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«Immigration : la catastrophe. Que faire ?» Le livre choc de Jean-Yves Le Gallou [interview donnée à Breizh Info]

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Yann Vallerie, journaliste à Breizh Info

♦ Les éditions Via Romana publient début mars le dernier livre de Jean-Yves Le Gallou qui pourrait bien faire l’effet d’une petite bombe. Avec Immigration : la catastrophe. Que faire ?, le responsable de la Fondation Polémia, haut fonctionnaire, intellectuel et homme politique français, livre un opus de plus de 400 pages qui sonne l’alarme. Jean-Yves Le Gallou revient sur les catastrophes (sanitaire, écologique, économique, identitaire …) produites par l’immigration depuis plusieurs décennies en France. Tout est chiffré, sourcé, pédagogique, condensé.

Outre le constat, Jean-Yves Le Gallou revient sur les causes qui ont amené l’Europe et la France à se faire petit à petit submerger par des populations venues du monde entier. Mais il propose également des solutions, des pistes pour l’avenir. Le livre est d’ailleurs dédicacé aux parents et aux grands-parents qui le liront : « Pour que leurs descendants et les descendants de leurs descendants vivent en paix dans une France encore européenne ».

S’il n y avait qu’un seul livre à lire sur l’immigration en Europe, ses causes, ses conséquences et le carrefour vital devant lequel se situent les Européens aujourd’hui, c’est celui-là. (pour se le procurer, voir ci-après, in fine de l’article)

« Du Bataclan à Cologne, de la mer Egée à la Scandinavie : chacun le voit, l’immigration est une catastrophe pour la France et l’Europe. L’invasion les menace d’anéantissement.

Ses causes ? L’explosion démographique du Sud, les guerres, mais pas seulement.

Après quarante ans de déni organisé, la réalité s’impose. Même Hollande et Merkel semblent commencer à prendre conscience des difficultés. L’Europe est en train de mourir d’un projet idéologique : le mondialisme immigrationniste marchand, le « MIM », facilité par la trahison de ses élites politiques, économiques, judiciaires, médiatiques.

Cette trahison explique quarante ans de mensonges, d’omerta, d’impuissance à traiter le problème malgré les promesses. »
Breizh Info


Nous avons interrogé Jean-Yves Le Gallou sur cet ouvrage.

Breizh-info.com : Vous sortez un ouvrage intitulé Immigration : la catastrophe. Que faire ?. Avez-vous trouvé la réponse à la question que Lénine se posait il fut un temps ?

Jean-Yves Le Gallou : « Un jour le recours à la force sera inévitable ». Cette phrase n’est pas la mienne. C’est celle du géopoliticien Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand. Elle a été prononcée en juin 2015 lorsque l’invasion de l’Europe a commencé depuis les côtes libyennes.

Le recours à la force est le point aveugle de la question de l’immigration. Il est inéluctable. Mais il suppose un changement de paradigmes : sortir de l’idéologie bisounours ; échapper à la sidération médiatique nous montrant des enfants en détresse là où ce sont des jeunes hommes conquérants et agressifs qui arrivent ; opérer un renversement de perspectives : s’émanciper de l’idéologie des droits de l’homme et réaffirmer le droit des peuples à défendre leur identité.

Breizh-info.com : Vous parlez du suicide de l’Europe. Mais ne sont-ce pas les institutions européennes et les élites dirigeantes de l’Ouest qui suicident leurs propres peuples ?

Jean-Yves Le Gallou : Les oligarchies européennes – à Bruxelles, Berlin ou Paris – sont à la remorque des oligarchies financières et médiatiques : elles sacrifient leur peuple à l’idéologie dominante, le mondialisme immigrationniste marchand, le « MIM ». Ce n’est pas « l’Europe » le problème, c’est l’idéologie des oligarchies dirigeantes. Mais le salut ne peut venir que d’un réveil de la conscience européenne. L’enjeu est le même pour tous les peuples européens : retrouver le sens et sauver leur civilisation. C’est aussi le message que passera l’Institut ILIADE lors de son colloque du 9 avril : « Face à l’assaut migratoire, pour un réveil de la conscience européenne ».

Breizh-info.com : Commission européenne, Cour des droits de l’homme, Conseil constitutionnel dans les Etats membres, sommes-nous encore dans des démocraties, à l’heure où des institutions non élues bloquent, votent, mettent en œuvre des programmes aux lourdes conséquences pour les peuples européens ?

Jean-Yves Le Gallou : Non, nous vivons à l’ère du coup d’Etat des juges. 90% de notre législation sur l’immigration est le fait du Conseil d’Etat. Le législateur ne se demande pas « Que faut-il faire ? » mais « Qu’est-ce que le Conseil d’Etat m’autorisera à faire ? » Ce qu’on appelle l’Etat de droit c’est l’interprétation de textes très généraux sous l’angle du politiquement correct… de la part de gens qui vivent dans des quartiers épargnés par le fléau de l’immigration.

Quant aux préfets, ils ne peuvent agir qu’après autorisation de petits juges administratifs : ainsi le préfet du Pas-de-Calais s’est vu quasiment interdire, dans la pratique, le démantèlement d’une partie de la jungle de Calais peuplée de délinquants clandestins. Ainsi le prétendu Etat de droit protège le non-droit. Le prétendu Etat de droit n’est rien d’autre que le déni de démocratie. Et le déni de réalité.

