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États-Unis. Vote par correspondance, voie royale de la fraude

États-Unis. Vote par correspondance, voie royale de la fraude

Par Jean-Yves Le Gallou ♦ Le vote par correspondance a été supprimé en France… en 1975. Le Monde avait alors titré : « Pour réduire la fraude électorale le Parlement supprime le vote par correspondance ». Lors de l’élection présidentielle américaine – sous prétexte de Covid-19 – plus de la moitié des électeurs ont voté par correspondance, avant la date limite de l’élection… voire après ! De quoi nourrir de sérieux soupçons sur la sincérité du scrutin ! D’autant que le résultat final va sans doute se jouer à 0,1% ou 0,2% d’écart dans le Nevada, la Géorgie, le Wisconsin, le Michigan, la Pennsylvanie.
Or le vote par correspondance facilite la fraude à chaque étape du processus : établissement du bulletin, acheminement du bulletin, stockage du bulletin, dépouillement du bulletin.

Établissement du bulletin

Certes la grande majorité des électeurs vote seule et poste elle-même son bulletin. Mais d’autres sont démarchés par des militants, des activistes, des ONG ou des fonctionnaires locaux. Personnes âgées, personnes dépendantes, bénéficiaires d’aides sociales, ou d’aides humanitaires, « clients » des pouvoirs locaux, groupes minoritaires sont les cibles privilégiées de ces démarcheurs.
Comment refuser de voter à leur demande lorsqu’on en dépend pour ses avantages matériels ou symboliques ? En dehors de tout isoloir ! Et souvent en confiant au démarcheur la précieuse enveloppe, à tout risque. Sans grande prudence, Le Monde vient d’ailleurs de rédiger un papier d’hommage à une activiste noire qui a mobilisé l’électorat démocrate en Géorgie. Précisément avec ces méthodes communautaristes.

Envoi du bulletin

Une fois établi, spontanément ou à la suite d’une démarche, le bulletin de vote par correspondance est acheminé par la poste.
Mais le lieu d’où il est envoyé n’est pas neutre: il y a des quartiers de vote 80/20 et des quartiers 20/ 80. Il peut être tentant d’acheminer certains bulletins et d’égarer les autres… C’est ce qui a conduit Trump à inciter ses partisans à voter physiquement. À juste titre : de nombreux témoignages remontent de bulletins non arrivés et de paquets de bulletins jetés, égarés ou anti-datés (en Pennsylvanie ou dans le Wisconsin notamment). Antidatés pour pouvoir être acceptés quoi qu’arrivés hors délai. Une situation d’autant plus vraisemblable que le syndicat des postiers a fait part de son soutien à Biden.

Stockage du bulletin

Une fois acheminés les bulletins sont stockés. Reste à savoir qui contrôle le stockage. N’importe quel candidat à une élection en France, de n’importe quel parti, donne pour consigne à ses délégués de garder EN PERMANENCE un œil – 2 si possible- sur l’urne et les enveloppes de bulletins avant le dépouillement : comment font les Américains avec des procédures de vote qui commencent deux mois avant le jour du vote et s’achèvent une semaine après ?

Dépouillement du bulletin

La sincérité d’un scrutin dépend aussi de la vérification de l’identité du votant : comment fait-on avec le vote par correspondance ?

« La fraude électorale aux États-Unis est certaine ! » 🇺🇸
Lire cette vidéo sur YouTube.

Des affaires de fraude innombrables

Bref, le vote par correspondance est sinon un générateur du moins un facilitateur de fraude. Les esprits forts, jouant les cyniques, ne manqueront pas de relativiser et d’affirmer « tout le monde fraude ». Pas forcément faux.
Les affaires d’irrégularités, sinon de fraudes électorales, sont innombrables aux États-Unis, y compris aux élections présidentielles : Bush fils (Républicain) élu en 2000 grâce à quelques centaines de voix d’avance en Floride dont le gouverneur était… son frère Jeb Bush. Kennedy (démocrate) élu en 1960 grâce à sa victoire dans l’Illinois dont l’appareil électoral démocrate restait tenu par les héritiers d’Al Capone…

Trois condition pour une fraude électorale réussie

Reste que pour réussir une opération de fraude électorale il faut réunir trois conditions :

1- Maîtriser l’organisation technique de l’élection, ce qui revient à « tenir une ville »; on notera qu’aux États-Unis dans les 4/5 des « swing states », il y a eu beaucoup de vote par correspondance – très tardifs de surcroît – et que les controverses concernent des grandes villes à direction démocrate. Sachant qu’en Pennsylvanie il y a « une grande culture de la fraude » selon Kenneth Starr, star du droit et du barreau américain, qui a rappelé que le président du groupe démocrate au Sénat de Pennsylvanie était en prison pour fraude électorale !

2- Bénéficier de médias bienveillants qui monteront en épingle la moindre irrégularité de vos adversaires et tairont vos fraudes massives selon le principe de la paille et de la poutre. Trump appartenant au « camp du mal », il est « fraudable » sans risque. Car, s’il conteste, c’est qu’il est mauvais joueur !

3- Enfin, bénéficier de juges aveugles et/ ou partiaux. C’est le point faible du dispositif de fraude des Démocrates. Pas sûr que les cours suprême des États ni celle des États-Unis puissent s’asseoir complètement sur le droit. D’ores et déjà, la Cour suprême a demandé qu’en Pennsylvanie les bulletins arrivés après la clôture du vote soient décomptés à part. Une procédure qui peut révéler bien des surprises: des résultats statistiquement aberrants ? L’impossibilité de la respecter si les autorités locales ont mélangé tous les paquets de bulletins ? Ou l’exclusion du total des bulletins tardifs comme étant arrivés hors délai ?

Quant à la Géorgie, à peine commencé, le deuxième comptage imposé par le droit a déjà conduit à retirer dans un comté la victoire à Biden pour l’attribuer à Trump.

Le match n´est donc pas fini. Et les « journalistes » français gagneraient à être plus prudents, voire même à s’informer des réalités électorales…

Jean-Yves Le Gallou
07/11/2020

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