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Revendications, immigration et hommage à Quentin… Le 8 mars des Némésis

Revendications, immigration et hommage à Quentin… Le 8 mars des Némésis

par | 10 mars 2026 | Politique

Revendications, immigration et hommage à Quentin… Le 8 mars des Némésis

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La manifestation parisienne commémorant la Journée internationale des droits des femmes est partie cette année de la place de la Bataille-de-Stalingrad pour rejoindre la place de la République. De son côté, le Collectif Némésis a organisé un rassemblement statique dans l’Ouest parisien. Dans le contexte de la mort de Quentin Deranque, lynché par des « antifas » le mois dernier à Lyon, il a été jugé préférable de rester éloigné du cortège principal…
Johan Hardoy

Le 8 mars, une initiative de la gauche

Le 28 février 1909, une Journée nationale de la femme a été initiée par le Parti socialiste d’Amérique (et non par le mouvement féministe pourtant très actif à l’époque).

Le 8 mars 1914, des femmes socialistes se sont mobilisées à Berlin pour revendiquer le droit de vote. Cette revendication était alors soutenue sans enthousiasme par les partis socialistes des différents pays.

Le 8 mars 1917 (ou 23 février selon le calendrier julien), des manifestations d’ouvrières russes ont marqué le premier jour de la révolution bolchevique.

En 1921, l’URSS a officialisé cette date. Les pays du bloc de l’Est en ont fait de même après la Seconde Guerre mondiale.

En 1972, une Journée des femmes en Europe a été organisée en Belgique, en présence de Simone de Beauvoir.

En 1977, les Nations Unies ont institué la Journée internationale des femmes, également appelée Journée internationale des luttes des droits des femmes, dans le but de mettre en avant la lutte pour l’égalité des droits entre les hommes et les femmes.

En 1982, sous la présidence de François Mitterrand, le gouvernement a consacré cette journée.

La gauche et l’extrême gauche marquent leur territoire

Le 26 février 2026, dans une lettre ouverte, les syndicats CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires et des associations comme le Planning familial et Osez le Féminisme ont demandé que le Collectif Némésis ne soit pas autorisé à rejoindre le cortège principal de la manifestation du 8 mars. Les signataires ont notamment dénoncé les « intrusions répétées » de ces militantes lors des événements féministes, leurs « accointances avec des groupuscules identitaires » et leur « instrumentalisation du discours féministe à des fins racistes ».

Le 5 mars, un appel lancé par L’Humanité a été signé par des féministes demandant « solennellement au ministre de l’Intérieur d’interdire sa présence dans et aux abords des manifestations organisées à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes ». Le journal communiste a évoqué des « complaisances policières » à l’égard de militantes d’extrême droite visant « sciemment à perturber l’ordre public dans l’espoir de provoquer des réactions violentes ».

Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, a rassuré les représentants des syndicats et des associations concernés en annonçant qu’il préviendrait tout débordement en prenant les mesures nécessaires pour empêcher la participation du collectif à la manifestation.

De son côté, Alice Cordier, la présidente de Némésis, a transmis un message à l’AFP pour indiquer qu’un rassemblement statique sera organisé à Paris XVIe (donc assez loin de la manifestation).

Selon la préfecture de police de Paris, cette décision a été prise à l’issue d’un « dialogue avec les organisateurs des différents rassemblements (…) afin de concilier la liberté de manifester et la sécurité de l’ensemble des publics ».

Le Collectif Némésis

Ces militantes se réclament de la « génération Cologne », en référence aux viols et agressions sexuelles de masse commis dans cette ville le 31 décembre 2015 par des bandes d’individus décrits comme « nords-africains » et « fortement alcoolisés », suivis du silence des autorités allemandes, soucieuses de ne pas contrevenir au discours « politiquement correct » ambiant. Élisabeth Badinter elle-même a alors accusé les féministes françaises de rester dans le déni : « Ce que cette affaire de Cologne a démontré, c’est que quand ce sont des étrangers qui sont en cause, alors les priorités changent. »

Némésis est né en septembre 2019, quand des jeunes femmes partageant une même conception d’un féminisme alternatif ont participé à une manifestation parisienne contre les violences faites aux femmes. Des heurts provoqués par des participantes issues de la mouvance gauchiste ont entraîné la médiatisation du groupe.

Comme indiqué sur le site internet du collectif, dont le logo bleu et blanc est inspiré de la déesse grecque du châtiment céleste, celui-ci dénonce « l’impact dangereux de l’immigration de masse sur les femmes occidentales afin que ce sujet devienne un débat public ». Les militantes soulignent que les violences sexuelles et l’insécurité que subissent les femmes dans l’espace public sont souvent le fait de certaines franges de populations issues de cultures dans lesquelles les relations entre les sexes diffèrent de celles qui prévalent dans les pays européens (ce qui ne signifie évidemment pas, précisent-elles, que toutes les personnes d’origine étrangère soient des criminels ou des délinquants).

