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Affaire Clément Méric : montage et manipulation à grande échelle

Affaire Clément Méric : montage et manipulation à grande échelle

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L’affaire Méric : un montage contre les défenseurs de la Famille.

Avec un certain recul sur l’événement, Alain Escada se livre à une analyse/synthèse de ce qui aurait pu n’être qu’une bagarre de rue. Sans passion, il présente l’événement avec beaucoup de calme, s’efforçant de ramener les faits, et surtout l’exploitation qui en a été faite, à la réalité avec pondération et lucidité.
Polémia


Ce n’est au départ qu’une bagarre de rue qui tourne mal, un fait divers malheureux à l’issue tragique, comme il s’en passe plus souvent qu’on ne le pense sans que cela ne fasse l’objet d’une grande médiatisation. Qui a entendu parler de François Noguier mort ces jours-ci à Rennes,  victime d’une insécurité croissante ? Mais victime inexploitable par le système. Alors que, grâce à un habile montage en sauce organisé conjointement par les mouvements politiques de gauche et d’extrême gauche, par le lobby homosexuel et par des médias complices, le dossier Méric est devenu une affaire d’Etat bien opportune pour fustiger par la bande les défenseurs de la Famille.

Méric et les bons skins d’extrême gauche

civitasPas un détail n’est laissé au hasard. Télés et journaux diffusent unanimement une photo souriante de Clément Méric. La manipulation de l’opinion publique est en marche. Il faut lui faire penser qu’il s’agissait d’un brave garçon, gentil étudiant, généreusement engagé dans la lutte contre le fascisme. Pas un média ne cherche à enquêter sur la nature réelle d’Action Antifasciste, le mouvement haineux et violent situé à l’extrême gauche la plus radicale dans laquelle militait l’agneau Méric. On y trouve même des skins tatoués, mais oui ! Mais qui sont « du bon côté » puisque ce sont des redskins, des skins bolchéviques.

Pas un grand média ne s’intéresse au Clément Méric masqué qui cherchait à perturber avec ses amis « antifascistes » une « manif pour tous ». Pas un journaliste de la grande presse ne relève la bague de Clément Méric. Pas un bijou mais une bague pour frapper et faire mal.

La bagarre mortelle pour Méric n’avait aucun lien avec l’opposition à la loi Taubira. Elle se déroule au détour d’une vente privée de vêtements connue pour être un endroit à problème  . Le seul lien, indirect, avec les défenseurs de la Famille, c’est que pour Méric et ses copains, tous ceux qui rappellent que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme en vue de fonder un foyer sont des « fascistes ». Et cet amalgame est aujourd’hui entretenu par le gouvernement, les médias et … le Grand Orient. Aujourd’hui dans la république socialiste française comme hier dans l’union des républiques socialistes soviétiques, tout opposant est un facho. Cela évite le débat et cela facilite la répression

« Pas d’amalgame », sauf si cela sert le gouvernement

Interdire. Manuel Valls n’a que ce mot à la bouche, songeant fréquemment -et le déclarant publiquement- à interdire les mouvements qui contestent la politique gouvernementale détruisant la Famille.

Si un délit criminel a eu lieu, que l’enquête soit faite et que le(s) coupable(s) soient punis. Mais que l’on n’en profite pas pour justifier une traque des « mal-pensants ». A-t-on entendu une Meric 2demande de dissolution du parti socialiste parce que le ministre Cahuzac et quelques parlementaires socialistes ont récemment été reconnus comme des fraudeurs ? Ah non, attention, pas d’amalgame « populiste » !

Et quand un soldat français s’est fait poignardé à la Défense par un islamiste ? Attention, pas d’amalgame « islamophobe » !

Mais une mafia politico-médiatique avait déjà essayé de faire passer les émeutiers-racailles du Trocadéro pour des opposants à la loi Taubira, ce qui demandait un sérieux effort d’imagination. Et les re-voilà à l’oeuvre avec cette rixe tombée bien à point pour tenter d’endiguer une mobilisation du pays réel -et singulièrement de sa jeunesse- qui ne faiblit pas.

Un climat violent ?

Oui mais créé par la coalition antifamiliale et antichrétienne. C’est le financier rouge-rose Pierre Bergé qui déclarait qu’il ne pleurerait pas une hypothétique bombe posée parmi les manifestants défenseurs de la Famille. C’est l’attaché parlementaire du sénateur socialiste Jean¨Pierre Michel qui diffusait un tweet souhaitant que la police tire à vue sur les partisans d’un printemps français. C’est un sympathisant LGBT qui s’amusait à menacer d’un attentat à la bombe le secrétariat de Civitas. Ce sont les militantes FEMEN protégées par des personnes bien placées dans des ministères qui sont habituées à mener des actions provocatrices violentes. Ce sont des lieux de culte catholique qui sont profanés et vandalisés par des partisans du « mariage » homosexuel.

La jeunesse française méprisée

Jeudi, le journal Libération, en docile perroquet de François Hollande, dénonçait ce pays réel entré en résistance – un mot qui dérange – contre la dictature socialiste. Bien sûr Libération – dont Pierre Bergé est actionnaire – vomit le pays réel. Mais Libé n’est pas seul. La plupart des médias français s’extasie devant les mouvements de contestation qui se déroulent en Turquie ou en Suède. Mais les mêmes journalistes méprisent profondément l’authentique jeunesse française qui s’est mobilisée contre la dénaturation du mariage et de la parenté. Ces journaleux gauchistes, incapables de la moindre objectivité, se choquent de l’usage de gaz lacrymogènes à Ankara mais ne voient rien d’anormal à ce que ces mêmes gaz soient massivement utilisés à Paris y compris contre des femmes, des enfants et des vieillards. Quel reporter s’est offusqué de l’usage de flash-ball par la police française ? Même lorsque TF1 diffuse des images de la police lâchant un berger allemand contre des manifestants à Montpellier, cela ne s’accompagne d’aucun commentaire. Si seulement cela se passait dans un autre pays, que n’aurait-on entendu ? Et quelle différence y a-t-il entre Erdogan qui déclare « La tolérance, c’est fini » et Valls qui déclare la même chose et menace d’interdire tous les mouvements de contestation de la politique gouvernementale ?

Diabolisation des élus municipaux pour la Famille

Alors que les clients de la loi Taubira commencent à se présenter dans les municipalités, le gouvernement redoute l’ampleur de la fronde parmi les élus locaux et se demande combien refuseront courageusement d’appliquer cette loi inique contraire à la loi naturelle et au bien commun. Le premier acte de résistance est posé par Jean-Michel Colo, maire d’Arcangues, et celui lui valait dès samedi soir au journal télévisé de TF1 des commentaires désapprobateurs de Claire Chazal et du reporter : diabolisation et insistance sur les sanctions risquées en théorie par l’élu résistant doivent servir à intimider ceux qui seraient tentés de l’imiter. Le sujet suivait directement un énième reportage sur l’affaire Méric, bien entendu, et Claire Chazal considérait que le maire d’Arcangues attisait la situation déjà tendue. Amalgame encore…

Alain Escada
président de Civitas
11/06/2013

Correspondance Polémia – 19/06/2013.

Images : Clément Méric