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La société du commentaire : multiculturalisme, eugénisme et abandon de notre souveraineté…

La société du commentaire : multiculturalisme, eugénisme et abandon de notre souveraineté…

par | 25 janvier 2026 | Politique, Société

La société du commentaire : multiculturalisme, eugénisme et abandon de notre souveraineté…

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Dans cette tribune, Guillaume d’Aram de Valada accuse les dirigeants français de s’être réfugiée dans un réflexe : commenter plutôt que gouverner. De l’autorité qui recule aux « zones de non-droit », de la « fin de vie » au multiculturalisme, il décrit une mécanique idéologique qui, selon lui, dissout la souveraineté. L’Europe, de la PAC au Mercosur, n’apparaît plus que comme l’accélérateur de cette abdication.
Polémia

Le règne du commentaire et l’effacement de l’autorité

À chaque événement affaiblissant un peu plus l’autorité de l’État, la réponse immédiate patauge dans le commentaire. Les « cités de non-droit », comme le pays légal les nomme depuis au moins quatre décennies, sont souvent en tête de gondole. Ces enclaves à l’intérieur même de nos villes se sont installées inexorablement sans réactivité ferme et durable. Les politiques aux affaires depuis les années 70 n’ont jamais voulu aller au-delà du commentaire stérile, comme paralysés à l’idée de résoudre durablement un problème de maintien de l’autorité. C’est la logique sécuritaire de « l’adversaire momentané » qui prédomine, comme un lexique imposé.

Les « forces de sécurité » de notre vieille République sont comme ces soldats de plomb que l’on fait tomber sur la carte d’un jeu de guerre. Ils n’avancent pas vraiment, ils tombent, ils reculent, et leur autorité de tutelle fait des commentaires. Le commentaire préside. En définitive, c’est le seul qui préside. On ne résout rien, on commente et l’opinion semble oublier, au mieux, voire résigner, au pire, quel que soit l’événement. Elle attend le prochain. Dormez, dormez, bonnes gens, le commentaire veille. Le dernier commentaire avant le prochain : « l’exécutif promet des sanctions exemplaires ! » Il me vient une question. Alors que les députés et sénateurs s’apprêtent à légiférer sur la « fin de vie », ont-ils prévu une aide à mourir pour la France ? Ce serait intéressant de leur poser la question :

  • La France remplit-elle les critères de « la loi sur l’aide à mourir » ?
  • Les soins palliatifs sont-ils suffisants ?
  • Dans quelles conditions le délit d’entrave à « la fin de vie » va-t-il être appliqué ?
  • La famille sera-t-elle consultée jusqu’au bout ?

Cette boutade à peine voilée (encore une) pourrait faire réfléchir et alimenter le commentaire. Cette marche forcée va donner des ampoules éclatées aux méninges et, surtout, va continuer à troubler lentement les consciences où celui qui osera s’arrêter au bord du chemin, en contestant l’allure, finira dans le ruisseau, la tête dans un sac en plastique.

L’inversion morale et l’idéologie comme mécanique

Le cliquet de l’eugénisme, codifié dans les années 70 et instrumentalisé de main de maître depuis les années 80, reste bien en place sur la roue en acier trempé du système. Un autre cliquet le suit de près, tout aussi pervers et redoutable, celui du multiculturalisme, de la diversité orientée et de la sacro-sainte « égalité des chances » à géométrie variable. Et le commentaire bat son plein.

Les pouvoirs politiques successifs ont transféré quasiment des pans entiers de notre souveraineté : de l’abandon de sa monnaie, de l’abandon du contrôle de ses frontières, de l’abandon de ses racines profondes et de sa culture au profit d’un multiculturalisme destructeur, du contrôle des naissances à l’euthanasie masquée.

Que nous reste-t-il ? La servitude ! Le désamour pour cette Europe des marchands et des gredins aux petits pieds ne fait, paraît-il, que grandir et voir resurgir la légitime révolte des peuples fatigués de la ritournelle et de la gabegie dépensée contre leurs propres destins. Le traité du Mercosur, véritable perfusion empoisonnée pour finir de mettre à terre nos agriculteurs français, n’est, en définitive, qu’une longue suite logique de la PAC (politique agricole commune), mise en place dès 1962 et modifiée au gré de l’irresponsabilité des décideurs européens afin d’endormir le monde agricole appelé à disparaître au nom du libre-échange.

L’abandon de souveraineté et la fuite en avant européenne

Notre télégraphiste picard nous l’a fait bien à l’envers, en jouant de sa petite musique fédéraliste. Et tout ça pour se refaire la cerise à l’intérieur de l’Hexagone après un hiver glacial sur l’échelle de Richter des sondages. La méthode est bien huilée depuis des lustres : quand on s’agace à la cuisine, on va promener le chien et on revient comme si de rien n’était. Et dans le « paradis maastrichien », à la fin de l’histoire, au passage du corbillard, les villageois enlèvent leur chapeau et se signent en attendant le prochain. L’Union européenne, c’est la pilule du lendemain, des « lendemains qui chantent », une amphétamine de déconstruction mentale, jusqu’à ce que la coronaire pète pour de bon et qu’on appelle le SAMU. Le réveil des consciences européennes, aux quatre coins du vieux continent, risque fort de se faire en cascade et dans un dispersement d’autant plus préjudiciable, pour nous Français, que la France est sans doute la nation la plus malade et la plus menacée de dissolution dans ce magma difforme.

Jean Cau le disait déjà en 1975 :

« Il faut que toutes les tendances, que tous les courants de pensée puissent s’exprimer… » me dit-on. Oh, soit ! Mais parlons dur et clair : avec mille courants vous n’aurez pas un fleuve mais un lacis de ruisseaux aux directions affolées. Je vous le dis : avec mille hérésies vous n’aurez pas une Église. Avec mille désirs vous n’aurez pas un amour. Que ferez-vous de mille soldats sans capitaine ? D’enfants sans pères et sans maîtres ? Et que valent des millions de mots sans l’ordonnance d’un style ? Des millions d’hommes s’ils ne sont pas un peuple ? Appelez ça un magma. »

Jean Cau – Les écuries de l’Occident

Le diagnostic est connu depuis longtemps maintenant. La république universaliste, donneuse de leçons de morale à la terre entière, a fini par instituer le commentaire comme un antidépresseur pour soigner la dépression identitaire. L’ordonnance est renouvelable à merci. Jusqu’à quand ?

Guillaume d’Aram de Valada
25/01/2026

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