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L'État anglais contre le héros des attentats de Londres

L’État anglais contre le héros des attentats de Londres

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Durant l’attaque islamiste du 3 juin 2017 à Londres, un supporteur de Millwall, club de football historique de Londres avait foncé sur les terroristes avant de se battre avec eux, permettant ainsi à une partie des clients et du personnel de s’échapper. Considéré comme un héros à l’époque, il subit aujourd’hui les foudres de l’État anglais qui voit en lui un potentiel terroriste d’extrême droite. Il faut dire que ce héros ayant vécu dans sa chair un attentat islamiste goûte peu au politiquement correct et à l’immigration massive qui est en train de détruire l’Angleterre.
Comme partout en Europe, l’opposition au politiquement correct fait donc de cet homme un dissident.
Nous avons demandé à l’un de nos correspondants britannique de traduire l’article du Daily Mail sur la question afin que les lecteurs de Polémia puissent se faire une idée du climat outre-manche. Un climat qui ressemble furieusement à celui qui sévit sur toute l’Europe de l’ouest…
Polémia


Le « Lion de London Bridge » qui fut poignardé 8 fois lorsqu’il confronta des terroristes a été « mis sur un liste de surveillance après avoir été contacté par des militants d’extrême-droite »

  • Roy Larner, 49 ans, a crié « je vous em****e, je suis Millwall » lors de son combat contre les assassins au couteau
  • Il est sujet au programme Prévention (Prevent) du Gouvernement, par peur qu’il soit devenu un extrémiste
  • Il aurait suivi des cours de déradicalisation et il est sous surveillance policière
  • Les terroristes Khuram Butt, Rachid Redouane et Youssef Zaghba ont frappé le sud-est de Londres en juin 2017
  • M. Larner fut poignardé plusieurs fois par Redouane et Zaghba dans le restaurant Black and Blue à Borough Market

Le « Lion de London Bridge », qui fut fêté pour son combat contre des jihadistes armés de couteaux pendant l’attaque terroriste, a déclaré qu’il a été mis sur une liste de surveillance antiterroriste après avoir été contacté par des militants anti-Islamique d’extrême-droite.

Roy Larner, 49 ans, a crié « je vous em****e, je suis Millwall » [un cri de supporteur de l’équipe de football Millwall, ndlr] en confrontant les assassins au couteau lorsqu’ils ont attaqué en juin 2017, alors qu’il profitait d’une pinte au restaurant Black & Blue à Borough Market, à Southwark, dans le sud-est de Londres.

Mais M. Larner est désormais soumis au programme Prévention du gouvernement, par peur qu’il soit devenu un terroriste après qu’il ait été contacté par des individus d’extrême-droite.

Il a été contraint de participer à des cours de déradicalisation et il est sous surveillance policière, selon le journal The Sun.

M. Larner a déclaré : « Il me traite comme un terroriste mais je ne m’intéresse pas du tout à la politique. »

L’homme de 49 ans a eu besoin d’interventions chirurgicales après avoir été atteint plusieurs fois à la tête et au cou par Rachid Redouane et Youssef Zaghna, qui – avec le troisième terroriste Khuram Butt – ont finalement tué 8 personnes et blessé 38 autres.

Il a quitté l’hôpital 12 jours après l’attaque qui le laissa avec plus de 80 points de suture à la tête, à l’oreille, aux bras et aux mains.

À l’hôpital, il a été photographié au lit avec un livre intitulé Apprendre à courir qui lui avait été donné par ses amis – qui avait déclaré que ceci exprimait leur « humour du sud-est de Londres ».

M. Larner rapporte que les assaillants avaient crié « Ça c’est pour Allah ! » et « Islam, Islam, Islam ! » pendant leur attaque.

Même après qu’il fut poignardé plusieurs fois et tomba au sol, la vidéo d’une caméra de surveillance montre M. Larner levant ses poings en signe d’insoumission.

Le support du club de Millwall a été fêté comme un héros à la suite des attentats, certains même demandant qu’il soit décoré de la Croix de Saint-Georges, la plus haute médaille civile pour la bravoure.

Mais, en juin 2017, un vidéo apparut le montrant en train de cracher sur un photographe noir et râler à propos de « c****ds étrangers qui pue la m****e ».

Il a échappé à la prison ferme après avoir reçu une condamnation avec sursis et une amende de 50 livres.

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Plus tard, en septembre 2018, il a été poursuivi pour possession de fentanyl – un antidouleur puissant et parfois mortel qui a été lié à la mort de la popstar Prince.

Un porte-parole du Home Office déclara au Mail Online : « Le programme Prévention protège les personnes qui sont susceptibles d’être attirées par le terrorisme. C’est entièrement à l’individu de décider s’il accepte le soutien fourni par Prévention. »

« Le soutien reçu grâce à Prévention est justement privé et il ne serait pas approprié pour moi de commenter si oui ou non un individu a été proposé un soutien. »

Le programme Prévention, qui a été introduit en 2011, a un budget annuel d’à peu près 40 millions de livres et visent à empêcher les personnes d’embrasser le terrorisme.

L’extrémisme est défini par Prévention comme « une opposition vocale ou active aux valeurs fondamentales britannique, dont la démocratie, l’État de droit, la liberté individuelle et le respect mutuel et la tolérance entre fois et croyances. Nous incluons également dans notre définition du terrorisme l’appel au meurtre contre les membres des forces armées. »

Les organismes publiques, dont les conseils territoriaux et les écoles, sont obligés par la Loi antiterroriste de 2015 de « dûment tenir compte du besoin d’empêcher les personnes d’être entraînées dans le terrorisme ».

Quiconque qui connaît quelqu’un risquant la radicalisation peut les renvoyer suivre le programme Prévention, mais seulement dans un petit pourcentage de cas un action anti-extrémiste est jugée nécessaire.

Quand les autorités considèrent qu’une personne risque d’être entraînée dans le terrorisme, le dossier est renvoyé au programme Channel. Un panel de travailleurs de soutien, dont des membres de la police et des autorités locales, qui décide de quel soutien une personne a besoin.

Le programme Prévention a été soumis à nouvel examen lorsqu’il est apparu qu’Ahmed Hassan, le terroriste de l’attentat à la bombe de la station de métro Parsons Green, avait suivi ce programme.

La police indique qu’il avait malmené les travailleurs de soutien en « faisant semblant de coopérer avec le programme » alors qu’en même temps il planifiait le chaos.

Le personnel de diverses agences l’avait rencontré plusieurs fois entre février 2016 et septembre 2017 et il avait reçu « un large soutien » de santé mentale et d’éducation, mais cela ne l’avait pas empêché de poursuivre ses plans meurtriers.

Traduction Polémia d’un article du Daily Mail
03/07/2019

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