive grâce aux progrès scientifiques.
Ainsi, l’un des spécialistes de l’intelligence humaine les plus respectés, Robert Plomin, publie-t-il un ouvrage dans lequel il défend vigoureusement la thèse selon laquelle il est désormais impossible de nier l’impact significatif – et souvent majeur – de nos gènes sur nos caractéristiques et comportements.
Ces avancées scientifiques mettent à mal la vision du monde égalitariste qui prévaut aujourd’hui dans les sociétés occidentales.
Les réactions virulentes de certains à ce qui s’apparente désormais à un consensus scientifique très solide témoignent que le sujet est extrêmement sensible.
Polémia


Les progrès récents de la génétique sont en train d’atomiser les croyances égalitaristes qui voudraient que tous les hommes naissent avec le même potentiel et que seules les différences environnementales (milieu social, éducation, loisirs… tout ce qui n’est pas génétique en fait) puissent expliquer les différences entre les individus.

Des potentialités différentes physiquement mais pas psychologiquement ?

Evidemment, de nombreuses études scientifiques ont déjà exposé que de très nombreux traits sont largement influencés par nos gènes. L’exemple des traits physiques est le plus lumineux.
Nous ne sommes pas tous nés avec le même potentiel physique, qu’il soit esthétique (la finesse des traits par exemple) ou utilitaire (la taille par exemple).

Ce qui était une évidence pour les traits physiques était bien plus contesté pour les traits psychologiques (empathie, violence, intelligence, etc.). En effet, pour un courant dominant dans les années 70 et 80, la psychologie de l’être humain était une feuille blanche sur lequel l’environnement seul imprimait sa marque.

De cette théorie environnementaliste découlait bien évidemment que si les pauvres étaient pauvres, c’est parce que le système les discriminait. Même chose si les Africains (Arabes et Subsahariens) obtenaient moins facilement un emploi que les Européens.

La réalité est en fait tout autre.

Les traits psychologiques sont en partie d’origine génétique

Depuis plusieurs années, les progrès scientifiques, et notamment ceux de la génétique, démontrent que, comme pour les traits physiques, les traits psychologiques sont en fait significativement influencés par la génétique de chaque individu.

Dans son dernier ouvrage – Blueprint: How DNA Makes Us Who We Are -, le psychologue et généticien Robert Plomin explique que l’inné – c’est-à-dire la génétique – explique la majorité des différences psychologiques entre individus.

Qu’un spécialiste de la question rédige un livre entier sur cette question démontre que les progrès scientifiques ont validé de manière quasiment définitive l’influence de la génétique.

Pour justifier ses propos, Robert Plomin se base sur les études de jumeaux qui étudient les similarités entre : frères et sœurs, jumeaux hétérozygotes (faux jumeaux), jumeaux monozygotes (vrais jumeaux) et jumeaux monozygotes élevés dans des familles différentes.
Les résultats constants de ces études de jumeaux sont que les jumeaux monozygotes – même élevés complètement à part, sans s’être jamais rencontré et dans des familles différentes – sont extrêmement similaires. Dans la majorité des études, on arrive à un degré de similarité du QI, par exemple, de près de 70 % pour les vrais jumeaux élevés à part !

En plus des études sur les jumeaux, Robert Plomin s’appuie sur les premières études génomiques d’ampleur (GWAS pour Genome Wide Association Studies) qui démontrent elles aussi une héritabilité significative de l’intelligence.

La question de l’intelligence et de la génétique

Et cette question du QI est en fait la question la plus brûlante. Car, si l’intelligence est significativement influencée par les gènes, les inégalités sociales seraient donc – pour une certaine part – des inégalités génétiques. Or, personne à ce jour ne sait résoudre les inégalités génétiques.

Pire, si l’intelligence est bien influencée de manière significative par les gènes, les différences intellectuelles entre les populations africaines, européennes, asiatiques, etc. seraient donc vouées à perdurer.

Si Robert Plomin a raison, l’immigration extra-européenne serait une catastrophe civilisationnelle sur le plan intellectuel. Car, sauf les Asiatiques de l’est (environ 105) et les Ashkénazes (environ 115), aucune population humaine n’a un QI moyen plus élevé que celui des Européens (environ 100).

Le livre de Plomin sur la génétique, déjà critiqué par les obscurantistes

Et, évidemment, le livre de Robert Plomin est déjà très violemment critiqué par des obscurantistes, préférant l’attaque ad hominem et l’aveuglement idéologique à la critique factuelle.

Ainsi, la prestigieuse revue américaine Nature a-t-elle publié la critique au vitriol de Nathaniel Comfort, qui n’est ni généticien ni psychologue mais historien spécialisé dans l’histoire médicale et génétique. Cet obscurantiste égalitariste, confronté à une défense solide et puissante du rôle déterminant de la génétique dans la constitution des traits psychologiques – dont l’intelligence –, a décidé de l’attaquer sur le plan de la morale et de l’opportunité politique. Dès sa première phrase, Comfort affirme que, à cause des inégalités sociales, du changement climatique et de l’hostilité envers les migrants, “c’est le pire moment pour parler de déterminisme génétique”  !

La critique de Comfort émane d’un observateur, voire d’un militant, et non d’un spécialiste. Et plusieurs véritables spécialistes de la question ont largement démonté sa critique idéologique plutôt que factuelle.

Reste que cet article publié dans Nature révèle deux choses. Premièrement, il existe une énorme pression idéologique venant de tout le milieu égalitariste qui ne veut pas voir son idéologie socialiste et « anti-raciste » remise en cause. Deuxièmement, Comfort évoque le nœud du problème dans sa critique puisqu’il évoque le fait que l’influence de la génétique sur les différences intellectuelles serait critiquable. C’est là le vrai drame pour les égalitaristes. Si l’intelligence est significativement d’origine génétique, leur échafaudage théorique s’écroule.

La reproduction sociale, la pédagogie dans les zones prioritaires, l’immigration extra-européenne… Tout cela sera jugé complètement différemment.

C’est pour cela que Comfort critique la notion de différences intellectuelles entre Afro-américains et Américains d’origine européenne. Pourtant, il existe bien une différence importante entre le QI moyen des Afro-américains (environ 85) et le QI moyen des Américains d’origine européenne (environ 100). Et, pour les spécialistes de l’intelligence humaine, il ne fait que peu de doutes que cette différence (qui existe aussi entre les Européens et les Asiatiques de l’est et les Juifs ashkénazes) est significativement génétique.

Les obscurantistes égalitaristes sont en train de perdre une bataille décisive.

Les implications de ce qui se passe dans les champs de la psychologie et de la génétique sont extraordinairement importantes pour l’avenir de l’Europe.

Nicolas Faure
28/09/2018

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public, via PixaBay


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