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Le Mondialisme contre la souveraineté nationale

Le Mondialisme contre la souveraineté nationale

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Le mondialisme est illusoire au regard des réalités politiques. « Une nation est une âme, un principe spirituel »  – « Qu’est-ce qu’une nation ? » Ernest Renan (1823-1892)

Polémia publie ici le texte, en format pdf, de la conférence donnée par Michel Leblay à la XXIXe Université annuelle du Club de l’Horloge, les 23-24 novembre 2013, consacrée au « Cosmopolitisme, idéologie dominante mondiale ». En voici, tout d’abord en quelques mots, la présentation : le mondialisme a pour objectif idéologique l’universalité de l’humanité, avec pour moyen la disparition des frontières ;  il tend à détruire la souveraineté des peuples ; dernière mystique du XXe siècle, le mondialisme n’est qu’illusion.
Polémia


Le mondialisme, idéologie dont les accents prirent toute leur dimension à la fin du XXe siècle après que chuta de son seul fait le communisme soviétique, vise l’unité de l’humanité par l’abolition des frontières, qu’elles soient physiques ou qu’elles marquent la singularité des cultures et des identités. Il emporte le libre mouvement des biens, des services, des capitaux comme celui des hommes. Ces derniers sont priés de se dépouiller de toutes les attaches qui les enracinent.

Ce mondialisme est à l’encontre de l’exercice par les peuples de leur souveraineté, des peuples dont les civilisations et les cultures sont irréductibles les unes aux autres sans qu’ils soient pour cela fermés aux échanges et mus par la seule agressivité guerrière.

En fait, la dispute entre le mondialisme et la souveraineté nationale ne relève pas de l’opposition entre deux conceptions mais de celle entre la chimère et le fait.

Dans un premier temps, le propos s’attache à présenter à travers quelques références ce que fut, au long de l’histoire du monde occidental, la vision de nature mondialiste, cosmopolite et celle du principe de souveraineté, laissant apparaître leur contradiction.

Puis, il est montré comment le mondialisme est devenu la dernière mystique d’un XXe siècle aux ruptures multiples.

Enfin est mis en évidence le caractère illusoire du mondialisme au regard des réalités politiques.

 Michel Leblay
23/11/2013

L’intégralité de la communication de Michel Leblay, en PDF : cliquer ICI

Correspondance Polémia – 30/11/2013

Image : « …la mondialisation est anti-moderne précisément au sens où elle organise la dépossession des souverainetés partout où elles existent, sans leur offrir la moindre solution de re-création. » [Frédéric Lordon, in « Mondialisation / Démondialisation : le débat, qu’il faut instruire (lecture critique de F. Lordon suite)].