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Forum de la Dissidence : il y a ceux qui pleurnichent et ceux qui se mobilisent

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Caroline Alamachère, assistante d’études marketing, militante pro-tibétaine.

♦ Aujourd’hui se tenait le premier Forum de la Dissidence organisé par Polémia, où intervenaient des personnalités bien connues de la réinfosphère, devant un public acquis de six-cent-trente personnes.
Différents thèmes y ont été abordés autour de tables rondes animées par Gabrielle Cluzel, chouchoute de Bd Voltaire, et Philippe Cristèle, lui-même de Polémia.


Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, a ouvert le bal en évoquant la fin du Vieux Monde et cette étrange fin d’année 2015, « année radicale », surtout après le coup de massue psychologique de ces derniers jours. Se voulant rassurant, il s’est réjoui du grand retour des frontières sur le continent européen, avant de reprendre cette réplique de Marion Maréchal-Le Pen « Je ne serai pas de la génération qui s’excuse mais de celle qui revendique son héritage », une revendication que partagera d’ailleurs Charlotte d’Ornellas, journaliste d’un média alternatif spécialisée dans le sort des chrétiens d’Orient et appartenant au mouvement Génération 2013

« Aujourd’hui il y a ceux qui pleurnichent et ceux qui se mobilisent. Mobilisez-vous, vous êtes l’avant-garde ! », s’est exclamé Jean-Yves Le Gallou, avant de laisser la parole à Béatrice Bourges intervenant sur le thème des valeurs. Celle-ci a rappelé la nécessité pour l’Homme de n’être pas un simple amas de cellules mais de rester cet être sacré avec des valeurs spirituelles, afin de garder pour objectif permanent la quête du bien commun et non plus de vaines et pernicieuses aspirations individualistes et marchandes. Après avoir fustigé un gouvernement qui s’obstine à ne pas vouloir nommer son ennemi et dénoncé l’islamisation de la France, elle a enjoint chacun de nous à se demander chaque matin ce qu’il pouvait faire pour son pays.

La jeune journaliste, Charlotte d’Ornellas, à la tête aussi bien faite que bien pleine, a déploré notre surdité alors que les chrétiens d’Orient nous alertaient depuis des années sur les dangers de l’islam, répétant que nous ne nous en sortirions jamais si nous ne

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia

redevenions pas qui nous sommes, ajoutant que les auteurs des attentats du 13 novembre ne ciblaient pas des jeunes à une terrasse ou à un concert mais visaient la France dans son entièreté.
Aux délires des Bisounours consécutifs aux massacres, elle a recadré d’un ton ferme : « entre les personnes qui veulent s’éclater et celles qui veulent s’exploser, je propose de nous enraciner ».
Charlotte d’Ornellas a également dénoncé un système qui avait peur des mots au point d’en déformer gravement le sens. Un constat qui reviendra d’ailleurs régulièrement tout au long de l’après-midi, avec l’emploi d’une novlangue de plus en plus décomplexée et délirante, accompagnée d’une censure stalinienne illustrée par les trop fameux « pas d’amalgame » et « non à la stigmatisation », mais aussi ce qualificatif de « jeunes » pour désigner les seules racailles, ou encore le terme abusif de « quartiers populaires » évitant l’emploi sans doute trop stigmatisant du qualificatif plus approprié d’« ethniques ».
Renaud Camus fera d’ailleurs remarquer que les quartiers dits « populaires » sont précisément ceux dont le peuple en a été chassé.

Claire Chardon, de Génération 2013 également, nous a présenté différents livres à ne pas rater.

Puis est arrivé, sous un tonnerre d’applaudissements, Robert Ménard.
Evoquant les divergences qu’il avait avec Marine Le Pen, notamment sur l’Europe, le maire de Béziers a cependant affirmé l’impérieuse nécessité de voter pour le FN, précisant avoir imploré Philippe de Villiers de ne rien tenter contre elle. En guise d’anecdote, il a fait valoir qu’il était originaire de Béziers avant d’y être élu mais que tel n’était pas le cas de tous les candidats, certains pouvant même se tromper carrément de canton dans leurs déplacements !
Il nous a fait savoir sa grande popularité auprès de ses administrés qu’il s’honorait de recevoir un jour par semaine, les plus jeunes accourant vers lui pour se faire photographier à ses côtés. Les Biterrois lui sont reconnaissants pour la gratuité des musées de la ville, pour la réduction de 50% de la mutuelle, pour les repas de la cantine scolaire à un euro, etc.
Contre l’avis des maires de France qu’il a encouragé « à aller se faire foutre », il nous a fait savoir qu’il allait installer une crèche dans sa ville. Il s’est ensuite amusé du fait qu’après avoir suscité un tollé en armant sa police municipale, c’était aujourd’hui le gouvernement qui armait ses troupes dans toute la France.
Déplorant un climat délétère, il nous a ensuite raconté le mal être de certains journalistes, notamment de chez I-Télé, qui lui confiaient leur ras-le-bol de « faire de la merde », avant de revenir sur la polémique suscitée par le récent changement de titre pratiqué en catimini par France Inter pour masquer une piteuse propagande dont ils voyaient qu’elle ne tenait plus la route.
Ménard n’est pas du genre à se laisser imposer des idées autres que les siennes, allant même jusqu’à faire plier la présidente du conseil de surveillance des Galeries Lafayette qui voulait fermer le grand magasin après l’élection d’un maire jugé trop nauséabond. La mesure de rétorsion a été à la hauteur de l’affront, puisque le maire a fait apposer des affiches la montrant sous son jour le plus mauvais. Le résultat a été que Ginette Moulin a fini par accepter que les Galeries restent à Béziers.
Le succès de son action est tel que la ville a développé ce qu’il a appelé un « tourisme politique » fait de visiteurs curieux d’y faire un tour, désireux de féliciter son maire, mais aussi nombre de personnes hostiles venant pour critiquer mais repartant bredouilles.

