La boutique en ligne de l'Institut Iliade
Accueil | Exclusivité Polémia | Le Politiquement Correct comme révisionnisme permanent

Le Politiquement Correct comme révisionnisme permanent

Le Politiquement Correct comme révisionnisme permanent

Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère ♦ Le Politiquement Correct efface notre histoire et, quand d’aventure il l’enseigne, il la manipule. Le but bien sûr est d’une part de la faire concilier avec la France que cette idéologie mondialiste veut imposer — une France métissée — et d’autre part de flagorner les populations issues de l’immigration. Cela les conforte dans l’idée qu’elles ont « des droits sur nous », et le pays des devoirs. La commémoration du débarquement de Provence en a été l’illustration de l’été.


Un mensonge historique

La Macronie a tout fait pour installer l’idée que la France avait été libérée par des troupes de couleur et que le rôle de ces dernières avait été minimisé sinon ignoré. C’est faux, toute personne d’un certain âge sait que l’armée de l’empire a été glorifiée dans son rôle quand on enseignait encore l’histoire. Mais ce révisionnisme est avéré de plus par la volonté de ne pas évoquer, aux cotés des autres contingents, le formidable engagement des Européens de nos départements d’Algérie. Pour la plupart issus des Chantiers de Jeunesse créés par Vichy et mobilisés par le général Giraud, ils constituèrent la moitié des effectifs français.

Mais comment rappeler le rôle de ces Européens qui sont morts pour libérer une patrie ingrate, laquelle ensuite les abandonnera dans une des plus honteuses trahisons de l’histoire de France ? Il est plus facile de mettre en avant les musulmans d’Afrique du Nord ou les troupes subsahariennes. Macron a résumé son objectif politique en affirmant que « la France a une part de l’Afrique en elle ». Ce qui est sûr, c’est que l’Afrique a une part de la France en elle et que c’est cette part de notre empire colonial qui s’est retrouvée en Provence.

Ce révisionnisme historique tend à conforter l’image permanente que les médias renvoient du pays. Cet été de canicule et de départs en vacances l’a illustré également. Les chaines d’information ont chaque fois privilégié dans leurs interviews des Français de la diversité souffrant de la chaleur — mais oui ! — ou partant en vacances. Comme les publicités, cette préférence étrangère vise évidemment à convaincre que le pays est indiscutablement multi-ethnique, et que de plus ces Néo-Français si intégrés qu’ils souffrent plus encore de la canicule que les indigènes, sont tous sympathiques et formidables.

Entre omissions et récupération immigrationniste, Macron célèbre les soldats extra-européens débarqués en Provence

Napo le fou

Révisionnisme historique encore avec la non-célébration de la naissance de Napoléon, sauf en Corse. Le Politiquement Correct abhorre les hommes qui font l’histoire. Il réduit donc l’empereur à une sorte de tyran misogyne et esclavagiste. Il insulte une énergie virile qui a marqué non pas l’histoire de France, mais celle du monde. Quoi qu’on pense de Napoléon, on ne peut ignorer son destin et son rôle. Mais le Politiquement Correct veille à l’oubli ou au dénigrement des grands hommes. Ainsi une journaleuse, dans la présentation d’une émission à prétention historique de Stéphane Bern, n’a pas hésité a dire du Petit Capotal que que « son génie égalait sa folie ».

250 ans de Napoléon : la fortune et la virtù

Mais qui sont ils ces incultes audiovisuels pour juger ceux qui ont fait notre passé ?

Oui, on peut accuser le politiquement correct de révisionnisme par idéologie et de crime permanent contre notre identité historique.

Pierre Boisghilbert
26/08/2019

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public

La boutique en ligne de l'Institut Iliade

Vidéos à la une

Cet article vous a plu ?

Je fais un don

Soutenez Polémia, faites un don ! Chaque don vous ouvre le droit à une déduction fiscale de 66% du montant de votre don, profitez-en ! Pour les dons par chèque ou par virement, cliquez ici.

Je m'abonne

Trois fois par semaine dans votre boîte aux lettres électronique, la Lettre de Polémia.
 

Nouveau premier féministre : quand la flagornerie dépasse les « bornes »

Par Pierre Boisguilbert ♦ La réaction de l’idéologie médiatique à la nomination d’Élisabeth...

Ukraine : Otan en emporte l’Eurovision

Par Pierre Boisguilbert ♦ Les jeux étaient faits à l’avance. L’idéologique médiatique...

En Allemagne, l’AfD se déchire sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine

Par Nicolas Faure, spécialiste de l’Allemagne et traducteur ♦ En Allemagne, comme dans le...

Quelques conseils de lecture en ces temps difficiles, par Jean-Yves Le Gallou

Par Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia ♦ Alors que la période à venir...

Guerre en Ukraine. L’ombre de Staline

Par Eric Delcroix, juriste, essayiste et écrivain, auteur de Droit, conscience et...

Excision : France terre d’asile ou de dangers pour les femmes menacées ?

Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires ♦ Le 31 mars, une mère...

La réélection d’Emmanuel Macron vue d’Allemagne : « Vers un ordre mondial ouvert »

Par Nicolas Faure, spécialiste de l’Allemagne et traducteur ♦ En Allemagne, l'inquiétude...

La fermeté danoise sur l’immigration vantée par… Laurent Wauquiez (LR)

Par Laurent Wauquiez, Président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes ♦ Les tenants du...

« Immigration, l’heure des comptes », un ouvrage dense sur le coût de l’immigration

Par Jean-Claude Philipot, commissaire colonel e.r. et élu local ♦ André Posokhow, l'un des...

« L’Ère de l’égoïsme. Comment le néolibéralisme l’a emporté »

Par Johan Hardoy ♦ L'Ère de l'égoïsme. Comment le néolibéralisme l'a emporté, voilà le...