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Européennes. Poussée identitaire face à la coalition cosmopolite

Européennes. Poussée identitaire face à la coalition cosmopolite

Par Jean-Yves Le Gallou ♦ Comme leur nom l’indique, les élections européennes ne se sont pas un scrutin hexagonal. Après avoir publié une première analyse de ces élections le 27 mai, Jean-Yves Le Gallou revient sur ces résultats européens.


Les écolos profitent de la propagande climato-fanatique

Les médias de grand chemin en ont fait des tonnes pour saluer la progression des écologistes aux élections européennes. Ils devraient gagner près 20 sièges (de 52 à 70). Une progression acquise en Europe de l’Ouest, en France et en Allemagne en particulier. Cette progression des écologistes a été acquise au détriment des socialistes et à la suite de l’intense campagne de propagande médiatique conduite sur le thème : « Sauvons la planète ».
Merci Greta Thunberg !

Une coalition populiste en vue

Cette progression écologiste est réelle. Mais moins notable que celle des mouvements populistes dont le nombre de sièges devraient passer de 145 à 190 (plus 45). Une progression contrastée principalement due à des partis au pouvoir : le PIS polonais (46 %), l’EKRE estonien (13 %), le FIDESZ hongrois (52 %), la LEGA italienne (34 %).

Au nord et à l’ouest de l’Europe la situation des nationaux identitaires est contrastée :

  • Une forte chute au Danemark.
  • En régression légère en France et en Autriche même si le FPOE parvient quasiment à maintenir ses résultats de 2014 malgré l’« Ibiza gate ».
  • Stable en Finlande et aux Pays bas où le Forum pour la démocratie de Baudet remplace quasiment le parti de Wilders.
  • En progression en Allemagne avec l’AFD (11 %), en Flandre avec le Vlaams Belang (18,5 %), en Suède avec les Démocrates suédois (15,5 %) et en Espagne où Vox rentre au Parlement européen avec 6,5 %.

Notons aussi en Grande Bretagne le succès du parti du Brexit (32 %) qui s’ajoute au 4% de l’UKIP.

Une avancée notable des forces populistes en Europe qui pourront constituer une opposition forte à la prochaine coalition qui dirigera le Parlement européen. Une grande coalition qui devrait réunir les conservateurs (LR et Bellamy pour la France), les socialistes (PS et Glucksman), les libéraux (LREM et Loiseau) et les Verts (Jadot).

Jean-Yves Le Gallou
28/05/2019

Jean-Yves Le Gallou
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