Après une pause d’une demi-heure, Renaud Camus s’est installé, entouré par Julien Rochedy et Damien Rieu. Renaud s’est amusé d’un titre du Parisien s’alarmant d’une « inquiétante montée religieuse à la RATP » en évitant toutefois avec une certaine frayeur de nommer les choses, des fois qu’elles leur sautent à la figure, laissant donc planer un certain doute sur cette religion, des fois qu’il s’agisse de « messes sauvages faites par des fidèles de Saint-Pie V » !
Tour à tour, les trois invités sont intervenus au gré des questions. Concernant l’avenir de la France et plus largement des pays européens, Julien Rochedy, bien que satisfait de voir des jeunes s’affranchissant de la propagande d’Etat pour rallier en grand nombre le camp des patriotes, s’est cependant montré pessimiste, ne croyant ni en la possibilité d’une remigration massive ni en une assimilation dont on voit bien chaque jour qu’elle ne peut être qu’utopique. Refusant de s’accrocher à des chimères, à une France morte qui ne renaitra plus, à un peuple français « qui n’est déjà plus qu’un concept » transmuté en « population », il encourage plutôt à travailler à la création d’ilots de résistance, de « sanctuaires », où les enfants de survivants pourraient grandir entre eux en sécurité.
Damien Rieu, porte-parole de Génération Identitaire, a à son tour été très chaleureusement applaudi après l’énumération des hauts-faits de ses troupes, entre le chantier de la mosquée de Poitiers, le siège du PS, la gare d’Arras ou encore tout récemment la

Affiche de la manifestation

Affiche de la manifestation

maison de retraite de Triel. Il a indiqué que ces actions avaient notamment pour vocation d’obliger les médias à parler de sujets dérangeants, lesquels médias sont « pulvérisés » depuis les attentats de vendredi.

Contrairement à Julien, Damien se veut plus optimiste, constatant le réveil de toute la jeunesse d’Europe qui n’accepte plus les mensonges et les compromissions, qui n’accepte pas de mourir sans rien faire sous le joug cumulé de l’islam, de l’immigration massive et de l’oligarchie européenne mondialiste.
Renaud Camus a pour sa part fustigé le remplacisme généralisé, les hommes, les femmes, les pays, les paysages, tout devenant objet de consommation échangeable, monnayable, remplaçable, regrettant que la France avec un autre peuple ne serait plus la France. De notre pays ne subsisterait plus qu’un territoire sans âme, une page blanche sans Histoire, sans héros ni racines.

Enfin Michel Geoffroy, co-auteur du Dictionnaire de Novlangue, a conclu cet après-midi fort riche par l’évocation des deux grosses manipulations médiatico-politiques de l’année que sont l’opération « je suis Charlie » montée de toutes pièces par le régime socialiste, et l’usage répugnant fait de la photo scénarisée et instrumentalisée du petit Aylan. Il a pointé la volonté des oligarques d’acquérir une main d’œuvre corvéable à merci pour pas cher, le fait que « les Européens n’ont que le droit d’acquiescer à leur servitude ». Il a également insisté sur la censure, sur l’esbroufe de la NSA et du Patriot Act, prétextes de lutte contre le terrorisme, quand ces mesures n’ont pour unique vocation que de lutter contre toute revendication patriote qualifiée de « haine » par quiconque n’y trouve pas avantage, illustrant son propos par ce titre édifiant du Figaro « Les Français prêts à restreindre leurs libertés pour plus de sécurité »…

Caroline Alamachère
21/11/2015

Source : Riposte laïque.com

Correspondance Polémia – 23/11/2015

Image : Dissidents hier, avant garde aujourd’hui.