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Immigration. La préférence nationale a-t-elle encore un sens ?

Immigration. La préférence nationale a-t-elle encore un sens ?

Par André Murawski, conseiller régional Front national des Hauts-de-France ♦  Face à la transformation profonde et rapide du substrat ethno-culturel français, la droite doit-elle abandonner le concept de préférence nationale ? C’est la question posée par André Murawski.


Le soir du samedi 12 mai 2018, Khamzat Azimov défrayait la chronique en assassinant une personne non loin de l’opéra de Paris. Armé d’un simple couteau, cet individu, âgé de 20 ans, parvenait également à blesser quatre autres passants avant d’être abattu par les forces de l’ordre.
Selon les informations qui ont été rendues publiques, le groupe « état islamique » a rapidement revendiqué l’attentat en diffusant une vidéo dans laquelle les musulmans étaient appelés à attaquer la France. Surtout, l’assassin avait été fiché « S » en 2016, ce qui a déclenché une nouvelle polémique sur l’utilité du fichage et l’inanité de l’action du gouvernement.

Mais les media ont aussi insisté sur l’origine tchétchène de l’assassin, comme pour dissimuler cette vérité qui dérange : l’assassin était Français.

Naturalisé en 2010 après l’acquisition de la nationalité française par sa mère, l’assassin a montré, par ses agissements, que son allégeance n’allait pas à la France mais qu’elle allait ailleurs. Son allégeance allait à l’organisation étrangère qui a revendiqué l’attaque, bien sûr. Mais son allégeance allait aussi et surtout à une conception de la vie et du monde également étrangère à la culture et à la mentalité françaises. Son allégeance procédait d’une autre civilisation que la civilisation occidentale.

Ce qui soulève une question nouvelle : le concept de préférence nationale, mis en pratique par le gouvernement de centre gauche d’Edouard Herriot en 1932, puis porté notamment par le Front national, est-il encore pertinent aujourd’hui ?
Très clairement, peut-on concevoir un projet politique fondé sur la nationalité et l’appliquer à des personnes pour qui la nationaité n’a pas de signification liée à l’allégeance à un Etat ou à l’adhésion à une culture ? Ne conviendrait-il pas de réfléchir à la notion peut-être plus pertinente de préférence civilisationnelle ?

Car finalement, ce n’est peut-être pas l’immigration qui fait peser une menace sur notre identité mais le contraire : C’est peut-être la perte des repères liés à notre identité qui nous empêche de résoudre le problème de l’immigration qui se pose dans notre société avec une acuité sans cesse croissante.

André Murawski
23/05/2018

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Basili [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons


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