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Le député LFI Bilongo contre Radio Courtoisie : où sont les suprémacistes ?

Le député LFI Bilongo contre Radio Courtoisie : où sont les suprémacistes ?

par | 19 janvier 2026 | Politique

Le député LFI Bilongo contre Radio Courtoisie : où sont les suprémacistes ?

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Carlos Bilongo, député LFI, a annoncé vouloir porter plainte contre Radio Courtoise pour des propos tenus par Pierre-Alexandre Bouclay et Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia. En cause : le rappel par les deux hommes du consensus scientifique sur le QI moyen africain. Après un premier article sur cette affaire que nous vous invitons fortement à lire, Camille Galic nous livre un portrait édifiant de Carlos Bilongo.
Polémia

Carlos Bilongo contre Rachida Dati, les Blancs et Radio Courtoisie

En décembre dernier, dans une interview sur la chaîne YouTube de La Librairie africaine, Carlos Martens Bilongo accuse la garde des Sceaux puis ministre de la Culture, Rachida Dati, de devoir son étonnante carrière politique et sa fortune personnelle à la seule « promotion canapé », avant de rétrograder et de présenter de plates excuses à sa victime — qui a l’avantage d’être une femme, de surcroît « racisée ».

Mais ce n’était là qu’un point de détail des propos tenus par le député LFI de la 8e circonscription du Val-d’Oise, l’essentiel de ses diatribes visant « les Blancs ».

Ce qui lui a valu des critiques dans plusieurs journaux, dont Marianne et même Le Monde, et surtout une vigoureuse réplique de Jean-Yves Le Gallou sur Radio Courtoisie… contre laquelle il vient, ainsi que Mathilde Panot, sa cheffe de groupe à l’Assemblée, de porter plainte auprès de la justice et de l’ARCOM, chargée de réguler l’audiovisuel, pour « incitation à la haine et à la discrimination ». Délit passible de 45 000 euros d’amende.

Une « chance pour la France »

Mais tous nos lecteurs ne connaissent peut-être pas le parlementaire Bilongo. Né en 1990 à Villiers-Le-Bel, de père angolais et de mère zaïroise, dans une fratrie de sept enfants, titulaire d’un simple bac professionnel puis d’un BTS et d’une licence en « marketing et négociations », il enseignait depuis 2019, et jusqu’à sa mise en disponibilité pour cause d’élection, l’économie et le droit. Non pas dans un bahut pourri des territoires perdus de la République mais à Saint-Cloud, dans le très chic lycée Alexandre Dumas, ce qui ne l’empêcha pas de bénéficier, à Villiers-Le-Bel, d’un logement social… qu’il s’empressa de sous-louer à l’une de ses sœurs. Cet arrangement lui valut d’être inquiété pour abus de biens sociaux, mais l’enquête fut classée sans suite. Comme devait l’être celle ouverte à son encontre après sa première élection aux législatives de 2022 pour blanchiment de fraude fiscale à concurrence de près de 200 000 euros et « manquement de déclaration » de ce pactole à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Laquelle, du reste, s’était montrée en 2017 peu regardante sur le patrimoine d’Emmanuel Macron, nouveau président de la Cinquième après avoir été un opulent associé-gérant de la banque Rothschild.

Pour compléter le portrait de cette « chance pour la France », il faut ajouter qu’heureux propriétaire de plusieurs sociétés de sport et multipliant les cordes à son arc, c’est aussi le député Bilongo qui entraîna pour sa prestation Aya Nakamura, la Vénus noire vedette de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris — grâce, paraît-il, à Brigitte Macron qui, d’abord réticente, aurait été éblouie par la pulpeuse chanteuse malienne.

Chaque fois que le député (réélu en 2024, dès le premier tour et avec 58 % des voix) du Val-d’Oise a été mis en cause, ses collègues de LFI et les médias amis, de Libération à Politis en passant par Mediapart et le Huffington Post de Mme Anne Sinclair, ex-Strauss-Kahn, l’ont soutenu avec acharnement, accusant ses « diffamateurs » de violer le principe de la présomption d’innocence. Bien entendu, ce sacro-saint principe, sauf bien sûr quand il s’agit de « fâchos » ou présumés tels, a été ressorti après les propos tenus sur la chaîne africaniste où les intervenants, s’appelant mutuellement « frère » dans une imitation servile des Black Panthers américaines, rivalisaient dans le racisme et le racialisme, si condamnés à gauche quand ils sont le fait de Caucasiens.

« Si je prends le pouvoir… »

Certes, l’élu de la République affirme benoîtement : « On est tous des êtres humains » et « Une affaire de couleur de peau, pas pour moi », mais il explique « la décadence de la France sur le terrain économique dans le théâtre international » par « le fait de pas profiter des forces intellectuelles » prodigieuses dont sont dotés les gens de couleur, surtout les Bantous. Dans un surprenant raccourci, il soutient que « même l’uranium d’Hiroshima vient de la RDC [République démocratique du Congo ex-belge] » et rêve de ce qui se passera « demain [si] un pays africain possède la bombe atomique », oubliant qu’avant la chute de l’apartheid, c’était l’Afrique du Sud blanche qui était à deux doigts de la réaliser.

Il évoque rarement les Français, préférant le terme générique de Blancs. Il stigmatise la « pauvreté intellectuelle » des gens du Nord ou l’ignorance crasse des Arvernes — « Tu vas en Auvergne, tu prends 10 Blancs, tu leur demandes qui est Toussaint Louverture, Gerda Taro, le bois Caïman » et ils se demandent : « Qu’est-ce qu’il me raconte ? ».

