À l’occasion de l’annonce du premier Forum de la dissidence, Polémia publie une série d’entretiens destinés à expliciter les fondements intellectuels et stratégiques de cette initiative. Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia, y expose la notion de dissidence telle qu’il la conçoit, les formes concrètes qu’elle peut prendre, ainsi que les objectifs politiques et culturels de ce premier forum, pensé comme un moment de clarification, de convergence et de rupture avec l’ordre idéologique dominant.
Quel est le concept de cette nouvelle initiative organisée par Polémia ?
Nous vivons sous la dictature du « MIM » : le Mondialisme immigrationnisme marchand. Il y a deux manières, complémentaires, de combattre cette dictature qui s’impose par la publicité, la propagande, la communication : la voie électorale (malgré les injustices de l’accès aux médias), la dissidence.
C’est cette dernière voie que nous avons choisi d’explorer et de mettre en évidence lors de notre forum : comment parler, comment agir en dehors de ce que veulent les faiseurs et les maîtres de l’opinion ?
Avez-vous des exemples de dissidence ?
La dissidence, c’est désobéir aux faiseurs d’opinion. C’est penser et agir autrement. Marcher en forêt plutôt que déambuler dans les grandes surfaces commerciales. Éteindre la télévision. Apprendre aux enfants qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on leur raconte à l’école. Combattre la novlangue : utiliser le mot de « clandestin », non celui de « migrant » ; dire que le « mariage pour tous » est une foutaise. Reconnaître à la suite du général De Gaulle, repris par Nadine Morano, que « les Français sont avant tout un peuple de race blanche, de culture gréco-latine et de religion chrétienne ». Prendre de la distance vis-à-vis des règles managériales des grandes entreprises et du jargon des consultants. S’émanciper des tableaux Excel et des PowerPoint. S’efforcer de parler français et délaisser le franglais et le basic English. Vaste programme, voyez-vous !
Qu’est-ce qui sera mis en avant au programme pour cette première initiative ?
Trois thèmes seront abordés : la dissidence sur les valeurs et la rupture avec l’esprit de 1968 autour de Béatrice Bourges, la dissidence sur l’identité et le refus du Grand Remplacement avec Renaud Camus, l’art de la dissidence pratiqué par Robert Ménard.
Nous placerons ces interventions dans une perspective de combat politique. Face au pouvoir du « MIM », le Mondialisme immigrationniste marchand, porté par les financiers et les médias (et les partis politiques à leur remorque), promouvoir la révolte du peuple autour d’une triple alliance : l’opinion de plus en plus rétive, les intellectuels discordants, la « Génération 2013 », ces vingt/trentenaires qui se sont levés lors des manifs pour tous et des combats identitaires.
Cette initiative est-elle amenée à se répéter ?
Sous une forme ou sous une autre, oui. Polémia organise deux manifestations publiques par an : la cérémonie parodique des Bobards d’Or au printemps, la Journée de réinformation à l’automne ; ce forum est une forme particulière de cette journée. Il vise aussi à mettre en évidence les forces idéologiques montantes et à souligner les changements de cycle historique en cours : épuisement du cycle des Lumières, rejet croissant du cycle de culpabilisation commencé en 1945 (« shoah », colonisation, esclavage), achèvement du cycle de déconstruction entamé en 1968.
Vous êtes un des leaders de cette « dissidence » intellectuelle et médiatique. Les colloques ont-ils aujourd’hui encore un succès, un intérêt dans la situation de crise que nous traversons ? Ne sont-ils pas trop « parisiens » et finalement peu connectés à la réalité vécue par les Français en région ?
Question piquante mais juste. Je vous accorde que débattre le cul sur une chaise est une forme confortable de… dissidence. Reste que le verbe précède l’action et que la réflexion permet de la construire. Enfin les idées, les mots, les pratiques se répandent de manière virale : ce colloque a donc une vocation épidémique.
Permettez-moi d’ajouter que nos intervenants – intellectuels de combat (Camus, Ménard, Bourges, Geoffroy) ou « Génération 2013 » (Rochedy, d’Ornellas, Robin, Rieu) – ont tous à leur actif de splendides actions dissidentes, des poursuites judiciaires, des gardes à vue !
Polémia
12/11/2015
Premier Forum de la dissidence, le samedi 21 novembre 2015
Répression sociale et judiciaire du politiquement incorrect, restriction des libertés individuelles par l’État et de l’indépendance de ceux-ci par l’Union européenne, les USA et la finance : nous vivons dans un totalitarisme feutré !
Venez rencontrer les opposants à ce régime liberticide et évoquer avec eux les moyens de résister. Soyons tous dissidents !
La fausse opposition gauche/droite s’épuise, la connivence entre libéraux économiques et libertaires sociaux, héritiers de Mai-68, étant trop évidente. La mondialisation « heureuse » sous le modèle unique du capitalisme à la sauce « droits de l’homme » promu par les États-Unis ne convainc plus personne. Le règne du politiquement correct imposé par des médias refusant de constater la réalité du monde autour d’eux est lui-même à bout de souffle.
Et c’est dans ce moment de grand bouleversement que le Système devient le plus dangereux, par instinct de survie : espionnage généralisé, restriction des libertés, immigration de masse pour casser les résistances civilisationnelles au grand marché…
Face à cette crispation totalitaire du Système, entrons en dissidence ! À l’instar du peuple qui voit le gouffre entre les discours et la réalité, à l’instar aussi de nombreux intellectuels honnêtes qui refusent le politiquement correct, apprenons à résister au Système !
C’est ce que vous propose Polémia, avec son premier Forum de la dissidence, placé sous le patronage d’Alexandre Soljenitsyne, double dissident antisoviétique et antioccidental, et d’Edward Snowden, dissident antioccidental. Vous rencontrerez autour de tables rondes animées par Philippe Christèle, de Polémia, et Gabrielle Cluzel, de Boulevard Voltaire, les dissidents d’ici et d’aujourd’hui. Béatrice Bourges, du Printemps français, Gabriel Robin et Charlotte d’Ornellas, de Boulevard Voltaire, et Thibaud Gibelin, de l’Institut Iliade, débattront de la dissidence sur les valeurs.
Vous retrouverez Robert Ménard, maire de Béziers, autour de l’art et de la pratique de la dissidence. L’écrivain Renaud Camus, Julien Rochedy, ancien patron du FNJ, et Damien Rieu, ancien responsable de Génération identitaire, débattront de la dissidence autour de l’identité. Enfin, Michel Geoffroy, de Polémia, apportera une conclusion radicale à cette journée.
Informations pratiques
- Samedi 21 novembre de 13h30 à 19h
- Cap 15, 1-13 quai de Grenelle, 75015 Paris
- Entrée simple : 10 €, tarif de soutien : 30 €, tarif bienfaiteur : 100 €
- Jean-Yves Le Gallou : « Croire que Mélenchon est ‘cuit’ pour 2027 est faux ! » - 21 février 2026
- Meurtre de Quentin : la guerre civile qui vient ? - 16 février 2026
- Abattage rituel sans étourdissement : un débat explosif avec Jean-Yves Le Gallou - 30 janvier 2026


Soutenez Polémia, faites un don ! Chaque don vous ouvre le droit à une déduction fiscale de 66% du montant de votre don, profitez-en !