Breizh-info.com : Est-il humainement et juridiquement possible, demain, de couler les bateaux à destination de l’Europe, de mettre les migrants présents dans des avions sans passer par des procédures administratives, de mettre hors d’Etat de nuire les partisans de la mort des Européens ?

Jean-Yves Le Gallou : Des millions d’hommes se sont sacrifiés il y a un siècle pour leur patrie. Sont-ils morts pour rien ?

Nos gouvernants font la guerre – à coups de drones, de bombardements et de forces spéciales – en Afrique ou au Moyen-Orient, tuant des ennemis mais aussi des civils innocents. Et ce en toute bonne conscience.

Mais alors pourquoi dans le même temps nous laissons-nous envahir ?

C’est la responsabilité du politique de décider de mesures exceptionnelles face à des circonstances exceptionnelles. Or l’invasion que nous subissons nécessite des mesures exceptionnelles. Ne pas les prendre aujourd’hui, c’est préparer le chaos de demain.

Quand je dédicace le livre à des parents ou des grands-parents, j’écris ceci : « Pour que leurs descendants et les descendants de leurs descendants vivent en paix dans une France encore européenne ».

Agir sans faiblesse aujourd’hui est la seule manière d’éviter de grands malheurs demain !

Breizh-info.com : Le premier responsable n’est-il pas avant tout l’Européen lui-même, qui semble bien incapable de se révolter, y compris dans des pays où la crise économique affame la population, comme en Grèce ?

Jean-Yves Le Gallou : Les Européens sont victimes d’un totalitarisme mou. Ils subissent d’abord l’ahurissement médiatique à coups d’images émotionnelles (le petit Aylan qui s’est noyé non à cause des « méchants Européens » mais parce que son père avait gardé le gilet de sauvetage pour lui !).

Il y a ensuite la répression judiciaire qui traque les « mauvaises pensées » (lois Pleven/Gayssot) et les « mauvaises actions » (manifester contre le politiquement correct). C’est le deux poids, deux mesures. L’Etat aujourd’hui livre la guerre à la France et aux Français.

Breizh-info.com : Les réseaux sociaux ne sont-ils pas à la fois un vecteur formidable de diffusion des idées dissidentes, tout en étant un frein gigantesque à toute action « réelle » ? Le consommateur européen n’est-il pas définitivement prisonnier de ses réflexes et de son éducation à la consommation et à l’asservissement ?

Jean-Yves Le Gallou : Je ne crois pas du tout. Bien sûr, il ne faut pas se contenter de rester derrière l’ordinateur mais le clavier est un formidable outil d’information et de communication. Sans clavier beaucoup de réunions ne connaîtraient pas le succès qu’elles rencontrent, beaucoup de manifestations ne seraient tout simplement pas possibles. Il faut utiliser le clavier comme moyen de mobilisation pour occuper la rue et pour agir. Comme les identitaires bretons ou les Corses commencent à le faire.

On ne peut pas se contenter d’attendre passivement « le grand soir électoral ». Et il faut soutenir les militants qui s’engagent dans l’action de terrain à Calais, à Quimper, à Pontivy ou à Ajaccio.

Breizh-info.com : Comment voyez-vous les choses évoluer dans les prochaines années ? Les responsables politiques « dissidents » le sont-ils vraiment ? Le Front national en France semble incapable de prendre la mesure de ce qui se passe dans le pays et d’agir concrètement, par exemple…

Jean-Yves Le Gallou :
2015 a été marqué par quatre événements majeurs : le rétablissement de la peine de mort pour blasphème (Charlie), l’invasion massive de l’Europe (Italie, Grèce), l’attentat terroriste majeur de Paris (Bataclan), les agressions sexuelles du Nouvel An en Allemagne. Une telle accumulation d’événements n’appelle pas des réponses juridiques ou techniques.

Elle suppose une vision historique. Aucun grand dirigeant politique, hélas, ne s’est placé à ce niveau. Il est assez étonnant de voir les dirigeants du FN s’embourber dans les questions économiques, en vérité secondaires. Ceux qui discutent à perte de vue de l’euro me font penser à ces Byzantins qui débattaient du sexe des anges quand les Turcs étaient aux portes.

Ceci étant, quoi que pensent et disent ses  principaux dirigeants, le FN reste de loin la meilleure offre électorale pour quiconque combat l’immigration. En politique, est ce qui paraît. Et c’est ainsi que le FN est perçu par les électeurs et les médias. Ainsi, dans la semaine qui a suivi les attentats de Paris, les intentions de vote pour le FN aux élections régionales ont progressé mécaniquement de 3 points (de 25% à 28%). Florian Philippot et Marine Le Pen recueillent les rentes électorales de la ligne anti-immigration constamment suivie par Jean-Pierre Stirbois, Bruno Mégret, Bruno Gollnisch et, bien sûr, Jean-Marie Le Pen.

Néanmoins, les événements devraient conduire, au-delà des simples démarches électorales, à prendre la hauteur historique nécessaire. L’action politique n’a de sens qu’au regard de l’histoire.

Propos recueillis par
Yann Vallerie
1/03/2016

Jean-Yves Le Gallou, Immigration : la catastrophe. Que faire ? Ed. Via Romana, 482 pages, 23€

Pour se procurer le livre :

1/ Cliquer ICI
ou
2/ Par voie postale : Passer la commande accompagnée d’un chèque de 23 euros à Polémia 60 ter rue Jean-Jacques Rousseau, 92500 RUEIL-MALMAISON.

Source : Breizh-info.com

Correspondance Polémia – 3/03/2016

Image : La jungle de Calais – une famille de migrants