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Du respect humain à la haine de soi, la chute de l’Occident

Du respect humain à la haine de soi, la chute de l’Occident

par | 2 mars 2026 | Politique, Société

Du respect humain à la haine de soi, la chute de l’Occident

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Dans ce texte, Guillaume d’Aram de Valada défend l’idée que l’Occident se ment à lui-même depuis 1945, s’engageant dans un suicide collectif, entre haine de soi, mondialisme mortifère, repentance constante et auto-flagellation politique.
Polémia

Aveuglement et haine de soi

Il y a une citation, en épigraphe du roman « Les Épées » de Roger Nimier, qui peut nous faire réfléchir dans ces temps troublés :

Surtout, ne vous mentez pas à vous-même. Celui qui se ment à soi-même perd le respect de soi et des autres. Il peut être le premier à s’offenser. On éprouve parfois du plaisir à s’offenser, n’est-ce pas ?
Jusqu’à en éprouver une grande satisfaction. Par-là même, on parvient à la véritable haine.

« Se mentir à soi-même », c’est à peu près ce que fait l’Occident depuis la fin de la deuxième déflagration européenne, en mai 1945. Mettre autant d’application à détruire petit à petit, en alternant les petites et les fortes doses, tout sentiment d’appartenance, toute réaction à l’oubli de sa grandeur passée, relève du suicide méthodiquement organisé.
Maintenant, on y est : on a le canon sur la tempe et le barillet est rempli, aucune chance d’en réchapper. Pour s’en sortir, pour ranger le pistolet dans le tiroir, il faut accepter de se redire la vérité, de se redresser, de refuser l’abandon, et enfin de repousser l’ennemi qui en nous s’installe.
Celui-là est connu depuis longtemps. Il a pour nom : mondialisme.

Le moteur du délitement : le mondialisme

C’est le mondialisme qui est à l’origine du délitement de nos sociétés occidentales, de cette non-volonté, de ce refus d’être fort et fier, cette machine à fabriquer de la lâcheté et à reculer sans cesse devant les impératifs d’un monde sans frontières : domination des marchés financiers sur la politique intérieure, effacement des liens ancestraux fondant les équilibres de la Cité.
C’est le parachèvement, en quelque sorte, de cette offense faite à soi-même pour parvenir à la véritable haine de soi.
Il ne faut pas chercher ailleurs.
Le terrorisme, qu’il soit islamiste ou idéologique, n’est en définitive qu’une conséquence de ce mondialisme destructeur de nations.
Les auteurs de ces crimes aveugles le savent aussi, c’est leur principale force.
Et les idéologues, de l’extrême gauche révolutionnaire aux libéraux apatrides, en font leur principal argumentaire contre le camp national. Il faut diluer.

