Articles

LMP Et NDA

Dupont-Aignan, le choix du courage ou de la témérité ?

Print Friendly

par France Républicaine et Souverainiste (son site)

♦ Il a osé franchir le Rubicon. Contre vent et marées, au moment où les chiens de garde de service appellent à voter pour l’ex-trader de la banque Rothschild Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a donc choisi d’entrer pour de bon dans la dissidence en appelant à voter contre lui, donc pour Marine Le Pen la mal aimée.


La mal aimée, en fait, de ceux contre qui NDA appelle à barrer à route : les affairistes, les carrièristes, les journalistes véreux, les casseroles du show-biz et la horde de responsables de pseudo-associations communautaires en tous genres. Ceux qui n’ont pas réussi à renouveler le coup monté d’avril 2002, avec sa mobilisation contre l’affreux Jean-Marie (qui n’a jamais voulu le pouvoir réel), qui a soulevé les foules jusqu’au fin fond des Alpes. Mais cette fois-ci, l’association pour la sauvegarde du Mont-Blanc n’a pas donné de consigne de vote (alors qu’il y a quinze ans ses responsables associaient JMLP au Yéti). Les temps ont changé.

Car le tournant de 2002 a donné raison aux souverainistes. Quinze après le passage à l’euro, lié à la suppression de nos frontières, de notre état de droit, après avoir liquidé nos services publics et instauré le capitalisme sauvage puis tenté de liquider notre identité culturelle et tout lien collectif, nos oligarchies n’arrivent plus à manipuler les masses comme avant.

Trois cents morts après les attentats islamistes de l’an passé, vingt ans après l’abandon de nos quartiers populaires aux bandes de voyous, après les millionns d’emplois délocalisés, le dumping social et cerise sur le gâteau, l’invasion des migrants inassimilables pour beaucoup d’entre eux, le peuple de France a changé. Les masses populaires ne sont pas courageuses, mais elles observent et réagissent à l’instinct de survie.

Il faut donc choisir entre la fuite en avant avec le banquier Macron, mondialiste et ultra-libéral, teinté d’un semblant d’humanisme de circonstances, et Marine Le Pen pour tenter un difficile retour en arrière. Que pouvait faire un héritier du gaullisme comme Dupont-Aignan sinon appeler à rejoindre le moindre mal, et tenter par l’occasion un rapprochement avec la blonde dissidente pour la ramener dans le giron républicain, ce que d’ailleurs sut faire le général De Gaulle en son temps avec la résistance qui regroupait autant de royalistes que de communistes…

NDA a joué gros en pariant sur le second tour. Sa tête sera mise à l’index par la police de la pensée, il a rompu définitivement avec les “républicains” de Fillon, ceux qui pensent d’abord à leurs places et à celles de leurs proches avant l’intérêt général. Le “peigne” a préféré sa Pénéloppe à Marine et a agi en bon soldat zélé de la démocratie libérale : il a appelé à voter pour son semblable.

Dupont-Aignan en a décidé autrement. Un choix courageux ou téméraire, car il parie sur l’évolution souverainiste de la majorité des français. Mélenchon ne s’y est pas trompé et a fort judicieusement refusé de participer à la mascarade du “front républicain”. Quel dommage que nos deux bonhommes ne puissent s’entendre, époque oblige, comme les patriotes et les communistes à la fin de la guerre avec le programme du CNR qui a permis des avancées sociales sans précédent.

On ignore si un rassemblement large verra le jour pour les élections législatives. En attendant, pas d’illusion : Marine Le Pen ne sera pas élue dimanche 7 mai 2017. Dupont-Aignan le sait, ce qui démontre que son courage politique l’emporte sur une éventuelle témérité. Il défend des convictions, sa patrie, son histoire, son identité. Des concepts étrangers au libre-échange des Macron, Goldman-Sachs, Fillon, Bolloré, Rothschild et autres mafieux qui ont fait main basse sur l’hexagone depuis la révolution industrielle. Ce sont ces gens qui ont engendré le colonialisme que Macron a cyniquement condamné il y a quelques temps, camouflant la violence libérale et l’exploitation d’autrui par l’alibi du “racisme”, vieux truc hérité des années Mitterrand.

Le peuple ne s’y est pas trompé, à l’image des salariés de Whirlpool, qui ont bien compris la différence entre les conceptions économiques du FN et celles, plus graves, d’un banquier d’affaires. Ce bon sens populaire sur lequel parie désormais Nicolas Dupont-Aignan, ce qui est tout à son honneur. Bravo, en tout cas, pour cette prise de position à contre-courant, rafraichissante, qui nous démontre qu’il y a encore une vie en démocratie…

France Républicaine et Souverainiste (son site)
29/04/2014

Source : AGORA VOX, Le média citoyen
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dupont-aignan-le-choix-du-courage-192542

Correspondance Polémia – 30/04/2014

Image : Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan (son premier ministre potentiel)