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M Jib El Guerrab

Etre visé par un prétendu « racisme » donne-t-il le droit de tuer ?

A moy que chault, 1 septembre 2017-09-05

♦ Dans l’affaire M’Jid El Guerrab , ce sympathique député, ancien socialiste rallié au panache jupitero-macroniste, qui a massacré à coups de casques de moto un de ses anciens camarades du PS mercredi dernier dans le 5e arrondissement de paris, les médias hexagonaux – qui ont d’ailleurs relativement tardé à relayer cet « incident » – n’ont qu’une seule préoccupation, un seul souci, une seule mission : déterminer si oui ou non la victime a proféré des injures « racistes » à l’encontre de son agresseur.


Pour éclaircir ce point crucial, absolument fondamental semble-t-il, on interroge son entourage, on questionne ses proches, ses collègues…  Est-il possible que de tel propos aient été prononcés ? Avait-il déjà commis ce genre de dérapage ? Peut-on envisager qu’un cadre socialiste utilise une expression aussi nauséabonde que « sale arabe » au cours d’une discussion houleuse ? … etc.

Finalement, celui qui est mis en accusation, qui est sommé, par entourage interposé en attendant qu’on le remette sur pieds, de s’expliquer, de se justifier, c’est celui qui en a pris plein la gueule pour pas un rond, qui a été frappé au point d’avoir son pronostic vital engagé au cours de la nuit qui a suivi l’agression, celui qui est à l’hôpital, en soins intensifs, en train de se faire rafistoler le visage par des chirurgiens…  Car l’ombre noire et infamante du « racisme » plane sur lui ! Et, à la vue de la focalisation quasi exclusive sur cet élément du fait divers, on comprend bien que si ce soupçon de racisme devait être « confirmé », alors le geste du député macroniste se verrait immédiatement « expliqué », voir largement « justifié », pour ne pas dire déjà quasiment « excusé ».

En effet, l’obsession « antiraciste » a pris une telle ampleur dans notre société qu’elle est en passe de pouvoir tout justifier, même le pire, le plus lâche, le plus abject. Et notamment, dans le cas d’espèce, une violence gratuite et totalement disproportionnée quelle qu’ait été la nature des propos échangés entre les deux individus…

De la même façon que dans les années 50, un « anticommuniste était un chien » et que durant les années de plomb italienne « tuer un fasciste n’était pas un crime », le « raciste », ou supposé tel, ou dénoncé comme tel, ou virtuellement tel, est aujourd’hui un salopard absolu qui ne mérite aucune considération ni même aucune pitié, c’est un coupable par essence, par nature. Contre lui tout est bon, tout est tolérable, tout est acceptable.

Et cela, M’Jid El Guerrab – comme toutes les personnes issues d’une quelconque minorité impliquées dans une affaire de violence ou délictueuse  – l’a fort bien compris en se retranchant immédiatement derrière un argumentaire « antiraciste » pour justifier son attitude de racaille en costume et le tabassage hargneux de son interlocuteur. Rappelons au passage que les agents de sécurité qui sont intervenus lors de l’agression affirment que le député macroniste s’apprêtait à porter d’autres coups et que, sans leur intervention, celui-ci se serait très certainement « acharné » sur l’homme déjà au sol le visage ensanglanté…

Mais peut-être ces vigiles sont-ils également des individus « racistes » dont le témoignage doit être immédiatement écarté ? Nos médias vigilants vont, n’en doutons pas, mener l’enquête avec la célérité et l’implacabilité nécessaires…

A moy que chault
1/09/2017

Source : http://amoyquechault2.over-blog.com/2017/09/etre-vise-par-un-pretendu-racisme-donne-t-il-le-droit-de-tuer.html

Correspondance Polémia – 23/09/2017

Image : « Paris: M’Jid El Guerrab député En Marche frappe un opposant politique à coups de casque. Ce dernier en soins intensifs ».
http://lagauchematuer.fr/2017/08/31/