Symptômes politiques et appel au sursaut

Les suites de la mort de Quentin, ce jeune homme lynché et assassiné, nous ont apporté un témoignage de plus de cette autoflagellation chronique consistant plus à subir qu’à réellement prouver je ne sais quelle virginité idéologique.
C’est aussi une autre expression de la haine de soi.
Déjà, sans pouvoir avancer une réelle raison objective valable pour ne pas participer à l’hommage rendu à Quentin, samedi dernier, le RN a encore cru bon de remettre une pièce dans la machine de l’auto-diabolisation.
Médiapart, comme une officine à peine masquée des renseignements généraux qu’elle a toujours été, a cru bon de faire un article sur un des amis de Quentin, assistant parlementaire d’une députée RN de la Drôme, en lui attribuant des messages passés dans des réseaux sociaux prouvant sa « nazification avérée ».
À peine la parution de cet article, sans prendre le soin de la réflexion, voire de vérifier une éventuelle manipulation, le RN faisait un communiqué se désolidarisant avec virulence de cet assistant parlementaire, et en indiquant la procédure de son licenciement.
Pourquoi une telle réactivité face à cette éternelle entreprise méthodique de diabolisation orchestrée par ses pires adversaires ?
Ces derniers trouveront toujours, et inlassablement, des propos et des déclarations, souvent sorties de leur contexte, des étiquettes validant la diabolisation permanente.
Jusqu’à quand le camp national et le RN, son principal représentant susceptible de prendre les rênes du pouvoir politique en 2027, va-t-il tomber dans ces chausses-trappes dérisoires, en vue des dangers qui nous menacent ?
Car, parlons clair : le principal danger qui nous menace vient-il de l’ultra-droite, continuellement mise en avant par les gardiens d’un régime à l’abandon ?
Bien sûr que non !
Ces manipulations idéologiques grossières n’ont qu’un seul but : repousser le pays réel toujours plus loin pour lui imposer de ne plus savoir qui est qui et qui fait quoi ?
Alors, au lieu de devenir l’instrument de sa propre haine, non pas de l’autre mais de lui-même, le camp national ferait mieux de s’occuper de l’essentiel plutôt que du superficiel qui n’a, en définitive, qu’un objectif :
Le réduire à réagir plutôt qu’à agir.
Alors, bien sûr, on rétorquera que ces manipulations médiatiques et autres sont un véritable poison et qu’il faut impérativement y répondre.
J’en doute fortement et l’actualité récente en est une preuve.
Le pays légal, médiatique et institutionnel, s’écarte inexorablement du pays réel. Ce dernier, n’oubliant pas qui il est, d’où il vient, voulant rester fier de son histoire et de ses racines, veut sortir des ténèbres dans lesquelles le système en place veut le précipiter à jamais.
Refusons l’offense faite à nous-mêmes, retrouvons la fierté de ce que nous sommes et de ce que nous avons été et la renaissance viendra. Ce sera au prix de ne plus verser dans la repentance perpétuelle, quelle qu’elle soit.
La vieille maxime romaine — Qu’importe qu’on nous aime, pourvu qu’on nous craigne — maintes fois répétée, est mise en application depuis longtemps par les pouvoirs politiques successifs et leurs supplétifs. Ces derniers, comme des chacals solitaires, traquent et frappent dans nos rues tout ce qui s’oppose à leur idéal mortifère. Ils n’ont pas d’autre motivation que de pousser leurs opposants à se soumettre à leur seule volonté, et de les faire disparaître.
Ils ne représentent finalement qu’eux-mêmes tout en concentrant toutes les attentions bienveillantes de ceux qui, la main sur le cœur, proclament leur opposition à toute violence politique d’où qu’elle vienne.

Le problème, dans nos vieilles nations repues, et ça ne date pas d’hier, c’est le chef de meute. Il tousse parfois, reste couché, se prend souvent pour un mouton, et bêle du matin au soir.
Il met ses charentaises pour emmitoufler ses convictions, de peur que le froid glacial de ses trahisons vienne le frigorifier. Voilà, en quelque sorte, ce « respect humain », expression tombée en désuétude, illustrant bien cette vieille attitude bourgeoise consistant à plus se soucier de l’opinion d’autrui, et du qu’en-dira-t-on, que de se soucier de défendre bec et ongles ce qui doit être défendu.
Ce ne sont pas des charentaises dont a besoin la France. Elle a besoin de retrouver un chemin la menant à sa propre libération, et ça ne peut se faire qu’en acceptant de relever la tête au lieu de la courber à la moindre injonction, de garder le regard clair face à l’ennemi au lieu de le laisser nous imposer continuellement sa propre partition.

Jean Cau le disait mieux que quiconque :

Ne pas succomber, ne pas rompre. Ne pas plier les genoux. Ne pas accepter la défaite qui en nous s’installe. Récuser la laideur qui nous lèche, de sa langue tiède. Dire NON pour sauver notre OUI. Notre courage, pour l’heure, est solitaire en cette forêt. Que faire ? Défricher. Tracer un sentier.
Jean Cau, La grande prostituée.

Guillaume d’Aram de Valada
02/03/2026

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