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La France inerte ? La France réduite au silence

La France inerte ? La France réduite au silence

Michel Geoffroy, essayiste

♦ La France semble inerte si on regarde ce qui se passe chez nos proches voisins.

Les manifestations contre l’immigration ou l’islamisme sont rares et rassemblent beaucoup moins de monde qu’en Allemagne, alors même que notre pays a été la cible d’attentats islamistes à répétition. A la différence de l’Espagne on ne descend pas non plus dans les rues pour protester contre le chômage ou la pauvreté. A la différence de l’Angleterre on n’entend plus les eurosceptiques. A la différence des Russes on ne défile pas dans les rues pour honorer les Anciens Combattants.

En France il ne se passe plus rien.
Car nous ne vivons plus en démocratie mais en post-démocratie oligarchique


La France muselée

La France est avant tout inerte parce que les libertés politiques n’ont cessé de se réduire.

François Hollande ne parvient pas à assurer la sécurité des Français mais, par contre, il a mis en place un arsenal, au prétexte de la « lutte contre le terrorisme », de surveillance de la population et de répression politique sans précédent sous la Ve République et avec la complicité de toute la classe politicienne.

Un système policier et judiciaire à deux vitesses s’est instauré dans notre pays : laxiste vis-à-vis des allogènes et extrêmement répressif vis-à-vis des autochtones, comme on vient encore de le voir à Calais par exemple.

L’idéologie du « vivre-ensemble » sert aussi de prétexte à la mise en place d’un ordre moral particulièrement obtus : ordre moral qui repose :

– sur l’action conjuguée des médias de propagande ;
– sur des législations liberticides ;
– sur la surveillance exercée par les associations « bien-pensantes » ;
– sur la répression judiciaire et policière.

Sans oublier les mouvements d’extrême gauche, « forces spéciales » du Système qui sont toujours là pour justifier le risque de « troubles à l’ordre public », qui permet aux préfets d’interdire les manifestations non politiquement correctes menacées par… ces mêmes gauchistes.

Il devient pour cette raison de plus en plus difficile de contester publiquement et donc politiquement l’action du Pouvoir.

La France totalitaire

S’inquiète-t-on de l’islamisation ? On se rend coupable d’islamophobie. Conteste-t-on l’immigration de peuplement ? On est raciste. Est-on patriote ? On est xénophobe. Conteste-t-on la politique israélienne ? On est antisémite. Veut-on manifester ? C’est qu’on est d’extrême droite. Proteste-t-on contre la censure ? On est facho. Montre-t-on des images des crimes commis par les islamistes ? On est accusé de… propager l’incitation à la haine.

Et une liberté essentielle, celle de manifester, est désormais extrêmement restreinte dans notre pays dès lors qu’il ne s’agit pas de complaire au Pouvoir. Si l’on veut manifester, alors les interdictions, comme les coups et les garde-à-vue, pleuvent. Comme dans n’importe quel pays totalitaire.

De proche en proche toute contestation se trouve diabolisée, judiciarisée, censurée et progressivement interdite.

La France ahurie par les médias de propagande

La France est aussi rendue inerte par l’abrutissement médiatique dont elle est l’objet.

Les médias de propagande déversent en moyenne plus de 4 heures par jour leur message débilitant et politiquement correct sur nos concitoyens : « Accueillons les pauvres réfugiés », « Poutine est dangereux », « Le Front national menace la démocratie », « L’islam est compatible avec les valeurs de la République », « Les Français sont racistes », etc.

Cette propagande, digne du « bourrage de crânes » de la Grande Guerre, se déverse par une multiplicité de canaux : la publicité, les télévisions allumées partout, les journaux « gratuits » que l’on trouve partout, les radios, les quotidiens ou les hebdomadaires. Sans oublier, bien sûr, le cinéma et le monde de l’édition, autres vecteurs du politiquement correct et de la censure bien-pensante.

Mais le bourrage des crânes prépare le bourrage des urnes.

Car curieusement nos concitoyens, qui d’après les sondages expriment pourtant en majorité des opinions contraires à l’idéologie du Système, finissent toujours par voter pour… les candidats du Système. Cherchez l’erreur.

La France en panne d’hommes d’Etat

La France est enfin inerte car elle est dramatiquement en panne d’hommes d’Etat.

Les médias de propagande, soucieux de nous faire croire que nous vivons encore en démocratie, scénarisent une opposition gauche/droite devenue factice depuis que les socialistes se sont ralliés au néo-capitalisme et que la droite a capitulé devant le politiquement correct – et que tous ont abandonné notre souveraineté au profit de l’Union européenne, c’est-à-dire des banques, des entreprises mondialisées et des Etats-Unis.

A 500 jours de la présidentielle de 2017, la France croule donc sous les candidats, sous les primaires et les revenants de toute sorte. Tous interchangeables car elle n’a plus d’hommes d’Etat : le magma post-démocratique et le régime des partis ont réussi à les empêcher d’apparaître.

Mission accomplie, le Système n’a pas à s’inquiéter : il produit non pas des hommes d’Etat susceptibles de se dresser mais des politiciens qui savent se courber, comme le dit si bien le roi des Perses au traître Ephialtès, dans le film 300 de Zack Snyder.

2017 : un jeu d’échecs annoncé

L’élection présidentielle de 2017 s’annonce déjà comme une gigantesque partie d’échecs nationale.

Car si rien ne change, les électeurs n’auront d’autre option que de choisir une nouvelle fois entre ceux qui ont déjà échoué : comme président, comme premier ministre, comme ministre ou comme chef de parti. Choisissez « démocratiquement » votre loser préféré !

On comprend que cette belle perspective rende nos concitoyens encore plus inertes.

Et encore plus dissidents ceux qui sont restés lucides.

Michel Geoffroy
25/02/2016

Voir :
Feu la démocratie, la « post-démocratie » est bien là
« Post-démocratie » de Colin Crouc

Correspondance Polémia – 28/02/2016

Image : Inutile de les présenter

 

 

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