Bobards d'Or 2022
Accueil | Europe | Un débat centré sur l’écologie pour éviter de parler d’immigration

Un débat centré sur l’écologie pour éviter de parler d’immigration

Un débat centré sur l’écologie pour éviter de parler d’immigration

Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère ♦ Les médias idéologiques sont à la manœuvre. Depuis des semaines, ils nous expliquent que ce qui ressort des contributions du Grand Débat, au-delà de la fiscalité et de la justice sociale, c’est l’environnement. Ils font artificiellement monter le thème de l’écologie en multipliant les reportages sur le sujet et en valorisant toutes les initiatives des jeunes pour la planète. Ça marche, cette thématique est petit à petit imposée à l’opinion manipulée,  ce qui profite aux courants politiques gauchistes déguisés en verts. Les écolos montent en tout cas dans les sondages.


L’objectif est bien sûr d’évacuer du Grand Débat, et de marginaliser pour les élections européennes, le thème porteur pour les populistes et nationalistes de l’immigration. A eux donc d’alerter les électeurs et de réintroduire le plus grand péril pour notre mode de vie et  de survie : la submersion migratoire. Cette submersion est liée bien sur à la démographie mondiale.

Il est bien évident que la surpopulation de notre planète est sans conteste la pollution finale. Même les bobos s’en sont rendu compte. Le problème, c’est qu’ils veulent appliquer une sorte d’avortement écologique aux pays qui, déjà, ne font plus assez d’enfants.

Une focalisation sur le monde blanc

Ce n’est pas entièrement nouveau. C’est parce qu’il avait estimé la Chine incapable de nourrir son quasi-milliard d’habitants que Mao-Tsé-Toung institua la politique de l’enfant unique. Le communisme abandonné en faveur d’un capitalisme effréné à l asiatique, la natalité a repris et le «  petit empereur » a partagé son trône avec des familles plus nombreuses mais ou les filles tout de même sont toujours mal venues. Pour «réduire le nombre d’habitants sur terre » et plus seulement dans l’Empire du milieu, l’ancien député national et européen Vert Yves Cochet, archétype du Khmer vert qui répète depuis 2009 que nous Européens devons « il faut faire moins d’enfants » car le « bilan carbone » de ceux-ci serait trop élevé,  préconisait  dans L’Obs’ du 3 janvier  de renverser notre politique d’incitation à la natalité, en inversant la logique des allocations familiales. « Plus vous avez d’enfants, plus vos allocations diminuent jusqu’à disparaître à partir de la troisième naissance », menaçait-t-il, tout en précisant que ce beau projet ne  devait bien sûr s’appliquer qu’aux « pays riches » (lire : blancs), coupables et responsables et où il fallait d’urgence… « limiter nos naissances pour mieux accueillir les migrants » !

Yves Cochet et les migrants : Ni Europe, ni écologie !
Lire cette vidéo sur YouTube.

Véganisme et stérilisation volontaire

La même obsession d’en finir avec la natalité du monde blanc pourtant incapable, avortement aidant, de tout renouvellement des générations  se retrouve chez les nouvelles militantes du «  zéro enfant » devenu à la mode comme le vegan.

Aux États-Unis, on les appelle les Ginks, pour Green Inclinations No Kids. Des féministes le plus souvent qui considèrent que la surpopulation a des effets dévastateurs sur le réchauffement climatique et qui ont décidé de ne pas procréer pour sauver la planète. Pour les Ginks, refuser de faire des enfants est un geste militant. Cela revient à alléger son empreinte climatique, à refuser de peser dans l’explosion démographique, à moins participer à l’épuisement des ressources naturelles de la planète… Certaines militantes vont même jusqu’à soutenir que la seule issue possible est la stérilisation définitive, pour les femmes, et la vasectomie pour leur conjoint. Interrogée par TV5 Monde, Lisa Hymas, la fondatrice de Ginks, affirme que « la maternité devrait être plus réfléchie. Il s’agit d’un choix qui va au-delà d’un besoin personnel égoïste, mais qui doit aussi prendre en compte l’intérêt de tous ».

