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Contrôle continu : le pourquoi du comment ?

Contrôle continu : le pourquoi du comment ?

par | 16 février 2020 | Politique, Société

Le contrôle continu instauré pour les épreuves du simulacre de bac 2021 pour nos adolescents a pour objectif officiel de « mieux préparer l’orientation et donc la réussite des futurs bacheliers dans le supérieur en leur permettant de composer un bac « à la carte » en choisissant leurs spécialités » : c’est ce qu’a déclaré Macron. Retenons bien ceci : « bac à la carte » !

Déroulement des épreuves

Le déroulement des épreuves est éloquent : les lycées sont libres d’organiser comme ils le souhaitent, leurs examens de contrôle continu entre le 20 janvier et début mars, chaque chef d’établissement devant adresser une convocation individuelle et nominative à chaque élève au moins 8 jours avant la date de l’épreuve, histoire de faire sérieux ! Mais tous les lycéens d’un même rectorat ne passent pas les mêmes épreuves, ni le même jour ni à la même heure et ne sont pas évalués sur le même sujet…

Sujets

Sujets qui ne sont plus choisis par les rectorats mais par les établissements eux-mêmes : c’est « le chef d’établissement (qui) décide seul du sujet présenté aux élèves dans chaque discipline, la veille de chaque épreuve pour éviter que les professeurs aient connaissance des sujets… ; c’est ce qui est prétendu.

En réalité, il se trouve que dans certains lycées, des élèves aient été favorisés grâce à l’aide, en amont, de leur professeur ; situation cautionnée par Claire Lienhardt, doyenne des inspecteurs d’académie, qui déclare : « rien n’empêche les enseignants de donner un coup de pouce à leurs élèves en leur indiquant les sujets à réviser ».

C’est assurément la solution qui sera adoptée car… chaque chef d’établissement doit piocher dans une banque de sujets nationale comportant environ 500 sujets par matière ! 500 sujets !

Un système peut-il prétendre être crédible de présenter 500 sujets par prétendue matière pour faire passer un examen ? Où trouver 500 sujets pour une matière ? Qui a fait les sujets ? Quelles corrections ont été établies pour ces 500 sujets ?

En réalité, en fait de sujets – pour lesquels il n’y a forcément pas de consignes de correction – chaque professeur fera ce qu’il voudra ou ce qu’il pourra : c’est-à-dire tout et n’importe quoi… c’est bien fait pour cela !


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Réactions

Les parents et les professeurs sont inquiets – à juste titre – de la façon dont se déroulent les épreuves, mais ne devraient-ils pas s’inquiéter plutôt de la raison pour laquelle est instauré ce contrôle continu ?

Véritable auberge espagnole destinée à masquer l’effondrement du niveau des élèves généré par les modalités actuelles de l’ « enseignement » (sic) en lycée – dans le prolongement de celles, identiques, en primaire et au collège – basé essentiellement sur des projets d’élèves en remplacement des cours, ruinant l’acquisition des connaissances et de la formation intellectuelle, les rendant incapables de pouvoir obtenir des résultats identiques et par matière, sur l’ensemble des établissements et du territoire.

C’est cela qu’il faut combattre en amont et rien d’autre : le système d’ « enseignement » (sic) diffusé par l’Éducation Nationale du primaire à l’université et que Blanquer alimente avec un cynisme glaçant : une « Ecole-lieu de vie » et non plus une école lieu d’instruction et de formation intellectuelle qui préparerait l’avenir de nos enfants.

Rappelons-nous ce que Macron a dit : « bac à la carte » ! ce qui revient à dire : « pas de bac du tout » !

Conclusion

C’est dramatique, non seulement pour l’avenir de nos enfants, mais pour celui de la société française et il serait temps que les professeurs qui n’en peuvent plus, de même que les parents, s’affranchissent de leurs syndicats respectifs et prennent en main la résistance : les « stylos rouges » ne doivent pas se laisser impressionner par les « stylos verts » qui sont à leur contestation, ce que les « black bloc » sont aux « gilets jaunes » : au service du gouvernement pour neutraliser leur contestation, pour conforter les déclarations de Blanquer qui, ne manquant jamais d’aplomb, ose prétendre que 99 ,9% des élèves sont derrière lui, satisfaits de ses réformes et heureux quand un grand nombre d’établissements sont en effervescence !

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