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Affaire Audin : la guerre mémorielle de Macron

Affaire Audin : la guerre mémorielle de Macron

4ème Forum de la Dissidence le 17/11 à Paris : la billetterie est ouverte !

Par Michel Leblay, patron d’émission à Radio Courtoisie ♦ Macron n’est pas le président des Français. C’est le président des Autres : des milieux financiers internationaux et des minorités ethniques. En reconnaissant la culpabilité de l’armée française (agissant sous les ordres d’un gouvernement de gauche) dans la mort de Maurice Audin, Macron ravive 60 ans plus tard les plaies de la guerre d’Algérie. Cette démarche de repentance s’inscrit dans la logique de guerre mémorielle contre l’identité française. En Espagne, en France, en Italie, en Allemagne… une vision pathologique de l’histoire promue par les forces mondialistes pour imposer l’abaissement des peuples. Michel Leblay a tenu à dresser un panorama historique permettant de remettre dans son contexte historique l’arrestation de ce militant communiste.
Polémia.


La colonisation de l’Algérie n’a pas été un « crime contre l’humanité »

En voyage en Algérie durant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron a déclaré, le 15 février 2017 : « La colonisation est un crime contre l’humanité ». Chaque expression a un sens. Du point de vue démographique, en 1830, année de la prise d’Alger, la population de ce qui deviendra l’Algérie a été estimé par certains experts aux environs de 3 millions d’habitants. A l’indépendance, en 1962, la population musulmane s’élève à 10 millions d’habitants ; la population de Français venus d’Europe ou d’israélites est de l’ordre de 1 million d’habitants. En 1830, la France comptait aux environs de 33 millions d’habitants et 46,4 millions en 1962, soit un accroissement d’un peu plus de 40% ; la population musulmane d’Algérie, dans le même temps, a au moins été multipliée par 3,3.

Sur Maurice Audin, la soumission au politiquement correct

Le jeudi 13 septembre dernier, dans un communiqué, Emmanuel Macron a annoncé qu’il reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile… Si la mort – de M. Audin – est, en dernier ressort, le fait de quelques-uns, elle a néanmoins été rendue possible par un système légalement institué : le système “arrestation-détention”, mis en place à la faveur des pouvoirs spéciaux qui avaient été confiés par voie légale aux forces armées à cette période.

L’arrestation de Maurice Audin, lors de la Bataille d’Alger de 1957 est intervenue dans le contexte d’attentats terroristes perpétrés par le FLN à l’encontre de la population civile dont des enfants en bas âge dont certains furent gravement mutilés.

En référence, quelques dates de cette période jusqu’à la Bataille d’Alger.

  • 1er novembre 1954 : Début de l’insurrection en Algérie.
  • 20 août 1955 : Massacres de Philippeville dans le Constantinois qui visent la population d’origine européenne, notamment à la mine de pyrite d’El Halia. 140 morts ; 70 musulmans et 70 des 130 européens sur place. Dans le reste du Constantinois une trentaine de personnes ont été assassinés.
  • 2 janvier 1956 : Élections législatives – Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO, à la tête d’un Front républicain qui a réuni 27,10 % des voix est investi comme Président du conseil.
  • 2 février 1956 : Jacques Soustelle, gouverneur général de l’Algérie depuis le 15 février 1955, quitte Alger.
  • 6 février 1956 : Émeutes à Alger lors de la visite de Guy Mollet venu introniser le général Catroux comme gouverneur général de l’Algérie.
  • 10 février 1956 : Robert Lacoste nommé Ministre résident en Algérie.
  • 12 mars 1956 : Par 455 voix contre 76, la Chambre des députés adopte une loi accordant au gouvernement des pouvoirs spéciaux l’autorisant à agir par décrets-lois.
  • 17 mars 1956 : Par un décret le gouvernement transfère au ministre résident les pouvoirs spéciaux.
  • 30 septembre 1956 : Attentat du Milk- Bar à Alger. D’autres attentats, le 2 juin 1957 à un arrêt de bus et le 9 juin au Casino de la Corniche.
  • 22 octobre 1956 : Arrestation de Ben Bella.
  • 8 janvier 1957 : La responsabilité du maintien de l’ordre à Alger est transférée au général Massu, commandant la 10e DP. A Alger les effectifs de police (1 200 hommes) sont nettement insuffisants pour assurer le maintien de l’ordre. Dès le 7 mai 1956 la responsabilité du maintien de l’ordre avait été transférée à l’autorité militaire pour les départements de Bône et de Constantine ; le 14 décembre pour ceux d’Oran et de Tlemcen.
  • 13-14 janvier 1957 : L’armée opère un premier ratissage de la Casbah.
  • 27 janvier 1957 : Le FLN ordonne une grève général de huit jours ; la 10è DP brise la grève.
  • 4 février 1957 : La question algérienne à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nation-Unies.
  • 8 février 1957 : Reprise des attentats.
  • 11 juin 1957 : Arrestation de Maurice Audin, membre du Parti communiste algérien, interdit le 13 septembre 1955. Cette arrestation suit de nouveaux attentats, le 2 juin 1957 à un arrêt de bus et le 9 juin au Casino de la Corniche

Il faut rappeler, entre autres, qu’après la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, le 3 juillet 1962, à Oran et dans l’Oranais, à partir du 5 juillet, 400 à 700 Français d’Algérie sont assassinés comme plusieurs dizaines de milliers de harkis.

Michel Leblay
18/09/2018

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Kremlin.ru [CC BY 4.0]


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