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Municipales : dédiabolisation, LFI, droite… L’analyse de Jean-Yves Le Gallou

Municipales : dédiabolisation, LFI, droite… L’analyse de Jean-Yves Le Gallou

par | 16 mars 2026 | Politique

Municipales : dédiabolisation, LFI, droite… L’analyse de Jean-Yves Le Gallou

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Après le premier tour de ces élections municipales 2026, des premiers enseignements peuvent être tirés. Jean-Yves Le Gallou revient sur plusieurs d’entre eux qui permettent de mieux saisir les enjeux politiques du moment et de demain.
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1/ Les macronistes, qui n’avaient pas réussi leur implantation en 2020, ne la réussissent pas davantage en 2026. Ils n’existent souvent qu’alliés aux LR, eux-mêmes en déclin. De profundis.

2/ La politique de clivage et de radicalisation de LFI lui réussit électoralement, au moins dans les 20 grandes villes les plus importantes, où ses candidats passent de 7 % à 14 %. Immigrés d’un côté, petits fonctionnaires et étudiants blancs frustrés de l’autre, étant mobilisés par la démarche de Mélenchon.

3/ Pour le deuxième tour, la diabolisation n’est pas un handicap pour LFI. L’alliance à gauche va se faire là où elle est nécessaire pour gagner : à Toulouse, Lille ou Besançon. La « fermeté » socialiste à Marseille ou Paris s’explique : ils n’ont pas besoin de LFI pour garder ces villes.

4/ Le RN poursuit son implantation et remporte de nombreux premiers tours et de nombreuses mairies, 23 dès le premier tour.

5/ Pour autant, sa politique de dédiabolisation ne fonctionne toujours pas : le cordon sanitaire est toujours là, du moins au sommet. Les barrages se mettent en place, notamment à Toulon et à travers les consignes de LR.

6/ Les « divers extrêmes droites », selon la terminologie de Nunez, se portent bien : Reconquête, UDR et dissidents divers prospèrent. Ciotti est en passe de l’emporter à Nice. Knafo est la seule candidate du camp national à dépasser la barre des 10 % dans les très grandes métropoles.

7/ Les campagnes de diabolisation sélective de Mediapart et StreetPress font de l’effet sur les états-majors émasculés, mais sûrement pas sur les électeurs : à Dunkerque, le candidat patriote privé de l’investiture RN progresse de 40 % par rapport à 2020 ; à Segré, Jean-Eudes Gannat rassemble 23 % des suffrages dans l’une des plus grandes communes fusionnées de France ; à Argenton-sur-Creuse, Pierre Gentillet rassemble plus de 35 % des suffrages ; à Bellabre, l’adversaire du foyer de migrants balaye le maire sortant ; à Salbris, le très brillant maire UDR, Alexandre Avril, cible privilégiée de l’extrême gauche, est réélu avec 72 % des suffrages. Les chiens aboient, la caravane passe.

8/ Reste que le décor est planté : l’opposition entre la France périphérique et celle des métropoles, entre ceux qui émargent et ceux qui paient. Comme le dit Pierre Boisguilbert dans son article sur les municipales, l’opposition entre la France de Jeanne d’Arc et celle de Gaza.

Jean-Yves Le Gallou
16/03/2026

Jean-Yves Le Gallou

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