Cette doctrine  a déjà trouvé comme toujours un certain écho auprès de personnes sensibilisées à l’écologie en France. « C’est un cheminement qui m’a pris du temps. Il n’y a encore pas si longtemps, je voulais des enfants. Quatre ou cinq, même. Mais depuis trois ans, je me dis que ce n’est pas raisonnable de donner la vie dans cette société », tranche une certaine Marjorie Zerbib.

Une cinquantaine de personnes – autant d’hommes que de femmes, c’est beau la parité médiatique organisée —, ont répondu à l’appel à témoignages lancé comme par hasard par France Info. Obsédés des menaces qui pèsent sur l’environnement, tous ont décidé qu’il était de leur responsabilité de ne pas aggraver la situation. Pas question pour eux de contribuer à l’augmentation de la population mondiale en donnant la vie.

Jean-Yves Le Gallou : « Si le réchauffement climatique est dû à l’homme, alors il faut lutter contre le libre-échange et l’immigration ! »

On peut en être sûr : comme le véganisme, le mouvement va s’étendre et devenir un snobisme… et une excuse pour vivre  égoïstement. Mais, comme toujours, il ne concernera concrètement que le monde blanc déjà si malthusianiste. Très vite  on trouvera que les hommes qui peuvent faire des enfants à tort et à travers devront être les principaux concernés par un geste civique sans retour.

Renoncer à avoir des enfants ? Certes, mais que ceux qui en font le plus, et ne peuvent même pas les nourrir puisqu’ils viennent chez nous pour accéder à une existence décente, commencent !

Pierre Boisghilbert
08/04/2019

Source : Correspondance Polémia

Vidéos à la une

Cet article vous a plu ?

Je fais un don

Soutenez Polémia, faites un don ! Chaque don vous ouvre le droit à une déduction fiscale de 66% du montant de votre don, profitez-en ! Pour les dons par chèque ou par virement, cliquez ici.

Je m'abonne

Trois fois par semaine dans votre boîte aux lettres électronique, la Lettre de Polémia.
 

Bobards d’Or 2022 : les votes sont ouverts ! Sélectionnez les meilleurs mensonges médiatiques

Les votes en ligne pour l'édition 2022 de la prestigieuse cérémonie des Bobards d'Or sont ouverts...

Michel Geoffroy : « Les Lumières sont à l’origine du chaos migratoire »

Propos recueillis par Camille Galic pour Présent du 18 janvier 2022 ♦ Dans Les Lumières et...

Joe Biden : déjà la grande dépression

Par Pierre Boisguilbert ♦ Un an après son investiture, Joe Biden est à la dérive. Même la...

Naturalisations : la machine à fabriquer des Français administratifs tourne à plein régime !

Par André Posokhow, consultant spécialiste de l'immigration ♦ En prenant en compte les...

Bernard Lugan, impérial face aux « décoloniaux »

Par Johan Hardoy ♦ En 2021, Bernard Lugan a publié Pour répondre aux « décoloniaux », aux...

De la nécessité des Bobards d’Or

Par Xavier Eman pour Présent ♦ La prestigieuse cérémonie des Bobards d'Or est organisée...

La coronafolie nous aveugle sur les manœuvres de l’oligarchie

Par Michel Geoffroy, auteur de : Le Crépuscule des Lumières, Immigration de masse. L’assimilation...

Éric Zemmour et les 500 signatures

Par Nicolas Lévine, historien, haut-fonctionnaire ♦ Le parcours du combattant des candidats...

En 2021, l’immigration clandestine vers l’UE en hausse de 57 % !

Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires ♦ Une déferlante :...

Parrainages : suffrage restreint contre suffrage universel

Par Pierre Boisguilbert ♦ Notre démocratie est fondée sur le suffrage universel. C’est...