Politique Exorcisme sémantique sur la race

Exorcisme sémantique sur la race

Exorcisme sémantique sur la race

par | 26 août 2014 | Politique

Polémia - Rediffusion

Changer les mots pour nier les faits.

Nous sommes dans une société totalitariste d’apparence. Le pouvoir politico-médiatique tente d’imposer une société virtuelle pour ne pas affronter la réalité. Parfois d’ailleurs, cela marche. Cela passe cependant par une hypocrisie sémantique permanente. Ainsi en supprimant le mot race de la législation, on croit supprimer le racisme. On cède en fait partiellement au lobby anti raciste qui manipule cette notion pour imposer ses vues métissées à une société encore rétive.
La proposition de loi du Front de gauche supprimant le mot «race» de la législation française a donc été définitivement adoptée, jeudi 16 mai, à l’Assemblée nationale. J.A.


«La majorité PS s’est ralliée à cette proposition, soulignant qu’il s’agissait d'”une première étape”. François Hollande s’était en effet engagé durant la campagne présidentielle à supprimer ce terme de la Constitution. Certains députés se sont, quant à eux, abstenus. «Evidemment, votre proposition a du sens (…), mais supprimer ce mot dans la législation sans l’éliminer dans le bloc constitutionnel pose un problème juridique», a commenté Jean-Frédéric Poisson (UMP).

Le terme devrait ainsi disparaître prochainement de nombreux textes, parmi lesquels le Code pénal, le Code de procédure pénale ou encore la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Comme l’a rappelé le Front de gauche, cette disparition du mot «race» devra aller de pair avec la suppression du terme dans la Constitution de 1958 et dans le préambule de la Constitution de 1946. Une promesse qui n’est pas «enterrée», selon l’Élysée. « On n’a pas renoncé à le faire durant le quinquennat. C’est un engagement auquel le président tient, mais il faudra prendre le temps de la conviction», a-t-on précisé auprès du chef de l’État.

La réforme divise aussi les juristes. Pour ses opposants, le texte entretient une confusion sur la nature même du droit : « la vocation du droit n’est pas de valider telle ou telle thèse scientifique mais de juger des comportements sociaux », explique le constitutionnaliste Bertrand Mathieu L’affirmation que les races n’existent pas est combattue par certains  scientifiques mais également et surtout par un  bon sens populaire. On  reconnait les races dans la rue et certains traitements médicaux sont adaptés à des spécificités raciales, pour ne prendre que deux exemples. Mais combattre le racisme par les mots c’est bien dans le totalitarisme sémantique de nos sociétés. On croit que changer le mot, ne pas le nommer ou l’interdire peut  résoudre le problème. Mortelle illusion. Elle est cependant bien française.

Un pays où, par peur de l’islamisme, on a abandonné l’Afrique pour courir le « Paris Dakar ». Mais comme on n’ose pas le dire on continue depuis des années à  courir le Paris Dakar en Amérique du sud. Tout est dit non ?

 Jean Ansar
Metamag
19/05/2013

Voir :

Race et faciès
Supprimer le mot « race » de la Constitution : une démarche parfaitement orwellienne
Race, Evolution and behavior
Dominique Venner, un samouraï d’Occident, de Pierre Le Vigan, pour qui le métissage est un « non problème », ce qui n’est pas le cas de « l’immigration de masse ».

Correspondance Polémia – 23/05/2013

Image : La proposition de loi du Front de gauche supprimant le mot « race » de la législation française a donc été définitivement adoptée, jeudi 16 mai, à l’Assemblée nationale.
Proposition de loi d’André Chassaigne, président du groupe FG.

* Cet article a été initialement publié le 23/05/2013. C’est l’été : Polémia ralentit ses mises en ligne de nouveaux textes et rediffuse de plus anciens avec un mot d’ordre : “Un été sans tabou”. Voici donc des textes chocs aux antipodes du politiquement correct, des réflexions de fond sans concession et à la rubrique médiathèque, des romans et des essais à redécouvrir.

Cet article vous a plu ?

Je fais un don

Soutenez Polémia, faites un don ! Chaque don vous ouvre le droit à une déduction fiscale de 66% du montant de votre don, profitez-en ! Pour les dons par chèque ou par virement, cliquez ici.

Je m'abonne

Trois fois par semaine dans votre boîte aux lettres électronique, la Lettre de Polémia.
 

Le retour du racialisme – La revue de presse de Radio Courtoisie

Par Michel Leblay et Laurent Artur du Plessis ♦ La revue de presse du Libre journal de...

La novlangue managériale, un instrument de manipulation au service du pouvoir

Par Victor-Isaac Anne, journaliste pour Valeurs Actuelles ♦ La généralisation de la...

Un regard écologique sur le Covid-19 – Fonction écologique des virus

Par Frédéric Malaval, essayiste, auteur de Vers l’EcoHumanisme ♦ La crise du Covid-19 est...

I-Média n°309 – Quand le Rwandais incendie, les médias enfument

Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours...

Pierre de Meuse : quelle stratégie contre la dictature des minorités ?

Par Pierre de Meuse, écrivain, essayiste et docteur en droit ♦ Les déboulonnages de...

Le « nouveau monde », en guerre contre l’autorité

Par Laurence Maugest, essayiste ♦ Du « faire table rase du passé » révolutionnaire à la...

Contrôleur général des prisons : le cancer droit-de-l’hommiste

Par Maxime Jacob, diplômé de science politique, Gilet jaune et coauteur avec Fiorina Lignier du...

I-Média n°308 – Crime de Lyon et cathédrale en feu

Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours...

L’insécurité en France n’est pas qu’un sentiment, c’est une réalité !

Par Paul Tormenen, juriste ♦ Une gendarme écrasée par une voiture conduite par un...

Belhaddad, Ahamada, Moutchou… Enrichissement racial à l’Assemblée nationale [Partie 3]

Par Maxime Jacob, diplômé de science politique, Gilet jaune et coauteur avec Fiorina Lignier du...