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Exorcisme sémantique sur la race

Exorcisme sémantique sur la race

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Polémia - Rediffusion

Changer les mots pour nier les faits.

Nous sommes dans une société totalitariste d’apparence. Le pouvoir politico-médiatique tente d’imposer une société virtuelle pour ne pas affronter la réalité. Parfois d’ailleurs, cela marche. Cela passe cependant par une hypocrisie sémantique permanente. Ainsi en supprimant le mot race de la législation, on croit supprimer le racisme. On cède en fait partiellement au lobby anti raciste qui manipule cette notion pour imposer ses vues métissées à une société encore rétive.
La proposition de loi du Front de gauche supprimant le mot «race» de la législation française a donc été définitivement adoptée, jeudi 16 mai, à l’Assemblée nationale. J.A.


«La majorité PS s’est ralliée à cette proposition, soulignant qu’il s’agissait d'”une première étape”. François Hollande s’était en effet engagé durant la campagne présidentielle à supprimer ce terme de la Constitution. Certains députés se sont, quant à eux, abstenus. «Evidemment, votre proposition a du sens (…), mais supprimer ce mot dans la législation sans l’éliminer dans le bloc constitutionnel pose un problème juridique», a commenté Jean-Frédéric Poisson (UMP).

Le terme devrait ainsi disparaître prochainement de nombreux textes, parmi lesquels le Code pénal, le Code de procédure pénale ou encore la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Comme l’a rappelé le Front de gauche, cette disparition du mot «race» devra aller de pair avec la suppression du terme dans la Constitution de 1958 et dans le préambule de la Constitution de 1946. Une promesse qui n’est pas «enterrée», selon l’Élysée. « On n’a pas renoncé à le faire durant le quinquennat. C’est un engagement auquel le président tient, mais il faudra prendre le temps de la conviction», a-t-on précisé auprès du chef de l’État.

La réforme divise aussi les juristes. Pour ses opposants, le texte entretient une confusion sur la nature même du droit : « la vocation du droit n’est pas de valider telle ou telle thèse scientifique mais de juger des comportements sociaux », explique le constitutionnaliste Bertrand Mathieu L’affirmation que les races n’existent pas est combattue par certains  scientifiques mais également et surtout par un  bon sens populaire. On  reconnait les races dans la rue et certains traitements médicaux sont adaptés à des spécificités raciales, pour ne prendre que deux exemples. Mais combattre le racisme par les mots c’est bien dans le totalitarisme sémantique de nos sociétés. On croit que changer le mot, ne pas le nommer ou l’interdire peut  résoudre le problème. Mortelle illusion. Elle est cependant bien française.

Un pays où, par peur de l’islamisme, on a abandonné l’Afrique pour courir le « Paris Dakar ». Mais comme on n’ose pas le dire on continue depuis des années à  courir le Paris Dakar en Amérique du sud. Tout est dit non ?

 Jean Ansar
Metamag
19/05/2013

Voir :

Race et faciès
Supprimer le mot « race » de la Constitution : une démarche parfaitement orwellienne
Race, Evolution and behavior
Dominique Venner, un samouraï d’Occident, de Pierre Le Vigan, pour qui le métissage est un « non problème », ce qui n’est pas le cas de « l’immigration de masse ».

Correspondance Polémia – 23/05/2013

Image : La proposition de loi du Front de gauche supprimant le mot « race » de la législation française a donc été définitivement adoptée, jeudi 16 mai, à l’Assemblée nationale.
Proposition de loi d’André Chassaigne, président du groupe FG.

* Cet article a été initialement publié le 23/05/2013. C’est l’été : Polémia ralentit ses mises en ligne de nouveaux textes et rediffuse de plus anciens avec un mot d’ordre : “Un été sans tabou”. Voici donc des textes chocs aux antipodes du politiquement correct, des réflexions de fond sans concession et à la rubrique médiathèque, des romans et des essais à redécouvrir.