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Meurtre de Quentin : du terrorisme intellectuel au terrorisme institutionnel

Meurtre de Quentin : du terrorisme intellectuel au terrorisme institutionnel

par | 20 février 2026 | Politique, Société

Meurtre de Quentin : du terrorisme intellectuel au terrorisme institutionnel

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Le meurtre de Quentin par des militants de gauche n’en finit pas d’agiter les observateurs de la société française. Dans le texte ci-dessous, Guillaume d’Aram de Valada revient sur un point essentiel : l’institutionnalisation de la violence de la gauche repose sur une désignation de leurs opposants politiques comme des « fascistes ». Une méthode qui date de plusieurs décennies et qui fonctionne malheureusement encore un peu aujourd’hui… Jusqu’à quand ?
Polémia

La rengaine du système

Depuis toujours et à chaque période de tension, sociale ou politique, le pouvoir en place nous sert la même rengaine.
Les uns y vont de leur indignation face à des violences inacceptables qui menacent la république et la démocratie, les autres y vont de leur justification face aux violences inacceptables qui menacent « les valeurs de la république ».
Les médias, caisses de résonance d’un système bien huilé, commentent en relativisant ou en amplifiant lesdits « débordements ». Depuis quelque temps déjà, les auteurs et commanditaires de ces provocations sont appelés tour à tour : casseurs, black bloc, antifas, militants de l’ultra-gauche ou militants de l’ultra-droite. Mais à aucun moment les commentateurs ne cherchent à analyser voire à identifier l’origine historique de ces activistes.
Et pour cause, inconsciemment pour les éternels naïfs et consciemment pour les tireurs de ficelles, ces actions violentes n’étant en définitive que consubstantielles à la gestion même de ces problèmes par les différents pouvoirs en place.
Quelques historiens, pourtant, se sont risqués parfois à puiser dans les fondements de notre histoire révolutionnaire.
Ils ne sont pratiquement pas écoutés ni entendus.

La méthode ne date pourtant pas d’aujourd’hui.

L’antifascisme, outil de manipulation de la gauche depuis des lustres

Hier, les uns commençaient par formater les cerveaux sur la nécessité de renverser un pouvoir absolu et ses principes, les autres, plus tard, en appelant au « sursaut républicain » pour défendre les institutions menacées. Les uns hurlaient aux privilèges exorbitants d’une caste dominatrice et juraient qu’on n’en sortirait que par une juste révolution, seule garante de la justice sociale en marche. Les autres tiraient sur la corde sensible de l’ordre juste tout en ne se donnant jamais les véritables moyens de neutraliser les auteurs des violences répétées.

L’antifascisme est construit sur une rhétorique implacable, répétitive et millimétrée.
À la révolution d’octobre 1917, la dialectique communiste, reprenant à son compte la matrice de 1789, avait déjà bien codifié le vocabulaire politique consistant à diaboliser l’adversaire et l’enfermer avec ses idées dans une prison idéologique. En se référant à l’après-guerre, en 1945, tout opposant anticommuniste était forcément désigné comme fasciste, même De Gaulle avait eu le droit à cette condamnation indépassable.
À fortiori si un politique, quel qu’il soit, ose se revendiquer du patriotisme français le plus légitime, il est aussitôt traité de fasciste, et ce, surtout depuis les années 1970 où l’extrême gauche activiste a repris le relais de cette méthode en étant le fer de lance de la « résistance au fascisme », et en légitimant forcément la violence envers tous les diabolisés.

La gauche enfin mise face à ses responsabilités ?

Un soir de ce mois de février, à Lyon, un jeune homme a perdu la vie en ayant eu le malheur d’être pourchassé par une bande de chacals « antifascistes » qui ne lui ont laissé aucune chance, s’appliquant à l’achever lâchement.
La mort de Quentin n’est en définitive qu’une conséquence tragique du laxisme manifeste de l’État vis-à-vis de ces groupes faisant de la violence de rue leur principale expression.
Ne pas s’être occupé sérieusement de ces milices d’extrême gauche relève de la faiblesse endémique d’un pouvoir politique en pleine déliquescence, au mieux, ou, plus grave, de la complaisance coupable d’un régime cynique espérant en tirer quelques dividendes, au pire.

Il aura fallu ce drame pour que la classe politique au pouvoir daigne enfin désigner les véritables responsables et un parti occupant une partie des bancs de l’Assemblée nationale. Ce manquement manifeste de laisser-faire, depuis tant d’années, a consacré une sorte de validation légitime à toutes ces actions violentes, la fin justifiant les moyens.

Alors, qui est responsable de ces situations successives, et dans quel but ?

Après que « l’extrême centre macroniste », de La République en marche aux Républicains (LR), a consciencieusement fait voter pour les candidats de LFI aux législatives de 2024, au nom du fameux et sempiternel « front républicain », les mêmes poussent maintenant des cris d’orfraie sur ceux qu’ils ont contribué à faire élire à l’extrême gauche de l’hémicycle.

La vieille citation de Bossuet trouve ici, une fois de plus, toute sa pertinence :
« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. »

Les mois qui vont s’écouler jusqu’à l’élection présidentielle devraient nous donner le spectacle d’une nouvelle tartufferie politicienne dont notre vieille république jacobine a le secret.

Guillaume d’Aram de Valada
20/02/2026

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