La France a été paralysée par quelques centimètres de neige. Jean-Yves Le Gallou analyse cet événement qui démontre une dérive grave du pays sur plusieurs plans. De la folie climatique au principe de précaution en passant par la culture syndicale, tour d’horizon de ces éléments qui font dire à Jean-Yves Le Gallou que la France macroniste n’est pas la « start up nation » vantée par son président mais, au contraire, une « stop down nation », néologisme qui inverse les termes d’Emmanuel Macron.
Polémia
Qu’il fasse chaud ou qu’il fasse froid, en France c’est toujours le délire climatique qui s’impose aux esprits.
350 jours par an on explique aux Français que le réchauffement climatique est une catastrophe. Mais dès qu’il gèle c’est la panique.
5 cm de neige en Île-de-France ou en Normandie ? Plus de bus, des trains et des RER à l’arrêt, les transports scolaires interrompus, la poste au repos.
Dans ces conditions, pas sûr que le pays soit prêt à faire la guerre à Poutine dans les tranchées ukrainiennes ou à Trump dans l’inlandsis groenlandais.
Plus sérieusement, il convient de s’interroger sur l’absence totale de résilience de la société française face aux aléas météorologiques. En voici 5 raisons :
1 – L’esprit paniquard répandu par les médias et les officines gouvernementales. La multiplication des discours de peur et des alertes météo (orange, rouge) (froid, chaud, inondations, sécheresse, canicule, grand froid, neige/verglas).
2 – Le principe de précaution inscrit dans la Constitution et conduisant à la recherche partout et toujours du risque zéro à travers des réglementations de plus en plus tatillonnes et l’encouragement des attitudes les plus précautionneuses.
3 – Le risque judiciaire : n’importe quel accident lié à un aléa peut conduire un responsable public en correctionnelle suivant la logique propre aux juges. Si un accident a eu lieu c’est qu’il devait nécessairement avoir lieu (facile à dire a posteriori…). Pour un président de département ou son « directeur des mobilités » (sic), la tranquillité c’est de tout arrêter.
4 – N’oublions pas non plus la culture syndicale : plutôt que de faire face à l’adversité, le « droit de retrait » pour son confort l’emporte sur le service du public et l’accomplissement de la mission.
5 – Tout ceci est évidemment aggravé dans une société vieillissante même si ces comportements sont enseignés dès l’école.
Bref, la France de 2026 ce n’est pas l’esprit pionnier ! On est loin de la « start up nation » vantée par Emmanuel Macron. On peut en réalité inverser tous les termes de cette proposition pour dévoiler la vérité : la France de Macron, c’est la « stop down nation ».
Jean-Yves Le Gallou
08/01/2025


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