Il tonne contre l’Éducation nationale, accusée d’avoir empêché la « déconstruction des mentalités » racistes et colonialistes et de rester muette sur les horreurs du colonialisme et de l’esclavage alors que, enseignant lui-même, il est bien placé pour constater la prolixité — tournant même à l’obsession de la repentance, sur l’ordre des ministres successifs — des manuels scolaires sur ces sujets. Au détriment de notre histoire proprement nationale.

Mais il y a plus grave : s’il « réfute le Grand Remplacement », il s’en réjouit ouvertement : « Les personnes qui disent qu’il y a pas assez de bébés blancs, c’est leur problème, oui, mais tant pis pour eux… Nous, Arabes et Noirs on fait plus d’enfants que vous et on va vous arriver. » « Instruisez-vous, organisez-vous. On se rassemble et on gagne ensemble » ordonne-t-il à ses congénères avant d’asséner froidement : « Si je prends le pouvoir, je peux éliminer ce maillage-là ». Le maillage des odieuses connivences indigènes, qu’il entend réduire par un renforcement de « la mesure pénale parce que c’est ce qui a beaucoup péché, je trouve, et ce qui pêche aujourd’hui [et] qui permet aux gens d’avoir des propos racistes à longueur de jour sur les plateaux télé […] Tu changes le logiciel en prenant le pouvoir […] Je suis déjà député, on a déjà mis un pied à l’intérieur. Si le travail continue et déjà il prend déjà forme, on va encore plus loin. »

Pas de pitié pour les Franco-Israéliens… ni pour de Gaulle

Ce qui l’amène à cette réflexion : « Les Blancs ont même d’autres personnes qui enfin non français ou les Franco-Israéliens. Moi je vois des Franco-Israéliens, des fois, ils ont des propos mais ils sont blancs. Tu dois retirer leur passeport, tu le retires, tu le déchires devant eux… Le problème il est très simple ».

Si prompts à s’émouvoir, qu’attendent le CRIF, l’UEJF et la LICRA pour dénoncer cet antijudaïsme décomplexé, et porter plainte à leur tour ?

Et qu’attendent les gaullistes historiques pour s’indigner du résumé par Bilongo de la France Libre et du portrait de leur grand homme, premier président de la Ve République, un costume que le Franco-Angolo-Congolais se verrait bien endosser ?

Le général, assure-t-il, « était bien content de discuter avec Félix Éboué pour avoir d’abord Brazzaville capitale de la France libre, ensuite Alger et sans ces deux capitales-là, France capitale France libre la réponse n’était pas possible. Faut savoir que de Gaulle aurait été juste un animateur radio, quoi. Les gens se moquaient de lui à Londres, les Londoniens se moquaient de Gaulle. Mais dans l’histoire, on va dire le discours de Gaulle à Londres et cetera et cetera… C’est bien de rappeler que sans les tirailleurs sénégalais donc africains au sens large, de Gaulle serait resté essentiellement comme un animateur radio. »

On notera au passage que, né du plus beau noir en 1884 en Guyane, le brillant élève Félix Éboué avait bénéficié de plusieurs bourses d’études en Métropole où il choisit de devenir administrateur colonial. Titulaire de la Légion d’honneur dès 1927, ce socialiste et franc-maçon qui admirait cependant le maréchal (monarchiste) Lyautey, dont il imitait les méthodes, fut nommé en 1938 gouverneur du Tchad (d’où il se rallia dès juillet 1940 à de Gaulle). Preuve, n’en déplaise à Bilongo, que la France coloniale savait distinguer et nommer à de hauts postes des hommes de couleur. L’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, futur ministre français, et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, condisciple du futur président Pompidou à l’École normale supérieure, en savaient quelque chose. De même que le mulâtre martiniquais Henry Lémery, nommé en juillet 1940 ministre des Colonies par… le maréchal Pétain !

Mélenchon et ses complices

Mais le drame est que, depuis des décennies, avec une accélération effarante ces dernières années en raison de l’abdication générale, la France se complaît dans le reniement de son passé et une contrition qui la conduit à accepter les pires outrages à elle infligés non seulement par ses anciens colonisés mais aussi par des migrants de tous pays — tels les parents de Bilongo — qui, toujours plus nombreux, ignorent tout d’elle mais qui, guidés par de mauvais bergers, se permettent de la mettre en accusation et d’exiger une place, toute leur place, au soleil. Et aux dépens des natifs.

Oui, il faut dénoncer le suprématisme noir et les provocations du député du Val-d’Oise, mais sans oublier qu’il est le fils spirituel de Jean-Luc Mélenchon, si longtemps adulé et courtisé — du moins jusqu’au 7 octobre 2023 — par une grande partie des médias. Travaillant au racolage d’un nouvel électorat en vue de sa participation à la présidentielle de 2012, il déclarait ainsi le 18 novembre à BFMTV : « Est-ce que vous pouvez-vous coller dans le crâne qu’on est au XXIe siècle, que votre idée d’une France blonde aux yeux bleus n’a jamais existé ? ». Le conducator des Insoumis devait d’ailleurs récidiver le 13 février 2013 en affirmant sur Hit Radio « ne pas pouvoir vivre là où il n’y a que des blonds aux yeux bleus » et en déplorant que les Normands, « les malheureux », soient des ivrognes invétérés.

Depuis le début du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron, au rythme de 500 000 entrées d’immigrés par an, auxquels nul n’avait demandé de venir, les blonds sont de plus en plus rares mais les « racisés » se sont multipliés. Toujours plus revendicatifs, sûrs d’eux et dominateurs. À qui la faute sinon aux impuissants et aux aveugles volontaires qui nous gouvernent ?

Camille Galic
19/01/2026

Camille Galic

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