Le rassemblement du 8 mars 2026

Ces dernières années, le collectif et ses sympathisants se sont joints à la manifestation en restant à l’écart du cortège principal et sous la protection des forces de l’ordre.

Ce 8 mars, Némésis a appelé à un rassemblement entre 14 h et 16 h sur la place Jean-Lorrain à Paris XVIe. Alice Cordier a précisé le sens de cette « décision lourde mais nécessaire » : « Nous ne voulons pas aller au contact direct de ces groupes qui ont démontré qu’ils étaient capables de tuer. Nous refusons qu’une autre vie soit brisée, qu’une autre famille soit endeuillée. »

Sous un beau soleil de mars, près de 400 personnes — des hommes et des femmes de tous âges — se sont réunies sur la place. Les jeunes femmes du collectif étaient joliment vêtues de blanc, conformément au souhait des organisatrices de privilégier les couleurs claires. Des gendarmes mobiles et des policiers stationnaient non loin, tout comme des médias de grand chemin. L’ambiance générale était calme.

Ça et là, on reconnaissait les visages de quelques Gilets jaunes parisiens de la première heure ou celui de l’ancien chanteur du groupe de rock identitaire In Memoriam. Des sympathisants, comme Cyrille qui vit dans la Sarthe, s’étaient déplacés dans la capitale pour l’occasion. Des vidéastes connus filmaient le public : Vincent Lapierre et Léopold Jimmy, dont les déboires avec les « antifas » sont récurrents, ou encore Goldenboy, un jeune contempteur ironique du wokisme.

Un peu avant 14 h 30, Alice Cordier est montée sur le podium, devant un drapeau tricolore, en compagnie de ses consœurs Mathilda et Astrid. Elle a remercié les personnes présentes, en citant Marion Maréchal, Thierry Mariani et Anne Sicard.

La présidente du collectif a inauguré les prises de parole en rendant un hommage touchant à Quentin. Elle a rappelé également le sens de l’engagement de Némésis en évoquant la ville de Telford [en référence à l’affaire des viols de masse survenus dans cette ville anglaise — cf. Polémia, 14/08/2024].

Par la suite, plusieurs intervenants, dont Marion Maréchal et Thierry Mariani, ont souligné les dangers représentés par l’idéologie et les actions de l’extrême gauche.

Louise, du syndicat étudiant UNI à Bordeaux, et Yona, la porte-parole de Némésis, ont détaillé les violences et les menaces exercées à leur encontre du fait de leur engagement militant. Louise a en outre constaté le silence complice du monde universitaire. Après l’intervention de Yona, Alice Cordier a interpellé publiquement le ministre de l’Intérieur pour lui demander quand cette jeune femme bénéficierait enfin d’une protection policière.

Deux femmes plus âgées ont décrit de façon poignante des faits tragiques mettant en cause des OQTF. La première a été victime d’un viol dont l’auteur a été remis en liberté après une détention provisoire, malgré ses aveux et un appel du parquet. La seconde, mère d’une fille tuée à coups de couteau puis enterrée dans un jardin, s’est adressée après ce drame à des organisations féministes, avant de s’en écarter quand elle a constaté que celles-ci cherchaient à occulter le fait que l’auteur, finalement condamné à 25 ans de prison, était un OQTF algérien.

Après avoir invité la foule à scander « pas une de plus ! », Alice Cordier a confié à l’assistance que toutes ces violences, ces menaces et de multiples pressions l’ont parfois amenée à douter de l’efficacité de son engagement. Mais un jour, au plus fort de ses doutes, elle a été contactée par Claire Geronimi [une jeune femme violée dans un hall d’immeuble par un OQTF centrafricain multicondamné], ce qui l’a rendue plus déterminée que jamais.

Astrid a renchéri sur la ferme résolution du collectif, citation de Nietzsche à l’appui : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ! »

Némésis est plus que jamais en pleine croissance, comme le démontre la création de sections en province et même à l’étranger. Des militantes étrangères, l’Italienne Georgia et l’Allemande Reinhild (fondatrice du groupe féministe Lukreta), ont d’ailleurs pris la parole en anglais.

Les responsables des sections ont ensuite rejoint les organisatrices sur le podium pour inviter le public à faire une minute de silence en hommage à Quentin, puis le public a chanté La Marseillaise.

Le rassemblement touchant à sa fin, Alice Cordier a recommandé à l’assistance de rester vigilant au moment de partir, au cas où quelques bandes d’« antifas » roderaient aux alentours pour s’en prendre à des personnes isolées.

La qualité des interventions, courtes et efficaces, ainsi que l’organisation aboutie d’un événement réalisé dans un contexte difficile, constituent une réussite indéniable pour les organisatrices.

Johan Hardoy
10/03/2026

Johan Hardoy

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